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Y. Harache et P. Prouzet
donne de bons résultats en Baltique, alors que celle de stocks de la côte ouest dans la
Baltique aboutit à des résultats nettement inférieurs. Dumas et Casaubon (1987)
aboutissent aux mêmes conclusions, en comparant le taux de recapture de juvéniles
d'origine autochtone et écossaise, relâchés dans la Nivelle (sud-ouest de la France).
Les différences ne sont pas toujours aussi tranchées. Isaksson (1982) constate, en
Islande, que les résultats varient surtout en fonction de la rivière d'introduction. En
France, Prouzet et Gaignon (1982) ont obtenu un bon taux de retour (6 %), à partir de
tacons d'origine irlandaise élevés en ruisseau pépinière (fig. 8.9).
En cas de transplantation hors de la zone de répartition naturelle de l'espèce, il
est essentiel de choisir les souches en fonction de leur comportement migratoire,
compte tenu de l'environement d'accueil (Ricker 1972). C'est ainsi que des taux
intéressants de retour de saumon "pink" ont été obtenus dans les rivières de l'Est
américain avec des alevins originaires de l'Etat de Washington, alors qu'aucune
recapture ne fut obtenue avec des alevins issus d'oeufs provenant de rivières de l'Alaska
(Bigelow and Schroader 1953). Plus récemment, dans le cas d'un programme de pacage
marin privé entrepris dans l'Etat du Maine (Etats-Unis) avec des espèces du Pacifique,
les seules recaptures observées étaient issues d'oeufs d'origine japonaise, alors que les
souches en provenance de la côte pacifique américaine (Etat de Washington) ne
donnaient lieu à aucun retour (Anon. 1984).
La précision du comportement de "homing" des smolts d'écloserie a fait l'objet
de peu d'études exhaustives. Elle semble cependant bonne : elle est estimée à 97 % en
moyenne chez le saumon atlantique (Anon. 1983), et atteint 98,6 % pour le saumon
"chinook" produit par la pisciculture de Cowlitz aux Etats-Unis (Quinn et Fresh 1984).
Me Isaac et Quinn (1988) ont, par ailleurs, montré que la précision du retour du
saumon "chinook" de la Columbia, élevé et relâché par une écloserie située 370
kilomètres en aval de leur site naturel de reproduction, était inférieure à celle du stock
de l'écloserie ou à celle de la population sauvage d'origine. Si la majorité des retours
s'effectue bien au nouveau site de lâcher (63 %), 28 % sont capturés par la pêcherie
située en amont, tandis que 9 % reviennent à leur zone de reproduction naturelle. Ce
résultat indique que le "homing" ne résulte pas exclusivement d'un processus
d'apprentissage, mais relève également en partie d'un déterminisme génétique. Celui-ci
doit être pris en compte lorsque l'on envisage de transférer une souche dans un nouvel
habitat.
Outre la composante génétique, la procédure d'élevage est susceptible d'agir sur
la migration marine. Des modifications sensibles du comportement migratoire ont ainsi
été observées chez des smolts de "chinook" d'élevage "accélérés". Bien que présentant
un taux de retour apparemment normal, ils offrent une structure d'âge à la reproduction
très différente de celle des smolts "normaux". Le fait qu'aucun poisson marqué ne soit
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Y. Harache et P. Prouzet
donne de bons résultats en Baltique, alors que celle de stocks de la côte ouest dans la
Baltique aboutit à des résultats nettement inférieurs. Dumas et Casaubon (1987)
aboutissent aux mêmes conclusions, en comparant le taux de recapture de juvéniles
d'origine autochtone et écossaise, relâchés dans la Nivelle (sud-ouest de la France).
Les différences ne sont pas toujours aussi tranchées. Isaksson (1982) constate, en
Islande, que les résultats varient surtout en fonction de la rivière d'introduction. En
France, Prouzet et Gaignon (1982) ont obtenu un bon taux de retour (6 %), à partir de
tacons d'origine irlandaise élevés en ruisseau pépinière (fig. 8.9).
En cas de transplantation hors de la zone de répartition naturelle de l'espèce, il
est essentiel de choisir les souches en fonction de leur comportement migratoire,
compte tenu de l'environement d'accueil (Ricker 1972). C'est ainsi que des taux
intéressants de retour de saumon "pink" ont été obtenus dans les rivières de l'Est
américain avec des alevins originaires de l'Etat de Washington, alors qu'aucune
recapture ne fut obtenue avec des alevins issus d'oeufs provenant de rivières de l'Alaska
(Bigelow and Schroader 1953). Plus récemment, dans le cas d'un programme de pacage
marin privé entrepris dans l'Etat du Maine (Etats-Unis) avec des espèces du Pacifique,
les seules recaptures observées étaient issues d'oeufs d'origine japonaise, alors que les
souches en provenance de la côte pacifique américaine (Etat de Washington) ne
donnaient lieu à aucun retour (Anon. 1984).
La précision du comportement de "homing" des smolts d'écloserie a fait l'objet
de peu d'études exhaustives. Elle semble cependant bonne : elle est estimée à 97 % en
moyenne chez le saumon atlantique (Anon. 1983), et atteint 98,6 % pour le saumon
"chinook" produit par la pisciculture de Cowlitz aux Etats-Unis (Quinn et Fresh 1984).
Me Isaac et Quinn (1988) ont, par ailleurs, montré que la précision du retour du
saumon "chinook" de la Columbia, élevé et relâché par une écloserie située 370
kilomètres en aval de leur site naturel de reproduction, était inférieure à celle du stock
de l'écloserie ou à celle de la population sauvage d'origine. Si la majorité des retours
s'effectue bien au nouveau site de lâcher (63 %), 28 % sont capturés par la pêcherie
située en amont, tandis que 9 % reviennent à leur zone de reproduction naturelle. Ce
résultat indique que le "homing" ne résulte pas exclusivement d'un processus
d'apprentissage, mais relève également en partie d'un déterminisme génétique. Celui-ci
doit être pris en compte lorsque l'on envisage de transférer une souche dans un nouvel
habitat.
Outre la composante génétique, la procédure d'élevage est susceptible d'agir sur
la migration marine. Des modifications sensibles du comportement migratoire ont ainsi
été observées chez des smolts de "chinook" d'élevage "accélérés". Bien que présentant
un taux de retour apparemment normal, ils offrent une structure d'âge à la reproduction
très différente de celle des smolts "normaux". Le fait qu'aucun poisson marqué ne soit
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