12 - La conservation de la qualité des milieux littoraux
2.1.2. Les apports urbains
Contrairement aux résidus industriels, les rejets urbains se caractérisent par un
large spectre de composition : matières organiques, sels nutritifs, microorganismes,
polluants chimiques. A titre indicatif, le tableau 12.1 donne les ordres de grandeur des
principales charges polluantes imputables chaque année à un citadin d'un pays
industrialisé (Chaussepied 1986). Toutefois, les flux d'origine sont plus ou moins réduits
et modifiés selon la capacité et la qualité des réseaux de collecte (unitaire ou séparatif),
leur état d'entretien, ainsi que les techniques d'épuration adoptées.
Tableau 12.1 - Estimation des apports urbains moyens (par habitant et par an) dans un
pays développé (Chaussepied 1986).
Nature
Ordures ménagères
Matières en suspension
Demande biotique en oxygène
Azote total (1/2 amoniacal)
Phosphore total (1/2 phosphate dissous)
Détergents (tensio-actifs)
Hydrocarbures totaux
Hydrocarbures polyaromatiques
Polluants organiques chlorés (solvants, lindane, DDT, PCB)
Coliformes fécaux
Quantité/an
300 kg
30 kg
20 kg
4 kg
1 kg
1 kg
20 kg
1 kg
0,5 kg
10
12
Les effluents urbains concourent également à l'enrichissement en matières
organiques et en sels nutritifs : les concentrations mesurées dans les rejets sont de 100 à
500 fois supérieures à celles du milieu récepteur. Les flux correspondants restent
toutefois nettement inférieurs à ceux communément mesurés dans les fleuves
européens (tabl. 12.2).
Les apports chimiques sont, en général, faibles pour les petites agglomérations,
mais peuvent, par contre, poser de sérieux problèmes pour les grandes agglomérations,
lorsque les émissaires se trouvent directement raccordés au réseau de collecte des eaux
usées, sans traitement préalable des effluents industriels.
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