méthode (Haimelin-Vivien et aL, 1985 ; (iharbonnel et aL, 1995, 1997), les
observations en plongée permettent de comptabiliser aussi bien les espèces
ayant une aire de déplacement large (sar et bar) que les espèces inféodées
au récif (tacaud, labre) ou cachées dans les anfractuosités (congre, blennie, mollusques).
Présentation des résultats
Les inventaires préliminaires réalisés avant l’installation des récifs ont
montré que la faune était extrêmement pauvre dans tout ce secteur.
Seuls quelques rares oursins, ophiures, lamellibranches et poissons (sole)
avaient pu y être observés.
La colonisation du récif a été parriculièrement rapide (fig.) :
• deux jours après la mise en place des premiers modules, un congre
(Conger coneet) et un poulpe (Octopus vulgans) sont observés entre les modules ;
• treize espèces différentes sont recensées quatre semaines après Fimmersion
des modules. Les étrilles semblent avoir joué un rôle important dans
l’installation des premières espèces. Nous avons pu observer de nombreux
individus nageant en pleine eau vers le récif. Leur arrivée sur le site a été
suivie par celle de nombreux prédateurs : poulpe (Octapus vulgaris), sar
('DipIodus cervinus), baliste (Bahstes carolinensis) ;
• huit mois plus tard, un écosystème s’est mis en place, avec :
- des organismes fixés sur les modules en béton, largement dominés par
les annélides polychètes (Sabellaria alveolatd),
- des poissons, généralement de petite taille, vivant dans le récif : tacaud
(Trisopterus luscus), ombrine (Umbrina cirrosa), sar (Diplodus cervmus) et bar
(Dicentrarchus labraxr),
- des poissons vivant sur le sable, en bordure du récif : grande vive (Trachinus draco), rouget (Mul/us surmuletus), blennie (Parabknnius rouxi),
- des poissons pélagiques en bancs, que l’on observe occasionnellement
(clupéidés),
- des poissons saisonniers : poisson-lune (Mola molcî) et baliste (Balistes
carolinensis).
Les récifs ont résisté à la tempête de fin décembre 1999. Les forts courants de fond induits par cet événement climatique ont provoqué des
modifications visibles sur le site :
- l’ensablement des modules isolés, en bordure du site ;
- de nombreux modules empilés sur deux ou trois niveaux sont tombés ; seuls quelques éléments situés vers le centre du récif sont restés sur
deux niveaux ;
- le sable a été enlevé entre certains blocs, laissant apparaître de grandes
surfaces de graviers.
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observations en plongée permettent de comptabiliser aussi bien les espèces
ayant une aire de déplacement large (sar et bar) que les espèces inféodées
au récif (tacaud, labre) ou cachées dans les anfractuosités (congre, blennie, mollusques).
Présentation des résultats
Les inventaires préliminaires réalisés avant l’installation des récifs ont
montré que la faune était extrêmement pauvre dans tout ce secteur.
Seuls quelques rares oursins, ophiures, lamellibranches et poissons (sole)
avaient pu y être observés.
La colonisation du récif a été parriculièrement rapide (fig.) :
• deux jours après la mise en place des premiers modules, un congre
(Conger coneet) et un poulpe (Octopus vulgans) sont observés entre les modules ;
• treize espèces différentes sont recensées quatre semaines après Fimmersion
des modules. Les étrilles semblent avoir joué un rôle important dans
l’installation des premières espèces. Nous avons pu observer de nombreux
individus nageant en pleine eau vers le récif. Leur arrivée sur le site a été
suivie par celle de nombreux prédateurs : poulpe (Octapus vulgaris), sar
('DipIodus cervinus), baliste (Bahstes carolinensis) ;
• huit mois plus tard, un écosystème s’est mis en place, avec :
- des organismes fixés sur les modules en béton, largement dominés par
les annélides polychètes (Sabellaria alveolatd),
- des poissons, généralement de petite taille, vivant dans le récif : tacaud
(Trisopterus luscus), ombrine (Umbrina cirrosa), sar (Diplodus cervmus) et bar
(Dicentrarchus labraxr),
- des poissons vivant sur le sable, en bordure du récif : grande vive (Trachinus draco), rouget (Mul/us surmuletus), blennie (Parabknnius rouxi),
- des poissons pélagiques en bancs, que l’on observe occasionnellement
(clupéidés),
- des poissons saisonniers : poisson-lune (Mola molcî) et baliste (Balistes
carolinensis).
Les récifs ont résisté à la tempête de fin décembre 1999. Les forts courants de fond induits par cet événement climatique ont provoqué des
modifications visibles sur le site :
- l’ensablement des modules isolés, en bordure du site ;
- de nombreux modules empilés sur deux ou trois niveaux sont tombés ; seuls quelques éléments situés vers le centre du récif sont restés sur
deux niveaux ;
- le sable a été enlevé entre certains blocs, laissant apparaître de grandes
surfaces de graviers.
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