Les informations de la feuille "Bateau" (capital, puissance, nombre d’équipage, coûts, durée de
marée,…) et celle de la "Flotte" (nombre de bateau, part de l’armateur, nombre de jour de
pêche/an, nombre d’heures de pêche/jour, …) sont introduites à partir des données de l’enquête.
Ainsi, la base de données économique est complétée sur MEFISTO.
Après révision de l’ensemble des feuilles et leur organisation dans une base bioéconomique, le
travail sur MEFISTO est initialisé sur la base de 20 années de simulation et 1000 itérations.
Le programme démarre et les simulations concernent la liste des neuf paramètres d’évènements
préétablis (prix du gasoil, subventions, prix d’arrêt de pêche
2
, nombre d’heures de pêche/ jour,
nombre de jours de pêche/an, activer et désactiver les bateaux, espèces importées, prix du
marché, sélectivité des engins de pêche). A cet ensemble d’évènements, se relient les
indicateurs bioéconomiques préconçus (biomasse, recrutement, mortalité, capture, effort de
pêche, capturabilité, capital, nombre de bateau, profits, revenus, coûts).
Toutefois, les indicateurs les plus significatifs sont priorisés. Ainsi, des scénarii de gestion de
l’activité de pêche pour la zone d’étude, sont créés par rapport d’une part, à l’augmentation des
investissements dans l’outil de production (bateaux), surtout après la relance du secteur des
pêches en Algérie à partir de fin 1999 et d’autre part, aux possibilités du programme MEFISTO.
Néanmoins, l'accroissement du nombre de navires ou du nombre de jours de pêche s’avère
l'élément essentiel de la variabilité de l'exploitation de la ressource halieutique. Selon Hilborn
et al. (2012), la surpêche, notamment économique provient de la pression de pêche traduit par
la multiplication du nombre de navires de pêche ou du nombre de jours de pêche par bateau.
Les hypothèses émises reflètent des situations réellement rencontrées au cours de la période
d’enquête et de suivi de la pêcherie en question.
L’objectif de ces simulations est d’évaluer les effets des changements induits sur la dynamique
de la pêcherie des petits pélagiques et leurs conséquences actuelles et futures tout en ressortant
le cas échéant, les solutions de gestion les plus appropriées. Des graphiques illustrent chaque
scénario.
* Le scénario 1 a été exécuté avec l’évènement "activation de bateaux" (de 53 à 72 unités de
pêche). Démarrant de 2005 (année de référence) il s’avère intéressant pour l’étude de mesurer
l’impact de l’augmentation de la flottille en se basant sur le nombre de navires réellement
injectés entre 2005 et 2007 (année de la première enquête). Les résultats sont représentés sur la
figure suivante :
2
Subvention à la destruction des bateaux versée par la commission européenne aux pêcheurs qui arrêtent l’activité
de pêche.
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Economie des pêches - 85/99

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