Aération artificielle
Le nombre de pièces mobiles est important ce qui nécessite un entretien
régulier pour contrôler l'usure (roulements, transmission, pales) et le
rend vulnérable aux corps étrangers présents accidentellement dans le
bassin (débris flottants par exemple).
L'aérateur à hélice est plus compact, plus facilement transportable et
comporte peu de pièces en mouvement. Les pannes rencontrées portent
surtout sur les roulements (généralement après 9 000 heures).
Dans les deux cas, sous réserve d'un entretien régulier, l'amortissement
peut être étalé sur 5 ans.
4.2. Puissance requise
En général, la puissance requise est de 2 à 5 chevaux par hectare. Sur
de petits bassins (0,05 à 0,3 ha) où la mise en circulation est aisée,
un aérateur suffit. Sur des grands bassins (0,5 ha et plus), il est préférable
de fractionner la puissance en 2 ou 3 aérateurs répartis sur la surface.
Ce fractionnement réduit les pertes d'efficacité par frottement de l'eau
sur le fond et renforce la sécurité du dispositif en cas de panne.
4.3. Emplacement
Il dépend de la géométrie du bassin et du nombre et de la puissance
des aérateurs utilisés. Le positionnement des aérateurs doit rechercher :
- la meilleure circulation possible de l'eau dans le bassin afin d'éviter
la création de zones mortes,
- la concentration du dépôt des fines boues organiques (mises en
mouvement par le brassage) dans des zones favorables à leur élimination
par vidange, pompage ou siphonnage.
Le courant induit par les aérateurs de type "AIRE-02" provoque parfois
une dépression sur le fond, ce qui est gênant pour la pêche ou la
vidange du bassin. Ce phénomène varie avec la profondeur d'eau, la
puissance du moteur et l'inclinaison de l'axe. On peut protéger la zone
vulnérable en la recouvrant d'une couche de gros graviers.
4.4. Séquence de fonctionnement
Si l'alimentation en énergie provient du réseau électrique urbain, il faut
rechercher un emploi des aérateurs pendant les plages horaires les
moins coûteuses. A l'usage, la meilleure séquence de fonctionnement
est celle d'un emploi discontinu :
- la seconde moitié de la nuit, période durant laquelle le risque de
manque d'oxygène de l'eau de fond est maximal (de minuit à 6h00),
- éventuellement quelques heures en milieu de journée pour homogénéiser
le milieu et limiter la sursaturation en oxygène.
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