Avant-propos
La pêche constitue, depuis des temps immémoriaux, une source vitale de protéines animales
qui a fini par être élevée au rang d’activité économique, créatrice de richesses et de valeur
ajoutée pour les pays côtiers. Toutefois, la nature essentiellement sauvage de cette ressource,
détermine grandement son abondance, sa productivité et sa disponibilité.
A l’instar des autres ressources naturelles renouvelables tels les pâturages ou les forêts, la
production de la ressource halieutique se trouve limitée et vulnérable à la surexploitation et à la
dégradation. Mais, contrairement à l’agriculture, l’élevage et la sylviculture qui arrivent à
s’accommoder des limites naturelles par l’intensification et le progrès technique (sélection
variétale, utilisation d’engrais, mécanisation, …etc), les pêcheries y sont toujours astreintes.
Pire, le caractère de propriété commune ou collective de la ressource halieutique rend
impossible l’attribution à l’avance d’une parcelle déterminée d’un stock à l’usage exclusif d’un
pêcheur ou d’un groupe de pécheurs. Car, le lotissement à la manière des terres cultivables ou
des forêts, devient impossible à cause de la mobilité des stocks halieutiques et la fluidité des
écosystèmes aquatiques. Ainsi, les pêcheurs se partagent une ressource vivante dont
l’abondance est soumise à son potentiel limité de renouvellement qu’eux même ne peuvent
apprécier.
Considérées jusqu’au milieu du XX
e
siècle comme des biens d’environnement libres et en
dehors de toute gestion ; et sous l’effet de leur raréfaction, les ressources marines vivantes
deviennent des biens économiques, qu’il importe de réguler.
La réalisation de ce manuel de cours permet aux étudiants de :
- Comprendre le système halieutique à travers ses différentes composantes ;
- Avoir une vision multidisciplinaire de la gestion des pêches sous l’angle de diverses
sciences telles que l’économie, le droit et la sociologie ;
- Comprendre les interactions entre l’économie et l’environnement naturel ;
- Connaitre les systèmes de gestion et de régulation des pêches, ainsi que les techniques
et méthodes permettant de développer une gestion des pêcheries plus efficace et adaptée
aux contraintes sociales et environnementales ;
- Appréhender la modélisation bioéconomique dans l’exploitation des ressources
halieutiques.
La pêche constitue, depuis des temps immémoriaux, une source vitale de protéines animales
qui a fini par être élevée au rang d’activité économique, créatrice de richesses et de valeur
ajoutée pour les pays côtiers. Toutefois, la nature essentiellement sauvage de cette ressource,
détermine grandement son abondance, sa productivité et sa disponibilité.
A l’instar des autres ressources naturelles renouvelables tels les pâturages ou les forêts, la
production de la ressource halieutique se trouve limitée et vulnérable à la surexploitation et à la
dégradation. Mais, contrairement à l’agriculture, l’élevage et la sylviculture qui arrivent à
s’accommoder des limites naturelles par l’intensification et le progrès technique (sélection
variétale, utilisation d’engrais, mécanisation, …etc), les pêcheries y sont toujours astreintes.
Pire, le caractère de propriété commune ou collective de la ressource halieutique rend
impossible l’attribution à l’avance d’une parcelle déterminée d’un stock à l’usage exclusif d’un
pêcheur ou d’un groupe de pécheurs. Car, le lotissement à la manière des terres cultivables ou
des forêts, devient impossible à cause de la mobilité des stocks halieutiques et la fluidité des
écosystèmes aquatiques. Ainsi, les pêcheurs se partagent une ressource vivante dont
l’abondance est soumise à son potentiel limité de renouvellement qu’eux même ne peuvent
apprécier.
Considérées jusqu’au milieu du XX
e
siècle comme des biens d’environnement libres et en
dehors de toute gestion ; et sous l’effet de leur raréfaction, les ressources marines vivantes
deviennent des biens économiques, qu’il importe de réguler.
La réalisation de ce manuel de cours permet aux étudiants de :
- Comprendre le système halieutique à travers ses différentes composantes ;
- Avoir une vision multidisciplinaire de la gestion des pêches sous l’angle de diverses
sciences telles que l’économie, le droit et la sociologie ;
- Comprendre les interactions entre l’économie et l’environnement naturel ;
- Connaitre les systèmes de gestion et de régulation des pêches, ainsi que les techniques
et méthodes permettant de développer une gestion des pêcheries plus efficace et adaptée
aux contraintes sociales et environnementales ;
- Appréhender la modélisation bioéconomique dans l’exploitation des ressources
halieutiques.
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