Production en mer profonde : quelques étapes
Évolution des profondeurs atteintes en forage d'exploration
500
.
1500
2000
2500
Ml
Source : Ifremer d'après données des entreprises
Evolution desprofondeurs atteintes en forage d'exploration
1000
1500
2000
Source : Ifremer d'après données des entreprises,
De même, pour l'exploration, la progression clés performances est importante. Un permis à 3 000 mètres a été
récemment accordé au large de l'Angola.
Ces résultats résultent d'une évolution rapide de la conception des plates-formes de forage et de développement de
procédés conçus pour les très grandes profondeurs d'eau : il
s'agit des supports flottants de production dont il existe
différents types, avec têtes de puits sous-mannes de production.
En particulier, les FPSO (flotting, production, storage,
offloading) sont des barges de grandes dimensions qui
pompent, traitent et stockent l'hydrocarbure à partir de
têtes de puits très profondes, la production étant transbordée sur navette enleveuse. Cette technique apparaît plus
souple et moins coûteuse que celle des plates-formes fixes.
Pour les dix prochaines années, on prévoit la construction
d'une cinquantaine de FPSO. Pour Girassol, l'installation
flottante sera le plus gros FPSO du monde.
Sur fond de performances techniques, les « mégafusions »
des sociétés de production pétrolière répondent en partie à
des objectifs de réduction des coûts de production. Elles
devraient influencer l'évolution du secteur parapétrolier, car
elles vont notamment accroître le pouvoir de négociation
des donneurs d'ordres.
Les perspectives de la filière gaz sont aussi un enjeu pour
le secteur. Parmi les pays actuellement compétitifs sur le
marché des méthaniers, on compte principalement la France,
la Corée du Sud et la Finlande. La France maîtrise la technique, dite « membrane », pour le procédé de cargaison, en
concurrence avec une technique norvégienne; la première,
bien que moins répandue que la seconde, gagne des parts de
marché. Sur treize navires méthaniers construits par les
chantiers coréens en 1996 et 1997, neuf l'ont été avec la
technique membrane (source : CEP&M). Cependant, durant
la décennie 90, la concurrence sur l'offre s'est intensifiée et les
prix de livraison ont connu une baisse très forte. Un tassement
des commandes a été observé pendant la crise asiatique, mais
la reprise est certaine actuellement : une seule commande de
méthanier a été passée en 1998, dix commandes en 1999- La
profession prévoit pour l'avenir une poursuite de la croissance de ce marché dont le potentiel est très important,
compte tenu d'un sous-équipement général en méthaniers et
de la croissance considérable de la consommation mondiale
de gaz, notamment de GNL.
Recherche et développement
Les dépenses totales de recherche et développement dans les
activités pétrolières, parapétrolières, gazières etparagazières
offshore n'ont pas connu de variation notable ces années récentes (estimations Ifremer après consultation des professionnels). D'où les chiffres suivants, dans l'hypothèse d'un
ratio dépenses/emploi d'environ 1 MF/homme-an :
-dépenses totales d'environ 500 MF, pour un effectif de
500 personnes,
-dont dépenses dans le parapétrolier-paragazier offshore
(hormis le groupe Schlumberger) : 1 50 MF, pour un effectif
de 150.
La recherche et développement porte sur :
-les ouvrages en mer,
— les infrastructures et supports de production en mer,
—les techniques de production (sous-marine et polyphasique),
-les travaux en mer,
— les techniques gazières et paragazières (chaîne du gaz naturel liquéfié, procédés de traitement, gazoducs, conversion
chimique, stockage souterrain).
Évolution des profondeurs atteintes en forage d'exploration
500
.
1500
2000
2500
Ml
Source : Ifremer d'après données des entreprises
Evolution desprofondeurs atteintes en forage d'exploration
1000
1500
2000
Source : Ifremer d'après données des entreprises,
De même, pour l'exploration, la progression clés performances est importante. Un permis à 3 000 mètres a été
récemment accordé au large de l'Angola.
Ces résultats résultent d'une évolution rapide de la conception des plates-formes de forage et de développement de
procédés conçus pour les très grandes profondeurs d'eau : il
s'agit des supports flottants de production dont il existe
différents types, avec têtes de puits sous-mannes de production.
En particulier, les FPSO (flotting, production, storage,
offloading) sont des barges de grandes dimensions qui
pompent, traitent et stockent l'hydrocarbure à partir de
têtes de puits très profondes, la production étant transbordée sur navette enleveuse. Cette technique apparaît plus
souple et moins coûteuse que celle des plates-formes fixes.
Pour les dix prochaines années, on prévoit la construction
d'une cinquantaine de FPSO. Pour Girassol, l'installation
flottante sera le plus gros FPSO du monde.
Sur fond de performances techniques, les « mégafusions »
des sociétés de production pétrolière répondent en partie à
des objectifs de réduction des coûts de production. Elles
devraient influencer l'évolution du secteur parapétrolier, car
elles vont notamment accroître le pouvoir de négociation
des donneurs d'ordres.
Les perspectives de la filière gaz sont aussi un enjeu pour
le secteur. Parmi les pays actuellement compétitifs sur le
marché des méthaniers, on compte principalement la France,
la Corée du Sud et la Finlande. La France maîtrise la technique, dite « membrane », pour le procédé de cargaison, en
concurrence avec une technique norvégienne; la première,
bien que moins répandue que la seconde, gagne des parts de
marché. Sur treize navires méthaniers construits par les
chantiers coréens en 1996 et 1997, neuf l'ont été avec la
technique membrane (source : CEP&M). Cependant, durant
la décennie 90, la concurrence sur l'offre s'est intensifiée et les
prix de livraison ont connu une baisse très forte. Un tassement
des commandes a été observé pendant la crise asiatique, mais
la reprise est certaine actuellement : une seule commande de
méthanier a été passée en 1998, dix commandes en 1999- La
profession prévoit pour l'avenir une poursuite de la croissance de ce marché dont le potentiel est très important,
compte tenu d'un sous-équipement général en méthaniers et
de la croissance considérable de la consommation mondiale
de gaz, notamment de GNL.
Recherche et développement
Les dépenses totales de recherche et développement dans les
activités pétrolières, parapétrolières, gazières etparagazières
offshore n'ont pas connu de variation notable ces années récentes (estimations Ifremer après consultation des professionnels). D'où les chiffres suivants, dans l'hypothèse d'un
ratio dépenses/emploi d'environ 1 MF/homme-an :
-dépenses totales d'environ 500 MF, pour un effectif de
500 personnes,
-dont dépenses dans le parapétrolier-paragazier offshore
(hormis le groupe Schlumberger) : 1 50 MF, pour un effectif
de 150.
La recherche et développement porte sur :
-les ouvrages en mer,
— les infrastructures et supports de production en mer,
—les techniques de production (sous-marine et polyphasique),
-les travaux en mer,
— les techniques gazières et paragazières (chaîne du gaz naturel liquéfié, procédés de traitement, gazoducs, conversion
chimique, stockage souterrain).
