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On doit mentionner enfin, quoique les Vertébrés ne soient pas compris dans le
cadre de ce Manuel, que dans le plancton se rencontrent en abondance les œufs et les
larves des Poissons de divers ordres.
PLANCTON NÉRITIQUE, PLANCTON OCÉANIQUE
ET LEURS DIVISIONS VERTICALES
L’énumération succincte des principaux éléments du plancton fait ressortir la large
participation à sa constitution des stades larvaires méroplanctoniques provenant du
benthos. Or, pour les animaux benthiques, comme pour tous les organismes vivants, il
y a des périodes de maturité sexuelle, différentes dans le temps pour les divers groupes,
et en dépendance avec les localités où ils vivent. Il est évident que, pour cette raison,
la composition du plancton subit des variations suivant les époques de la reproduction des
animaux benthiques et en même temps est en rapport avec les divers faciès du benthos.
Or, la vie benthique dans la Méditerranée, mer fermée, présentant des caractères biologiques particuliers, est prospère surtout dans les limites du plateau continental, de 0 à
200 m. de profondeur, en voisinage plus ou moins immédiat des côtes. Au delà de cette
zone littorale et jusqu’aux plus grandes profondeurs connues dans la Méditerranée,
environ 4.600 mètres, s’étend le domaine abyssal avec une population benthique assez
pauvre, mais différente de celle du plateau continental. La composition du plancton,
même superficiel, variera ainsi non seulement aux diverses saisons de l’année, mais
également suivant les endroits des pêches. Le plancton pris en voisinage des côtes, audessus du plateau continental, qu’on désigne sous le nom de plancton néritique, comprendra une grande quantité d’éléments méroplanctoniques du benthos littoral; par
contre, le plancton pris au large, dit océanique ou de haute mer, sera caractérisé par la
prédominance d’éléments holoplanctoniques avec l’addition de stades évolutifs de
représentants du benthos abyssal.
Les pêches verticales du plancton, effectuées dans le domaine abyssal, ont montré
que la composition de ce dernier variait également suivant la profondeur. On a pu distinguer ainsi 4 sortes de plancton, correspondant aux 4 zones de profondeur, caractérisées, dans la pratique, chacune par la présence d’une famille ou d’un ordre des
Radiolaires, étroitement localisés :
1. le phaoplancton, confiné entre 0 et 100 m, avec les Radiolaires coloniaux ou
les Polycyttaires ;
2. le knéphoplancton, entre 100 et 400 m, contenant les Radiolaires Phaeodariés Challengerides ;
3. le scotoplancton, de 400 à 1500 m environ, avec les Radiolaires Phaeodariés
Tuscarorides ;
4. le nyctoplancton, à partir de 1500 m et au delà, caractérisé par les Radiolaires Phaeodariés Pharyngellides.
Le plancton néritique de la zone littorale ne comprendrait ainsi que le phaoplancton
et la partie supérieure du knéphoplancton, et on le désigne sous le nom d’épiplancton
ou de plancton de surface.
En réalité la séparation trop nette entre les diverses zones du plancton n’existe pas,
car dans le milieu liquide le mélange et le chevauchement des couches se produit constamment sous l’influence de divers facteurs soit physico-chimiques, soit météorologiques, mécaniques, et détermine ainsi l’apport d’éléments de profondeur qui se mêlent
On doit mentionner enfin, quoique les Vertébrés ne soient pas compris dans le
cadre de ce Manuel, que dans le plancton se rencontrent en abondance les œufs et les
larves des Poissons de divers ordres.
PLANCTON NÉRITIQUE, PLANCTON OCÉANIQUE
ET LEURS DIVISIONS VERTICALES
L’énumération succincte des principaux éléments du plancton fait ressortir la large
participation à sa constitution des stades larvaires méroplanctoniques provenant du
benthos. Or, pour les animaux benthiques, comme pour tous les organismes vivants, il
y a des périodes de maturité sexuelle, différentes dans le temps pour les divers groupes,
et en dépendance avec les localités où ils vivent. Il est évident que, pour cette raison,
la composition du plancton subit des variations suivant les époques de la reproduction des
animaux benthiques et en même temps est en rapport avec les divers faciès du benthos.
Or, la vie benthique dans la Méditerranée, mer fermée, présentant des caractères biologiques particuliers, est prospère surtout dans les limites du plateau continental, de 0 à
200 m. de profondeur, en voisinage plus ou moins immédiat des côtes. Au delà de cette
zone littorale et jusqu’aux plus grandes profondeurs connues dans la Méditerranée,
environ 4.600 mètres, s’étend le domaine abyssal avec une population benthique assez
pauvre, mais différente de celle du plateau continental. La composition du plancton,
même superficiel, variera ainsi non seulement aux diverses saisons de l’année, mais
également suivant les endroits des pêches. Le plancton pris en voisinage des côtes, audessus du plateau continental, qu’on désigne sous le nom de plancton néritique, comprendra une grande quantité d’éléments méroplanctoniques du benthos littoral; par
contre, le plancton pris au large, dit océanique ou de haute mer, sera caractérisé par la
prédominance d’éléments holoplanctoniques avec l’addition de stades évolutifs de
représentants du benthos abyssal.
Les pêches verticales du plancton, effectuées dans le domaine abyssal, ont montré
que la composition de ce dernier variait également suivant la profondeur. On a pu distinguer ainsi 4 sortes de plancton, correspondant aux 4 zones de profondeur, caractérisées, dans la pratique, chacune par la présence d’une famille ou d’un ordre des
Radiolaires, étroitement localisés :
1. le phaoplancton, confiné entre 0 et 100 m, avec les Radiolaires coloniaux ou
les Polycyttaires ;
2. le knéphoplancton, entre 100 et 400 m, contenant les Radiolaires Phaeodariés Challengerides ;
3. le scotoplancton, de 400 à 1500 m environ, avec les Radiolaires Phaeodariés
Tuscarorides ;
4. le nyctoplancton, à partir de 1500 m et au delà, caractérisé par les Radiolaires Phaeodariés Pharyngellides.
Le plancton néritique de la zone littorale ne comprendrait ainsi que le phaoplancton
et la partie supérieure du knéphoplancton, et on le désigne sous le nom d’épiplancton
ou de plancton de surface.
En réalité la séparation trop nette entre les diverses zones du plancton n’existe pas,
car dans le milieu liquide le mélange et le chevauchement des couches se produit constamment sous l’influence de divers facteurs soit physico-chimiques, soit météorologiques, mécaniques, et détermine ainsi l’apport d’éléments de profondeur qui se mêlent
