Contrôle du phytoplancton
d'ammoniaque. Le phosphate d'ammoniaque permet une enrichissement
simultané en phosphate et en azote. Les teneurs conseillées en azote
sont de 1,5 à 2,5 mg/l.
- Le phosphore. Une carence en phosphore est souvent un facteur
limitant la production primaire. L'engrais phosphaté est donc le fertilisant
minéral ayant l'action la plus favorable sur le développement du
phytoplancton. Plusieurs formes d'engrais phosphatés sont disponibles.
Leur stabilité dépend de leur teneur en phosphate monocalcique
(scories phosphoriques et superphosphates). Le phosphore favorise
en outre la fixation de l'azote par les bactéries en présence d'oxygène
et de calcium. Les teneurs conseillées sont de 0,3 à 0,6 mg/l. Il est
intéressant de coupler l'apport de phosphate avec un apport azoté.
- Le potassium. La concentration naturelle des eaux en potassium
(> 1 mg/l) est généralement suffisante.. Toutefois l'utilisation d'engrais
potassiques se justifie pour les eaux pauvres en potassium et en
réserves alcalines (comme en Guyane). Le potassium se présente
sous la forme de chlorures ou de sulfates solubles.
L'utilisation d'un engrais associé type N-P-K (par exemple le "3 x 17')
employé couramment en agriculture, permet l'apport simultané de ces
trois éléments essentiels. Cet apport est particulièrement justifié pour
les bassins à sol et eau pauvres. Les doses préconisées pour ces
différents engrais sont indiquées dans le tableau 3.14.
Remarques sur l'emploi des fertilisants minéraux
- Une distribution fractionnée est recommandée pour éviter un démarrage
trop brutal du phytoplancton et les conséquences néfastes sur la
qualité d'eau.
- Les engrais liquides sont plus efficaces que les engrais solides.
L'apport continu en goutte à goutte est le mieux adapté.
- Pour les engrais solides, le dispositif des bouteilles flottantes
(figure 3.43) permet une diffusion lente dans le milieu et donc une
meilleure efficacité. Il faut compter 2 à 3 bouteilles pour 1000 m
2 .
Le contenu est renouvelé tous les 2 jours.
• Inoculum
Lors de la mise en eau d'un bassin, il faut favoriser l'installation du
phytoplancton surtout si l'eau d'alimentation est pauvre en cellules phytoplanctoniques et en substances nutritives. On prélève un volume d'eau
verte dans un bassin voisin, par siphonnage si la différence de niveau
le permet, sinon par motopompe (figure 3.44). Pour être efficace, cet
inoculum doit représenter au moins 5 % du volume du bassin et doit
être associé à une fertilisation.
221
d'ammoniaque. Le phosphate d'ammoniaque permet une enrichissement
simultané en phosphate et en azote. Les teneurs conseillées en azote
sont de 1,5 à 2,5 mg/l.
- Le phosphore. Une carence en phosphore est souvent un facteur
limitant la production primaire. L'engrais phosphaté est donc le fertilisant
minéral ayant l'action la plus favorable sur le développement du
phytoplancton. Plusieurs formes d'engrais phosphatés sont disponibles.
Leur stabilité dépend de leur teneur en phosphate monocalcique
(scories phosphoriques et superphosphates). Le phosphore favorise
en outre la fixation de l'azote par les bactéries en présence d'oxygène
et de calcium. Les teneurs conseillées sont de 0,3 à 0,6 mg/l. Il est
intéressant de coupler l'apport de phosphate avec un apport azoté.
- Le potassium. La concentration naturelle des eaux en potassium
(> 1 mg/l) est généralement suffisante.. Toutefois l'utilisation d'engrais
potassiques se justifie pour les eaux pauvres en potassium et en
réserves alcalines (comme en Guyane). Le potassium se présente
sous la forme de chlorures ou de sulfates solubles.
L'utilisation d'un engrais associé type N-P-K (par exemple le "3 x 17')
employé couramment en agriculture, permet l'apport simultané de ces
trois éléments essentiels. Cet apport est particulièrement justifié pour
les bassins à sol et eau pauvres. Les doses préconisées pour ces
différents engrais sont indiquées dans le tableau 3.14.
Remarques sur l'emploi des fertilisants minéraux
- Une distribution fractionnée est recommandée pour éviter un démarrage
trop brutal du phytoplancton et les conséquences néfastes sur la
qualité d'eau.
- Les engrais liquides sont plus efficaces que les engrais solides.
L'apport continu en goutte à goutte est le mieux adapté.
- Pour les engrais solides, le dispositif des bouteilles flottantes
(figure 3.43) permet une diffusion lente dans le milieu et donc une
meilleure efficacité. Il faut compter 2 à 3 bouteilles pour 1000 m
2 .
Le contenu est renouvelé tous les 2 jours.
• Inoculum
Lors de la mise en eau d'un bassin, il faut favoriser l'installation du
phytoplancton surtout si l'eau d'alimentation est pauvre en cellules phytoplanctoniques et en substances nutritives. On prélève un volume d'eau
verte dans un bassin voisin, par siphonnage si la différence de niveau
le permet, sinon par motopompe (figure 3.44). Pour être efficace, cet
inoculum doit représenter au moins 5 % du volume du bassin et doit
être associé à une fertilisation.
221
