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extrême fragilité, rendant leur étude difficile meme aux spécialistes du nanoplancton,
dont ils font partie.
Les Phytoflagellés Coccolithophorides, pourvus d un squelette calcaire externe
discontinu, également nanoplanctomques, sont extrêmement abondants dans la Méditerranée, et leur importance dans l’économie générale de la mer ressort avec une évidence
croissante au fur et à mesure qu’on approfondit l’étude du nanoplancton.
Par contre, les représentants des classes des Phytoflagellés à squelette siliceux interne,
tels que les Ébriédiens et les Silicoflagellés, sont peu abondants dans le plancton
et n’ont actuellement qu’une importance tout à fait secondaire.
La plus grande partie du phytoplancton méditerranéen, du moins à certaines périodes de l’année, est constituée par les Bacillariales ou Diatomées, petites Algues
unicellulaires aux parois silicifiées, et par les Dinoflagellés ou Péridiniens, revendiqués aussi bien par les botanistes que par les zoologistes à cause du mélange intime,
chez eux, de caractères d’ordres végétal et animal.
Zooplancton
Dans la composition du Zooplancton rentrent les représentants de tous les groupes
du règne animal, les uns holoplanctoniques, les autres méroplanctoniques.
Les Protistes, holoplanctoniques, sont représentés par des Ciliés, appartenant
aux divers ordres, et qui sont soit symbiotes ou parasites d’animaux pélagiques, soit
libres, parmi lesquels, les plus abondants, sont les Infusoires Oligotriches loriqués
ou Tintinnides. Les Rhizoflagellés, très nombreux, comprennent les Foraminifères pélagiques, tels que les Globigérines et les Orbulines, ainsi que les Actinopodes
Acanthaires et Radiolaires proprement dits.
Les Spongiaires. — Essentiellement benthiques, les Eponges ne sont représentées
dans le plancton que par de rares « gemmules armées », produits de la multiplication
végétative de quelques formes de profondeur. Leurs vraies larves ciliées, les parenchymules, les amphiblastules et les cœloblastules, ne se rencontrent dans le plancton
que tout à fait accidentellement, leur vie libre dans la mer se passant généralement
près du fond, en voisinage immédiat de leurs parents.
Les Cœlentérés apportent un très large tribut à la constitution du plancton. Parmi
les éléments méroplanctoniques prédominent les stades pélagiques sexués d’Hydraires
Gymnoblastiques et Calyptoblastiques, les Polypoméduses Anthoméduses et Leptoméduses. Sont moins abondantes les larves d’ANTHOzoAiRES, celles des Actiniaires
et les Arachnactis des Cérianthaires. Par contre, sont holoplanctoniques et très nombreux les Automéduses Rhopalophores, les Trachyméduses et les Narcoméduses,
les Siphonophores, presque toutes les Méduses Acalèphes, à l’exception des Lucernaires, et les Cténophores.
Les Vermidiens sensu lato auct. comprennent parmi les formes holoplanctoniques
le groupe restreint des Chaetognathes, considérés actuellement par certains auteurs
comme des Brachiopodes néoténiques, ainsi que quelques familles d’Annélides Polychètes, telles que les Alciopides, les Astéropides, les Tomoptérides, les Vanaides,
les Typhloscolécides, certains Phyllodociens. Par contre, les formes larvaires méroplanctoniques de Vers, très abondantes, proviennent de Polychètes errants et sédentaires, et sont représentées par des larves soit typiques, telles que les trochosphères
et les trochophores, soit aberrantes, comme les mitraria des Maldanéides, les actino­
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