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J.M. Gates
production éclaire les perspectives de progrès de la pêche, comme les conditions de leur
réalisation. Comme exemples des questions susceptibles de bénéficier de telles analyses,
on peut citer :
- les causes de la surpêche et du surinvestissement : nature et rôle de la rente
halieutique, effets du régime d'accès et des dispositions institutionnelles
relatives à l'allocation de la ressource,...
- la comparaison des objectifs d'aménagement : création de richesse, emploi et
rémunération, conservation de la ressource,...
- l'analyse des interactions entre flottilles ou métiers exploitant concouramment
les mêmes ressources, etc.
Ces analyses intéressent directement la profession comme les administrations
chargées de l'aménagement des pêches et de la conservation des ressources naturelles.
Elles leur permettent d'évaluer les enjeux, de comparer les objectifs et les coûts qui
s'attachent à leur réalisation.
Ces analyses reposent sur l'emploi de modèles. Le dictionnaire Random House
donne une vingtaine de définitions du terme "modèle". Pour le domaine qui nous
intéresse, on peut considérer un modèle comme "un système de postulats, de données cl
d'inférences, présenté sous forme d'une description mathématique d'une entité ou d'une
situation". Dans les modèles bioéconomiques, la plupart des postulats et des données
sont de nature biologique et économique. Typiquement, les modèles sont des outils
techniques ou méthodologiques auxquels on a recours pour déboucher sur des
conclusions ou pour déceler des "vérités", dont la validité est plus ou moins
indépendante de la véracité des détails utilisés pour leur développement. Nous
reviendrons sur ce point en abordant la signification de la validation des modèles. En
général, les modèles sont exprimés sous la forme d'expressions mathématiques. Le
document qui les accompagne comporte inévitablement des relations verbales et
graphiques basées sur des théories scientifiques sous-jacentes. Le modèle incorpore ces
relations par des formules algébriques. Sauf pour les modèles les plus simples, les
implications de ces relations ne sont pas intuitivement évidentes : le modèle est utilisé
pour vérifier et/ou pour intégrer les théories ou relations sur lesquelles il se fonde.
Depuis une trentaine d'années, l'utilisation des modèles a proliféré dans
pratiquement toutes les disciplines, y compris en science halieutique. Bien qu'ils
deviennent chaque jour de plus en plus puissants et spécifiques, l'essentiel de leur base
conceptuelle a été élaboré par quelques précurseurs comme Warming (1911), Baranov
(1918), Pearl (1925), Graham (1935), Gordon (1954), Schaefer (1954), Beverton et Holt
(1957) et Richer (1958). Toutefois, le fossé qui subsiste entre les progrès techniques de
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production éclaire les perspectives de progrès de la pêche, comme les conditions de leur
réalisation. Comme exemples des questions susceptibles de bénéficier de telles analyses,
on peut citer :
- les causes de la surpêche et du surinvestissement : nature et rôle de la rente
halieutique, effets du régime d'accès et des dispositions institutionnelles
relatives à l'allocation de la ressource,...
- la comparaison des objectifs d'aménagement : création de richesse, emploi et
rémunération, conservation de la ressource,...
- l'analyse des interactions entre flottilles ou métiers exploitant concouramment
les mêmes ressources, etc.
Ces analyses intéressent directement la profession comme les administrations
chargées de l'aménagement des pêches et de la conservation des ressources naturelles.
Elles leur permettent d'évaluer les enjeux, de comparer les objectifs et les coûts qui
s'attachent à leur réalisation.
Ces analyses reposent sur l'emploi de modèles. Le dictionnaire Random House
donne une vingtaine de définitions du terme "modèle". Pour le domaine qui nous
intéresse, on peut considérer un modèle comme "un système de postulats, de données cl
d'inférences, présenté sous forme d'une description mathématique d'une entité ou d'une
situation". Dans les modèles bioéconomiques, la plupart des postulats et des données
sont de nature biologique et économique. Typiquement, les modèles sont des outils
techniques ou méthodologiques auxquels on a recours pour déboucher sur des
conclusions ou pour déceler des "vérités", dont la validité est plus ou moins
indépendante de la véracité des détails utilisés pour leur développement. Nous
reviendrons sur ce point en abordant la signification de la validation des modèles. En
général, les modèles sont exprimés sous la forme d'expressions mathématiques. Le
document qui les accompagne comporte inévitablement des relations verbales et
graphiques basées sur des théories scientifiques sous-jacentes. Le modèle incorpore ces
relations par des formules algébriques. Sauf pour les modèles les plus simples, les
implications de ces relations ne sont pas intuitivement évidentes : le modèle est utilisé
pour vérifier et/ou pour intégrer les théories ou relations sur lesquelles il se fonde.
Depuis une trentaine d'années, l'utilisation des modèles a proliféré dans
pratiquement toutes les disciplines, y compris en science halieutique. Bien qu'ils
deviennent chaque jour de plus en plus puissants et spécifiques, l'essentiel de leur base
conceptuelle a été élaboré par quelques précurseurs comme Warming (1911), Baranov
(1918), Pearl (1925), Graham (1935), Gordon (1954), Schaefer (1954), Beverton et Holt
(1957) et Richer (1958). Toutefois, le fossé qui subsiste entre les progrès techniques de
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