Plans de développement
Depuis 1973, le Cnexo, puis l'Ifremer, ont acquis une bonne expérience
du développement et de sa planification en premier lieu dans les
Départements et Territoires d'Outre-Mer et, par ailleurs, dans de
nombreux pays de la zone tropicale. Les missions confiées à l'Ifremer
dans ces programmes de développement sont variées et vont du schéma
directeur général de l'aquaculture à la mise en place complète du
programme depuis les études de sites jusqu'au marketing à l'échelle
d'une région, voire d'un pays.
Tout cet acquis permet de tirer quelques enseignements utiles pour la
planification du développement de cet élevage car l'expérience montre
que malgré les disparités de niveau économique général entre les pays
qui se sont lancés dans cet élevage, les erreurs et les freins du
développement sont similaires.
Aussi ce chapitre cherche avant tout à mettre en évidence les pointsclef de la réussite du développement de cet élevage.
Le point de départ est une déclaration officielle pour que le programme
s'inscrive dans la durée. Cette déclaration est fondée sur :
- des motivations politiques : souci de diversification d'une agriculture
en crise, (reconversion d'activité et/ou complément de revenu) volonté
d'aménagement rural (emplois ruraux, mise en valeur des zones
vierges, redistribution ou remembrement,...) de développement intérieur
(tourisme) ou d'exportation ;
- des objectifs économiques à atteindre, en termes de production,
de surfaces mises en valeur, d'emploi, d'augmentation des revenus,
d'entrée de devises, etc.
Cette déclaration officielle est indispensable car un tel programme dure
une dizaine d'années : il faut donc qu'il ait une origine précise et des
objectifs clairs afin de pouvoir s'y référer en cours de programme.
L'élaboration et l'exécution d'un tel programme pluriannuel relève de
différents niveaux de décision et de compétence qu'il est nécessaire de
faire travailler ensemble dès le démarrage du programme. Aussi la
création d'un comité de programme est indispensable. Celui-ci comprend :
- un représentant du pouvoir politique qui doit veiller au respect des
objectifs ;
- les services techniques de l'État (agriculture, travail, commerce, etc.) ;
- les organismes de recherche concernés ;
- des industriels locaux de l'agro-alimentaire (aliment du bétail,
conditionnement), éventuellement des travaux publics et des
transports ;
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