Contrôle du phytoplancton
• Lessivage du phytoplancton
On peut aussi éliminer des cellules phytoplanctoniques en augmentant
le renouvellement et en évacuant l'eau de surface.
Si cette procédure ne suffit pas à enrayer le bloom, le recours à une
chasse (ou "flush") devient nécessaire. Elle consiste à se débarrasser
de la couche d'eau supérieure en baissant rapidement le niveau du
bassin (figure 3.45). Cette chasse doit se faire en début d'après-midi
pour que la vidange partielle soit terminée en fin de journée. La remise
à niveau du bassin se fait avec de l'eau neuve pendant la nuit pour
limiter le redémarrage du phytoplancton.
• Opacification provoquée du bassin
Son objectif est d'entraver la pénétration de la lumière pour réduire la
photosynthèse. L'opacification peut être provoquée soit naturellement
soit artificiellement.
L'opacification par des éléments naturels consiste à augmenter la
turbidité minérale de l'eau par mise en suspension du sédiment. Elle
s'effectue par les moyens suivants :
- brasseur orientable dirigé vers le fond ou brasseur à palettes
(paddle wheel) en zone peu profonde (figure 3.46).
- motopompe, pompant au niveau de la boue et refoulant en surface.
passage du filet ou d'une chaîne dans le bassin.
L'opacification artificielle, qui fait appel à des colorants vitaux (non
toxiques pour l'homme et les animaux), est rarement utilisée. Le principal
est l'AQUASHADE, colorant bleu limitant considérablement la pénétration
de la lumière. Dose préconisée : 1 litre pour 1000 m
2 . L'aniline est
également employée.
Remarque : Ces traitements entraînent une réduction de la production
d'oxygène. Il faut donc leur associer une aération (aérateurs, motopompes).
• Algicides
L'emploi d'algicides en élevage de chevrettes est rare. Il correspond à
un ultime recours quand tous les autres moyens d'interventions sont
restés inefficaces.
Ce sont pour la plupart des inhibiteurs de la photosynthèse. Leur emploi
est délicat en raison de leur toxicité pour les chevrettes et de la difficulté
à trouver la dose qui réduit la population phytoplanctonique sans la
détruire complètement. Une dose trop forte provoque l'effondrement de
tout le phytoplancton (voir 2.2).
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• Lessivage du phytoplancton
On peut aussi éliminer des cellules phytoplanctoniques en augmentant
le renouvellement et en évacuant l'eau de surface.
Si cette procédure ne suffit pas à enrayer le bloom, le recours à une
chasse (ou "flush") devient nécessaire. Elle consiste à se débarrasser
de la couche d'eau supérieure en baissant rapidement le niveau du
bassin (figure 3.45). Cette chasse doit se faire en début d'après-midi
pour que la vidange partielle soit terminée en fin de journée. La remise
à niveau du bassin se fait avec de l'eau neuve pendant la nuit pour
limiter le redémarrage du phytoplancton.
• Opacification provoquée du bassin
Son objectif est d'entraver la pénétration de la lumière pour réduire la
photosynthèse. L'opacification peut être provoquée soit naturellement
soit artificiellement.
L'opacification par des éléments naturels consiste à augmenter la
turbidité minérale de l'eau par mise en suspension du sédiment. Elle
s'effectue par les moyens suivants :
- brasseur orientable dirigé vers le fond ou brasseur à palettes
(paddle wheel) en zone peu profonde (figure 3.46).
- motopompe, pompant au niveau de la boue et refoulant en surface.
passage du filet ou d'une chaîne dans le bassin.
L'opacification artificielle, qui fait appel à des colorants vitaux (non
toxiques pour l'homme et les animaux), est rarement utilisée. Le principal
est l'AQUASHADE, colorant bleu limitant considérablement la pénétration
de la lumière. Dose préconisée : 1 litre pour 1000 m
2 . L'aniline est
également employée.
Remarque : Ces traitements entraînent une réduction de la production
d'oxygène. Il faut donc leur associer une aération (aérateurs, motopompes).
• Algicides
L'emploi d'algicides en élevage de chevrettes est rare. Il correspond à
un ultime recours quand tous les autres moyens d'interventions sont
restés inefficaces.
Ce sont pour la plupart des inhibiteurs de la photosynthèse. Leur emploi
est délicat en raison de leur toxicité pour les chevrettes et de la difficulté
à trouver la dose qui réduit la population phytoplanctonique sans la
détruire complètement. Une dose trop forte provoque l'effondrement de
tout le phytoplancton (voir 2.2).
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