DOM-TOM
Si l'on retire la seule ferme industrielle (8 ha), la surface moyenne par
exploitation est de 1,4 ha, soit trois fois plus qu'en Martinique (figure
1.29). Cette surface correspond à une véritable diversification agricole.
Pour certains aquaculteurs, cette activité secondaire est même devenue
l'activité principale en raison d'une meilleure rentabilité que les cultures
traditionnelles.
La Sica des aquaculteurs étudie les possibilités d'une diversification
avec la crevette de mer (pénéides). Plusieurs facteurs la justifient :
l'écloserie est facilement adaptable à l'élevage larvaire de pénéides,
des terrains favorables existent, le marché local est très demandeur et
le créneau commercial visé (restauration touristique) est bien différencié
de celui de la chevrette. L'élevage d'un second crustacé devrait avoir
un effet favorable sur l'ensemble de l'activité aquacole actuelle.
3.3. Commercialisation
Comme en Martinique, la chevrette de Guadeloupe subit depuis 1989
la concurrence d'importations de chevrettes congelées. Le marché étant
demandeur, l'insuffisance de la production locale favorise l'entrée des
produits d'importation. Cependant, les consommateurs font la différence
entre le produit local, frais, ou congelé, appelé "ouassous" (nom traditionnel
créole du "roi des sources") et vendu en moyenne 145 F/kg, du produit
congelé importé de Thaïlande et vendu 110 F/kg.
4^Suyane
4.1. Historique
La Guyane française couvre un vaste territoire (90.000 km
2
) très peu
peuplé (115.000 habitants). Les pouvoirs publics ont eu la volonté d'y
mettre en place un programme d'aquaculture de la chevrette, dans le
cadre du programme de développement de l'économie régionale initié
en 1976 et appelé le "Plan Vert". Cet élevage, adapté aux potentialités
naturelles, devait satisfaire les besoins locaux et surtout, exporter vers
la Communauté Economique Européenne.
Fin 1978, un projet est préparé par le secrétariat d'Etat aux DOM-TOM
et par l'Ifremer. La première phase est la réalisation d'un test de
grossissement, en 1979-80, avec des postlarves importées de Martinique
et de Floride, dans le but de vérifier les capacités de croissance et de
reproduction de cette espèce dans le milieu naturel guyanais. Le test
permit de conclure à la faisabilité d'un tel élevage en Guyane et entraîna
l'élaboration d'un plan de développement ambitieux. L'objectif était d'obtenir
en une décennie une capacité de production permettant d'ouvrir et de
maintenir durablement des marchés à l'exportation (500 T/an pour une
production stabilisée de 200 hectares de bassins).
Deux types de ferme ont été développés selon des schémas de financement
distincts : des fermes d'une surface maximale de 5 ha, conçues initialement
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Si l'on retire la seule ferme industrielle (8 ha), la surface moyenne par
exploitation est de 1,4 ha, soit trois fois plus qu'en Martinique (figure
1.29). Cette surface correspond à une véritable diversification agricole.
Pour certains aquaculteurs, cette activité secondaire est même devenue
l'activité principale en raison d'une meilleure rentabilité que les cultures
traditionnelles.
La Sica des aquaculteurs étudie les possibilités d'une diversification
avec la crevette de mer (pénéides). Plusieurs facteurs la justifient :
l'écloserie est facilement adaptable à l'élevage larvaire de pénéides,
des terrains favorables existent, le marché local est très demandeur et
le créneau commercial visé (restauration touristique) est bien différencié
de celui de la chevrette. L'élevage d'un second crustacé devrait avoir
un effet favorable sur l'ensemble de l'activité aquacole actuelle.
3.3. Commercialisation
Comme en Martinique, la chevrette de Guadeloupe subit depuis 1989
la concurrence d'importations de chevrettes congelées. Le marché étant
demandeur, l'insuffisance de la production locale favorise l'entrée des
produits d'importation. Cependant, les consommateurs font la différence
entre le produit local, frais, ou congelé, appelé "ouassous" (nom traditionnel
créole du "roi des sources") et vendu en moyenne 145 F/kg, du produit
congelé importé de Thaïlande et vendu 110 F/kg.
4^Suyane
4.1. Historique
La Guyane française couvre un vaste territoire (90.000 km
2
) très peu
peuplé (115.000 habitants). Les pouvoirs publics ont eu la volonté d'y
mettre en place un programme d'aquaculture de la chevrette, dans le
cadre du programme de développement de l'économie régionale initié
en 1976 et appelé le "Plan Vert". Cet élevage, adapté aux potentialités
naturelles, devait satisfaire les besoins locaux et surtout, exporter vers
la Communauté Economique Européenne.
Fin 1978, un projet est préparé par le secrétariat d'Etat aux DOM-TOM
et par l'Ifremer. La première phase est la réalisation d'un test de
grossissement, en 1979-80, avec des postlarves importées de Martinique
et de Floride, dans le but de vérifier les capacités de croissance et de
reproduction de cette espèce dans le milieu naturel guyanais. Le test
permit de conclure à la faisabilité d'un tel élevage en Guyane et entraîna
l'élaboration d'un plan de développement ambitieux. L'objectif était d'obtenir
en une décennie une capacité de production permettant d'ouvrir et de
maintenir durablement des marchés à l'exportation (500 T/an pour une
production stabilisée de 200 hectares de bassins).
Deux types de ferme ont été développés selon des schémas de financement
distincts : des fermes d'une surface maximale de 5 ha, conçues initialement
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