de toute information concernant les rapports poids humide- carbone- azote des flagellés
et le taux de mortalité de ceux-ci. Il est de 80.10 3 x 8,7 / 30.10 6 x 0,1 = 23 %, valeur
inférieure à celle de 30 % citée par Fenchel (1982). Un bilan en carbone proposé par
Newell et al. (1981) donnerait des valeurs encore plus faibles (12 %).
Lors de cette expérience, le rapport C/N de la matière particulaire présente dans les bacs
est de 17. Il témoigne d’une matière particulaire peu dégradée. La diminution à 7-8 de ce
rapport C/N dans les trois bacs (tab.l), montre nettement que la matière particulaire
s’enrichit rapidement en azote au cours de sa colonisation et de sa dégradation par les
bactéries (Fenchel et Jorgensen, 1977).
temps (jours)
0
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
bac témoin
(non enrichi)
16.9 13.9 10.5 9.2 8.1
8.5 8.9 8.9 8.6 13.4 12.3
bac contrôle
(NH 4+ )
13.7 13
9.7 9.1
7.9 8.4 8.3
8.4 9.8 7.9
bac enrichi
10.7 9.3 7.8 7.5 7.2 7.8 7.5 7.5 7.7 7.6
Tableau 1 : Rapports C/N de la matière organique particulaire dans les 3 bacs.
Dans le bac enrichi en AA la matière organique dissoute introduite (hydrolysat de
caséine) possède un rapport C/N moyen de 4. Dans ce bac, la communauté bactérienne
métabolise le substrat le plus accessible (les AA dissous), et excrètent du NH
4
+ (fig.2). Les
AA sont en effet un substrat préférentiel pour les bactéries, représentant un composé
organique aisément assimilable. Par contre, dans le bac de contrôle, la matière organique
disponible par les communautés bactériennes est la matière particulaire à fort rapport
C/ N. Son assimilation aboutit à un besoin en azote (NH
4
+ ) qui est soustrait du compartiment minéral.
Si l’acide aminé est dégradé suivant les voies cataboliques à des fins énergétiques, il est
d’abord désaminé (désamination oxydative), puis décarboxylé via le cycle de Krebs. Les
réactions de décarboxylation des acides aminés, aboutissant à la formation d’amines
primaires, sont beaucoup plus rares dans le métabolisme.
Deux facteurs importants régissent donc la quantité de NH
4
+ libérée par des communautés disposant d’acides aminés comme substrat.
Le premier facteur est le rendement d’assimilation en carbone des AA. Tous les AA qui
sont destinés à être minéralisés en CO
2
passent par le cycle de Krebs, ils sont donc d’abord
désaminés. On peut penser qu’il existe un rapport constant entre le CO
2
minéralisé et le
NH 4
+ d’origine “respiratoire”.
Le second facteur est la relation entre le C/N du substrat et le rapport C/N bactérien.
L’excrétion d’azote minéral sera d’autant plus importante que l’acide aminé possède un
rapport C/ N faible (jusqu’à 1,5/l pour l’arginine). Mais en postulant que le mélange d’AA
proposé est utilisé de façon homogène (pas de choix de certains acides aminés), un rapport
C/N de 4 pour le substrat correspond à celui de la bactérie.
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et le taux de mortalité de ceux-ci. Il est de 80.10 3 x 8,7 / 30.10 6 x 0,1 = 23 %, valeur
inférieure à celle de 30 % citée par Fenchel (1982). Un bilan en carbone proposé par
Newell et al. (1981) donnerait des valeurs encore plus faibles (12 %).
Lors de cette expérience, le rapport C/N de la matière particulaire présente dans les bacs
est de 17. Il témoigne d’une matière particulaire peu dégradée. La diminution à 7-8 de ce
rapport C/N dans les trois bacs (tab.l), montre nettement que la matière particulaire
s’enrichit rapidement en azote au cours de sa colonisation et de sa dégradation par les
bactéries (Fenchel et Jorgensen, 1977).
temps (jours)
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bac témoin
(non enrichi)
16.9 13.9 10.5 9.2 8.1
8.5 8.9 8.9 8.6 13.4 12.3
bac contrôle
(NH 4+ )
13.7 13
9.7 9.1
7.9 8.4 8.3
8.4 9.8 7.9
bac enrichi
10.7 9.3 7.8 7.5 7.2 7.8 7.5 7.5 7.7 7.6
Tableau 1 : Rapports C/N de la matière organique particulaire dans les 3 bacs.
Dans le bac enrichi en AA la matière organique dissoute introduite (hydrolysat de
caséine) possède un rapport C/N moyen de 4. Dans ce bac, la communauté bactérienne
métabolise le substrat le plus accessible (les AA dissous), et excrètent du NH
4
+ (fig.2). Les
AA sont en effet un substrat préférentiel pour les bactéries, représentant un composé
organique aisément assimilable. Par contre, dans le bac de contrôle, la matière organique
disponible par les communautés bactériennes est la matière particulaire à fort rapport
C/ N. Son assimilation aboutit à un besoin en azote (NH
4
+ ) qui est soustrait du compartiment minéral.
Si l’acide aminé est dégradé suivant les voies cataboliques à des fins énergétiques, il est
d’abord désaminé (désamination oxydative), puis décarboxylé via le cycle de Krebs. Les
réactions de décarboxylation des acides aminés, aboutissant à la formation d’amines
primaires, sont beaucoup plus rares dans le métabolisme.
Deux facteurs importants régissent donc la quantité de NH
4
+ libérée par des communautés disposant d’acides aminés comme substrat.
Le premier facteur est le rendement d’assimilation en carbone des AA. Tous les AA qui
sont destinés à être minéralisés en CO
2
passent par le cycle de Krebs, ils sont donc d’abord
désaminés. On peut penser qu’il existe un rapport constant entre le CO
2
minéralisé et le
NH 4
+ d’origine “respiratoire”.
Le second facteur est la relation entre le C/N du substrat et le rapport C/N bactérien.
L’excrétion d’azote minéral sera d’autant plus importante que l’acide aminé possède un
rapport C/ N faible (jusqu’à 1,5/l pour l’arginine). Mais en postulant que le mélange d’AA
proposé est utilisé de façon homogène (pas de choix de certains acides aminés), un rapport
C/N de 4 pour le substrat correspond à celui de la bactérie.
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