Chapitre I : Introduction à l’Economie Générale
1.1. Objet de la science économique
L’économie est une science sociale qui tente de répondre à des questions à la fois, positives par
la description du monde et d’autres normatives pour décrire les politiques publiques ou les
stratégies des entreprises. Ainsi, elle s’efforce à expliquer les phénomènes observés en termes
de comportements, réactions et décisions économiques.
La science économique s’intéresse à l’allocation des ressources rares entres agents
économiques dont les besoins sont en concurrence. Selon Malinvaud "l’économie est la science
qui étudie comment les ressources rares sont employées pour la satisfaction des besoins des
hommes vivants en sociétés".
L’économie se définit comme l’étude des efforts entrepris par les hommes pour satisfaire leurs
aspirations dans un monde de rareté. Il en découle de cette confrontation entre des besoins
illimités et des ressources limitées, que les possibilités de production d’un espace économique
donné, repose essentiellement sur sa dotation en ressources (humaines, naturelles et
accumulées. Comme le détermine François Perroux : "L’économie est la lutte contre la rareté."
Les économistes, comme leurs collègues des sciences naturelles, cherchent à élaborer des
théories ou des modèles pour expliquer et prédire les phénomènes économiques. Par ailleurs,
ils s’intéressent au comportement humain qui demeure difficile à prévoir.
1.1.1. Evolution de la pensée économique
De façon chronologique, depuis l’antiquité jusqu’au contemporain, les grands courants de
pensée économique se résument dans les paragraphes qui suivent :
- Philosophes antiques : leurs préoccupations étaient basées sur des principes moraux qui
stipulent de la justesse dans les échanges et de l’égalité entre les hommes. On cite Platon et
Aristote.
- Thomisme : représenté par un ensemble de doctrines théologiques, sociales et éthiques prônées
par Saint-Thomas d’Aquin et ses disciples. Les préceptes économiques demeurent dans le
Moyen Age marqués par les principes de la morale.
- Mercantilisme : développée au XVI siècle, cette doctrine reposait sur la puissance du
souverain et donc sur la possession d’or, la recherche du profit, le développement de l’industrie
(stimulée par l’Etat) et la réalisation d’un excédent commercial. Trois courants se succèdent et
se distinguent :
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