- Dannes - Audinghen : 10 points et 6 campagnes (janvier à juin 1976) ;
- Gravelines (carte 2) : sur ce site, un point à terre (“Digue”) a été échantillonné une fois
par semaine depuis septembre 1976, et quatre autres points (entre 0,5 et 2 milles de la côte)
2 fois par mois durant la même période.
D’autre part, on a étudié en 1982 les eaux des estuaires de la Somme, l’Authie, la Canche
et l’Aa (3 séries de 7 points sur chaque estuaire) ainsi que les eaux entre 1 et 6 milles au
large entre la Somme et la Belgique, lors du programme Hydrobios (102 points, en
juillet-août 1980).
Enfin, depuis la mise en service progressive de la centrale de Gravelines, la surveillance
écologique du site comprend, entre autres, un dénombrement hebdomadaire de vibrions
halophiles au point Digue, situé à 1500 m du point de rejet, et en 1981 un programme
complémentaire comportait en outre des prélèvements hebdomadaires sur les canaux de
prise d’eau froide et de rejet d’eau échauffée (carte 2).
RÉSULTATS
Cadre régional
Les Vibrio isolés à 37°C des eaux de la région appartiennent en quasi-totalité à l’espèce V.
alginolyticus. Une seule souche sur des centaines, isolée à Gravelines, a pu être identifiée à
l’espèce la plus indésirable du groupe, V. parahaemolyticus.
Les Vibrio alginolyticus n’ont pû être détectés en hiver, au seuil de 1/1, dans les eaux des
sites de Penly, Dannes - Audinghen et Gravelines. Un maximum d’abondance de 10 3 /1 en
août-septembre et une bonne corrélation avec la température de l’eau ont été notés à
Gravelines pour la série des mesures de 1976 à 1979 :
log. V = 0,12 θ-0,89 (V = Nombre de vibrions/1 ; θ en°C ; r = 0,55 ; n = 47 ; valeurs <1/1
exclues)
Des valeurs supérieures (10 6 /1) sont observées régulièrement en été sur le littoral rocheux
de la zone du cap Gris-Nez. Il en est de même dans les estuaires de la région (Aa, Canche,
Somme) avec cependant des maxima moins élevés 10 4 à 10 5 /1 (carte 3) (Delesmont et
Delattre, 1983).
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