Avant-propos
Les proliférations phytoplanctoniques
côtières de microalgues susceptibles de
provoquer l'accumulation de toxines dans
les coquillages filtreurs sont connues
depuis longtemps. Cependant, ce problème n'a commencé à concerner sérieusement le littoral français - du point de vue
de la santé du consommateur - que depuis
1983. Dès 1984, l'Ifremer se dotait d'un
réseau de surveillance du phytoplancton
et des phycotoxines (Réphy), afin de fournir aux administrations concernées les
données analytiques nécessaires à la prise
de décision.
Ces dix dernières années, le littoral méditerranéen a été peu touché par les épisodes de prolifération de Dino.physis
(dinoflagellé producteur de toxines diarrhéiques), et apparemment épargné par
les manifestations d'un genre plus dangereux, Alexandrium, producteur de neurotoxines paralysantes.
Pour la première fois, en novembre et
décembre 1998, l'espèce Alexandrium tamarense s'est manifestée dans l'étang de Thau à
des concentrations cellulaires suffisantes
pour rendre certains coquillages (moules,
palourdes) impropres à la consommation.
Cet événement a également été décelé par
les services vétérinaires au niveau du plan de
surveillance des denrées d'origine marine
dans les circuits commerciaux. L'Ifremer et
le Cneva, devenu l'Afssa, ont donc joint
leurs efforts pour contrôler un phénomène
relevant à la fois des conditions environnementales et de la santé publique, et dont les
implications restent encore à évaluer.
Afin de constituer un enregistrement
aussi factuel que possible de cet épisode
exceptionnel et une base des réflexions
futures sur les conséquences à en tirer, la
présente synthèse a été préparée suivant
quatre points :
• un rappel des données scientifiques
connues au plan international ;
• un constat des impacts sur les activités
conchylicoles ;
• un historique et un bilan opérationnel des
actions de surveillance ;
• un rappel du contexte réglementaire.
Je remercie à cette occasion tous les contributeurs à ce travail, qu'ils appartiennent à
l'Afssa, à l'Ifremer ou à des services vétérinaires départementaux, pour leur participation en tant que rédacteurs ou comme
membres du comité de lecture.
Bruno Barnouin
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Les proliférations phytoplanctoniques
côtières de microalgues susceptibles de
provoquer l'accumulation de toxines dans
les coquillages filtreurs sont connues
depuis longtemps. Cependant, ce problème n'a commencé à concerner sérieusement le littoral français - du point de vue
de la santé du consommateur - que depuis
1983. Dès 1984, l'Ifremer se dotait d'un
réseau de surveillance du phytoplancton
et des phycotoxines (Réphy), afin de fournir aux administrations concernées les
données analytiques nécessaires à la prise
de décision.
Ces dix dernières années, le littoral méditerranéen a été peu touché par les épisodes de prolifération de Dino.physis
(dinoflagellé producteur de toxines diarrhéiques), et apparemment épargné par
les manifestations d'un genre plus dangereux, Alexandrium, producteur de neurotoxines paralysantes.
Pour la première fois, en novembre et
décembre 1998, l'espèce Alexandrium tamarense s'est manifestée dans l'étang de Thau à
des concentrations cellulaires suffisantes
pour rendre certains coquillages (moules,
palourdes) impropres à la consommation.
Cet événement a également été décelé par
les services vétérinaires au niveau du plan de
surveillance des denrées d'origine marine
dans les circuits commerciaux. L'Ifremer et
le Cneva, devenu l'Afssa, ont donc joint
leurs efforts pour contrôler un phénomène
relevant à la fois des conditions environnementales et de la santé publique, et dont les
implications restent encore à évaluer.
Afin de constituer un enregistrement
aussi factuel que possible de cet épisode
exceptionnel et une base des réflexions
futures sur les conséquences à en tirer, la
présente synthèse a été préparée suivant
quatre points :
• un rappel des données scientifiques
connues au plan international ;
• un constat des impacts sur les activités
conchylicoles ;
• un historique et un bilan opérationnel des
actions de surveillance ;
• un rappel du contexte réglementaire.
Je remercie à cette occasion tous les contributeurs à ce travail, qu'ils appartiennent à
l'Afssa, à l'Ifremer ou à des services vétérinaires départementaux, pour leur participation en tant que rédacteurs ou comme
membres du comité de lecture.
Bruno Barnouin
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