Le N-NH4
+ excrété par les bactéries étant inférieur à celui effectivement dosé dans le
milieu, on peut aussi penser à une autre voie d’introduction du NH 4
+ dans le milieu marin
qui est l’excrétion par le microzooplancton. Des travaux récents ont révélé que c’est la
fraction 45-200µm, correspondant surtout aux copépodes juvéniles, rotifères et flagellés
(Caperon et al. , 1979;Paashe et Kristiansen, 1982) qui produit la plupart du NH 4
+
excrété par le plancton.
Un pic de NH 4
+ à 8 //g at N.T1 est effectivement observé lors de la poussée des flagellés.
Dans ces conditions, une quantité importante de matière organique particulaire (fécès) et
dissoute (excrétats) doit profiter à nouveau aux communautés bactériennes. Ceci se
traduit par une activité hétérotrophe assimilatrice importante pendant la deuxième phase
de 5 à 10 jours de l’expérience, les pourcentages de respiration des acides aminés restant
aux alentours de 5-10 %. L’augmentation de cette activité correspond à la recolonisation
des substrats physiques libérés lors du broutage des bactéries (Fenchel et Jorgensen,
1977).
Cette activité hétérotrophe, en effet, ne peut être imputable qu’aux bactéries, les capacités
d’assimilation de matière organique dissoute par les flagellés n’étant détectables qu’à
partir de concentrations en substrat bien supérieures à celles utilisées ici pour les enrichissements ou les mesures d’activité hétérotrophe par traceurs radioactifs (Fenchel et Blackburn, 1979).
Afin de rendre comparable les valeurs des activités minéralisatrices des bactéries et celles
en présence des prédateurs, celles ci sont calculées en ramenant au poids sec : soit
respectivement 2.5 et 10 µg at N-NH 4
+ .mg PS -1 .h -1 pour les bactéries et les flagellés
(tab.3), dans ces conditions optima. Les périodes de temps considérées dans ces calculs
correspondent aux pics de production d’ammonium et considèrent que toute l’activité
minéralisatrice est due, lors du premier pic aux bactéries, et lors du second pic aux
flagellés, faute d’information sur les taux d’excrétion relatifs de ces deux groupes
d’organismes.
période de
temps
considérée
nombre de cellules
moyenne extrapolée
N
NH4+
minéralisé
volume
moyen
cellulaire
NH 4+ excrété
/cell./heure
NH4+ excrété
/mg poids
sec/heure
bactéries.ml -1
µg at N.l -1
µm 3
//g at N
//g at N
/ bact./h
/mg PS/h
de 2j 6 h
1 10 6
0
à 2 j 21-h
30 106
8
0.1
6.2 10 -11
2.7
15 heures
N = 8.5 106
flagellés.ml -1
µg at N.l' 1
µm 6
µg at N
µg at N
/flagellé/h
1 mg PS/h
de 4j 18 h
13.8 103
4
à 5j 6h
80 103
13.8
8.7
2.2 10-8
10
12 heures
N + 37.6.10 3
Tableau 3 : Eléments de calcul des taux de production d’ammonium par les deux communautés hétérotrophes.
Dans ces conditions, les microflagellés hétérotrophes constituent le maillon intermédiaire
de la chaîne alimentaire pélagique entre ces bactéries et les autres micro-prédateurs, et
joueraient un rôle minéralisateur aussi important que celui des bactéries en favorisant la
régénération du NH 4
+ .
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+ excrété par les bactéries étant inférieur à celui effectivement dosé dans le
milieu, on peut aussi penser à une autre voie d’introduction du NH 4
+ dans le milieu marin
qui est l’excrétion par le microzooplancton. Des travaux récents ont révélé que c’est la
fraction 45-200µm, correspondant surtout aux copépodes juvéniles, rotifères et flagellés
(Caperon et al. , 1979;Paashe et Kristiansen, 1982) qui produit la plupart du NH 4
+
excrété par le plancton.
Un pic de NH 4
+ à 8 //g at N.T1 est effectivement observé lors de la poussée des flagellés.
Dans ces conditions, une quantité importante de matière organique particulaire (fécès) et
dissoute (excrétats) doit profiter à nouveau aux communautés bactériennes. Ceci se
traduit par une activité hétérotrophe assimilatrice importante pendant la deuxième phase
de 5 à 10 jours de l’expérience, les pourcentages de respiration des acides aminés restant
aux alentours de 5-10 %. L’augmentation de cette activité correspond à la recolonisation
des substrats physiques libérés lors du broutage des bactéries (Fenchel et Jorgensen,
1977).
Cette activité hétérotrophe, en effet, ne peut être imputable qu’aux bactéries, les capacités
d’assimilation de matière organique dissoute par les flagellés n’étant détectables qu’à
partir de concentrations en substrat bien supérieures à celles utilisées ici pour les enrichissements ou les mesures d’activité hétérotrophe par traceurs radioactifs (Fenchel et Blackburn, 1979).
Afin de rendre comparable les valeurs des activités minéralisatrices des bactéries et celles
en présence des prédateurs, celles ci sont calculées en ramenant au poids sec : soit
respectivement 2.5 et 10 µg at N-NH 4
+ .mg PS -1 .h -1 pour les bactéries et les flagellés
(tab.3), dans ces conditions optima. Les périodes de temps considérées dans ces calculs
correspondent aux pics de production d’ammonium et considèrent que toute l’activité
minéralisatrice est due, lors du premier pic aux bactéries, et lors du second pic aux
flagellés, faute d’information sur les taux d’excrétion relatifs de ces deux groupes
d’organismes.
période de
temps
considérée
nombre de cellules
moyenne extrapolée
N
NH4+
minéralisé
volume
moyen
cellulaire
NH 4+ excrété
/cell./heure
NH4+ excrété
/mg poids
sec/heure
bactéries.ml -1
µg at N.l -1
µm 3
//g at N
//g at N
/ bact./h
/mg PS/h
de 2j 6 h
1 10 6
0
à 2 j 21-h
30 106
8
0.1
6.2 10 -11
2.7
15 heures
N = 8.5 106
flagellés.ml -1
µg at N.l' 1
µm 6
µg at N
µg at N
/flagellé/h
1 mg PS/h
de 4j 18 h
13.8 103
4
à 5j 6h
80 103
13.8
8.7
2.2 10-8
10
12 heures
N + 37.6.10 3
Tableau 3 : Eléments de calcul des taux de production d’ammonium par les deux communautés hétérotrophes.
Dans ces conditions, les microflagellés hétérotrophes constituent le maillon intermédiaire
de la chaîne alimentaire pélagique entre ces bactéries et les autres micro-prédateurs, et
joueraient un rôle minéralisateur aussi important que celui des bactéries en favorisant la
régénération du NH 4
+ .
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