DOM-TOM
permettant d'améliorer la rentabilité de certaines exploitations pour un
coût marginal. L'introduction de nouvelles espèces est également utile
pour assurer la pérennité de l'ecloserie, structure trop coûteuse pour
pouvoir être amortie sur la seule demande en postlarves.
3. Guadeloupe
3.1. Historique
La Guadeloupe dispose des mêmes atouts que la Martinique pour
développer cet élevage. La population locale totalise 340.000 habitants
et le tourisme 140.000 personnes par an.
La construction des premiers bassins date de 1978. L'approvisionnement
en juvéniles est alors assuré par avion à partir de l'ecloserie de Saint
Pierre, en Martinique. Les producteurs demandent dès 1980 au Cnexo,
une assistance technique au grossissement qui est apportée sous forme
de missions régulières. A partir de 1984, une assistance technique
permanente est assurée en Guadeloupe par un biologiste formé par
rifremer puis recruté par la Sica.
L'augmentation des surfaces et les difficultés d'approvisionnement par
avion des bassins en postlarves à partir de 1982, conduisent la Sica
des producteurs à demander au Conseil Régional une aide financière
pour la réalisation d'une ecloserie régionale. L'Ifremer est alors sollicité
pour assurer la maîtrise d'œuvre de la construction de l'ecloserie, le
démarrage de la production et la formation d'une équipe locale de
techniciens. Afin de gagner du temps, une ecloserie provisoire sous
serre agricole est mise en place en 6 mois sur le site définitif et produit
en juillet 1983 les premières postlarves.
Rassurés quant à la fourniture des postlarves et mieux conseillés pour
l'ensemble de techniques de grossissement, les aquaculteurs, moins
nombreux qu'en Martinique (une quinzaine), augmentent le nombre de
bassins de leur exploitation.
Mais l'individualisme des aquaculteurs guadeloupéens (deux d'entre eux
ont construit une ecloserie privée) et la réduction des surfaces
ensemencées à partir de 1988 ne facilitent ni l'équilibre financier de
l'ecloserie de la Sica ni l'organisation de la commercialisation à un prix
homogène malgré une forte demande locale.
3.2. Evolution des surfaces et des productions
Le total des surfaces ensemencées est passé de 8 hectares début 1983
à 40 hectares fin 1987 (figure 1.27). La réduction des surfaces à
30 hectares depuis 1989, correspond à l'abandon des aquaculteurs les
moins performants. Ceci entraîne une stabilisation de la production entre
40 et 45 tonnes/an pour une quinzaine de producteurs (figure 1.28).
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