souches au Po sont partagées en effectifs entre celles capables de potentialités élevées et
celles au potentiel plus pauvre (nuage étendu des points-souches). Ce Po est donc
caractérisé par une hétérogénéité de ses potentialités mébatoliques. Les évolutions du 2
e
au 7
e jour des deux bassins se différencient comme suit (fig. 5):
. distribution métabolique de l’échantillonnage bactérien : le bassin pollué traité présente
dans le temps une homogénéité croissante de répartition de ses 25 souches, preuve d’une
uniformité d’ensemble de l’échantillon bactérien présent. Le bassin pollué garde lui un
nuage étendu, preuve d’une hétérogénéité métabolique.
. variation du potentiel métabolique : on constate dans le bassin pollué traité une évolution basée, dès le second jour, vers une meilleure métabolisation des substrats ( —),
donc un meilleur pool enzymatique global. Toutefois, à partir du 4
e jour, une seconde
tendance : augmentation des capacités exoenzymatiques, vient complémenter la première
( + ). Le bassin pollué reflète à l’inverse une faible métabolisation des substrats testés.
Le pool enzymatique global ne semble redevenir satisfaisant qu’au 7
e jour.
. métabolisme des hydrocarbures : au Po : 32 % des souches sont aptes à croître sur
hydrocarbures. Dans le bassin pollué “les souches spécifiques hydrocarbures” semblent
plus nombreuses jusqu’au dernier jour que dans le bassin pollué traité où la métabolisation des hydrocarbures chute, à l’exception du jour 2. Cela signifie peut être que la
métabolisation directe des hydrocarbures par les communautés bactériennes est plus
stable dans le temps, dans le bassin pollué où la biodégradation directe est ralentie et
durable.
CONCLUSION
L’enrichissement créé par le traitement permet de maintenir et d’augmenter le pool
enzymatique des souches microbiennes alors que le pétrole brut entraîne lui, par sa
présence unique, une chute des activités métaboliques (processus décrits par Walker et al,
1975). L’augmentation du pouvoir exoenzymatique des bactéries, dans les eaux polluées
traitées, confirme le caractère plus “tonique” de leur activité métabolique par rapport à
celles des eaux polluées non traitées. Ces potentialités enzymatiques sont aussi plus
homogènes dans l’équipement des diverses souches testées, dans les milieux pollués traités
que pollués.
ATLAS R.M., BARTHA R., 1973a. Antonie van Leewenhoek, 30: 257-271.
ATLAS R.M., BARTHA R., 1973b. Stimulated biodegradation of oil slicks using oleophilic fertilizers. Environ.
Sci. Technol, 7: 538-541.
ATLAS R.M., BARTHA R., 1977. The microbiology of aquatic oil spills. Adv. Appl. Microbiol., 22: 225-266.
AUSTIN B., COLWELL R.R., WALKER J.D., CALOMIRIS J., 1977. The application of numerical taxonomy to the
study of petroleum degrading bacteria isolated from the aquatic environment. Dev. Ind. Microbiol., 18:
685-695.
DANIELLI, 1975. Théories et méthodes statistiques. Presses agronomique de Gembloux.
HOLLAWAY S.L., FAW G.M., SIZEMORE R.K., 1980. The bacterial community composition of an active oil field
in the North western Gulf of Mexico. Mar. Poll. Bull. 11: 153-156.
OLIVIERI R., BACCHIN P., ROBERTIELLO A., ODDO N„, DEOEN L., TONOLO A., 1976. Microbial degradation of
oil spills entranced by a slow-release fertilizer. Appl. environ. Microbiol., 31 (5): 629-634.
670
Précédent

- 624/628

Suivant