Calcul et distribution de la ration alimentaire
Si l'aliment a une mauvaise tenue à l'eau, cette observation est difficile
et doit être faite moins de deux heures après la distribution. On peut
toutefois différencier les granulés, même délités, du sédiment boueux.
Méthode des blessures : en cas de sous-alimentation, une compétition
intervient entre les animaux pour l'acquisition du granulé. Il en résulte
des blessures qui donnent des nécroses bien visibles, notamment au
niveau des appendices (pattes, antennes, nageoires). Ces nécroses
peuvent être comptabilisées de façon simplifiée par l'aquaculteur. Si le
taux de blessures est trop fort, il faut augmenter la ration alimentaire.
Ainsi, si sur un lot de 100 chevrettes, plus se 75 d'entre-elles présentent
des nécroses même légères (antennes cassées), il faut augmenter la
ration de 10 %.
Exemples
Aquapac (Tahiti)
Sur cette ferme de 10 hectares, on n'utilise plus de grille-type pour le
calcul de la ration. Avec l'expérience, l'éleveur connaît le gain de poids
probable dans le mois à venir. Par une estimation de l'effectif, il connaît
donc l'augmentation probable de biomasse. Grâce à l'indice de conversion
habituellement obtenu dans cette phase d'élevage, il détermine la quantité
d'aliment à distribuer dans le mois et donc la ration journalière.
Application numérique :
La population est estimée à 10 000 individus. Dans
le mois à venir, d'après les conditions d'élevage (densité,
poids moyen précédent, température, etc.), l'éleveur
pense que le poids moyen des animaux va augmenter
de 5 grammes, soit une augmentation de biomasse
de 50 kg (5 g x 10 000 individus).
L'indice de conversion, choisi grâce à l'expérience de
l'éleveur, est de 2. La quantité totale de granulés à
distribuer dans le mois est de 100 kg (50 kg x 2),
c'est à dire 3,3 kg par jour.
Le taux de nutrition varie selon les séquences d'élevage.
- En phase de prégrossissement de 0,02 à 1 g de poids moyen, pour
une densité d'élevage de 80 à 100 ind/m
2 , on nourrit à 10 % de la
biomasse au début pour finir à 5 % de la biomasse estimée (c'est
la méthode décrite en 1.1. qui est utilisée).
- En première phase de grossissement, de 1 à 8 grammes de poids
moyen, pour une densité d'élevage de 30 ind/m
2 , on nourrit à 5 %
de la biomasse estimée au début d'élevage pour finir à 2 %. Dans
le même temps, l'indice de conversion évolue de 0,8 à une valeur
d'environ 1,8.
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Si l'aliment a une mauvaise tenue à l'eau, cette observation est difficile
et doit être faite moins de deux heures après la distribution. On peut
toutefois différencier les granulés, même délités, du sédiment boueux.
Méthode des blessures : en cas de sous-alimentation, une compétition
intervient entre les animaux pour l'acquisition du granulé. Il en résulte
des blessures qui donnent des nécroses bien visibles, notamment au
niveau des appendices (pattes, antennes, nageoires). Ces nécroses
peuvent être comptabilisées de façon simplifiée par l'aquaculteur. Si le
taux de blessures est trop fort, il faut augmenter la ration alimentaire.
Ainsi, si sur un lot de 100 chevrettes, plus se 75 d'entre-elles présentent
des nécroses même légères (antennes cassées), il faut augmenter la
ration de 10 %.
Exemples
Aquapac (Tahiti)
Sur cette ferme de 10 hectares, on n'utilise plus de grille-type pour le
calcul de la ration. Avec l'expérience, l'éleveur connaît le gain de poids
probable dans le mois à venir. Par une estimation de l'effectif, il connaît
donc l'augmentation probable de biomasse. Grâce à l'indice de conversion
habituellement obtenu dans cette phase d'élevage, il détermine la quantité
d'aliment à distribuer dans le mois et donc la ration journalière.
Application numérique :
La population est estimée à 10 000 individus. Dans
le mois à venir, d'après les conditions d'élevage (densité,
poids moyen précédent, température, etc.), l'éleveur
pense que le poids moyen des animaux va augmenter
de 5 grammes, soit une augmentation de biomasse
de 50 kg (5 g x 10 000 individus).
L'indice de conversion, choisi grâce à l'expérience de
l'éleveur, est de 2. La quantité totale de granulés à
distribuer dans le mois est de 100 kg (50 kg x 2),
c'est à dire 3,3 kg par jour.
Le taux de nutrition varie selon les séquences d'élevage.
- En phase de prégrossissement de 0,02 à 1 g de poids moyen, pour
une densité d'élevage de 80 à 100 ind/m
2 , on nourrit à 10 % de la
biomasse au début pour finir à 5 % de la biomasse estimée (c'est
la méthode décrite en 1.1. qui est utilisée).
- En première phase de grossissement, de 1 à 8 grammes de poids
moyen, pour une densité d'élevage de 30 ind/m
2 , on nourrit à 5 %
de la biomasse estimée au début d'élevage pour finir à 2 %. Dans
le même temps, l'indice de conversion évolue de 0,8 à une valeur
d'environ 1,8.
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