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M.H. Glantz
4.2.2. Pollution
Les milieux littoraux sont particulièrement vulnérables aux pollutions d'origine
industrielle, domestique ou agricole, ainsi qu'aux effets des aménagements littoraux
(chapitre 7, 8 et 12). Dans les pays industrialisés, les exemples d'impact de la pollution
sur la vie marine sont nombreux. Bell (1978, p. 212) note que "beaucoup de poissons ont
été tués par divers polluants", la majorité, d'origine continentale. Me Hugh (1980, p.
339) observe que : "les espèces anadromes sont les plus exposées aux impacts sur
l'environnement, car elles doivent regagner les rivières pour frayer et c'est là que les
jeunes grandissent. Des espèces sessiles comme les huîtres et les palourdes, inféodées
aux eaux côtières, sont également vulnérables... Il est évident que les saumons sont
affectés par toutes sortes de polluants dans les rivières et qu'ils ne peuvent plus
atteindre certaines zones autrefois fertiles, à cause de pollutions de formes diverses".
D'autres déchets toxiques peuvent nuire à une pêcherie, sans pour autant réduire
les populations de poissons, en rendant les produits impropres à la consommation
humaine. Bell (1980, p. 213) constate que "les effets sublétaux n'ont pas été quantifiés
en termes de dommages économiques, mais qu'ils peuvent être considérés comme la
cause principale du déclin de pêcheries, comme celles d'esturgeon à museau court, de
saumon atlantique et de hareng".
Un récent rapport du groupe d'experts sur les aspects scientifiques de la
pollution marine (GESAMP), publié par l'UNEP (1982a, p.4), concluait :
"l'accroissement des activités sur le littoral augmente ; leurs effets nuisibles sont déjà
visibles dans le bouleversement local des habitats. Certains types d'écosystèmes, tels que
les récifs coralliens et les mangroves, sont particulièrement menacés. Les dommages
s'étendent sur toute la zone côtière et le long du plateau continental pour atteindre les
mers continentales et, même, la haute mer".
4.2.3. Utilisations des terres
Le même rapport de l'UNEP (1982a, p. 15) constatait que "le déboisement et le
surpâturage ont augmenté la quantité de matières solides dans les rivières, même quand
les effluents fluviaux ont diminué avec la construction de barrages et l'utilisation de
l'eau pour l'irrigation. Il est notoire que l'Indus et le Nil ont des effets négatifs sur
l'érosion littorale et réduisent sérieusement la productivité halieutique".
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