d’incubation des échantillons au cours des trois campagnes est du
même ordre (12 h pour Procad et Biomet III, 8 h pour Biomet II). 11 est
à noter que, lors de la première campagne (Procad), les incubations
n’ont pas été réalisées in situ, mais sur le pont du bateau dans des bacs
contenant de l’eau de mer pompée en continu.
Résultats et discussion
En ce qui conceme le
109 Cd, les résultats sont présentés sous forme de taux
d’enlèvement (en %) = 100 - (AR*100/A1) [AR = activité de
109 Cd restant
dans la phase dissoute après filtration au bout d’un temps d’incubation
donné et AI = activité initiale introduite dans l’échantillon]. Pour chaque
campagne (fig.), on reporte sur un même graphe le taux d’enlèvement
dans les flacons où la photosynthèse et la respiration sont inhibées (incubation au noir + poison) en fonction du taux d’enlèvement en condition
d’éclairement « naturel » (flacons d’incubation transparents).
S’il n’y a aucun effet de l’activité photosynthétique sur le transfert de
109 Cd de la phase dissoute à la phase particulaire, et que ce transfert est essentiellement lié à un mécanisme passif, les points devraient se situer sur
la droite de pente 1/1 (taux d’enlèvement en conditions «naturelles»
= taux d’enlèvement au noir + poison). Les points se situant sous la
droite représentent les échantillons pour lesquels il y a une augmentation
de l’enlèvement de
109 Cd liée à l’activité photosynthétique, tandis que ceux
qui se situent au-dessus pourraient indiquer une inhibition du mécanisme
de sorption passif par l’activité photosynthétique. Cette inhibition pourrait être expliquée par la production de ligands dissous organiques par le
phytoplancton (exudats, macromolécules libérées lors de la dégradation
des cellules phytoplanctoniques) qui formeraient des complexes forts avec
le cadmium, limitant son adsorption sur la phase particulaire.
Les résultats indiquent qu’il n’y a des échantillons se situant nettemcnt audessous de la droite 1/1 que pour la campagne Biomet III, réalisée lors
d’un bloom phy toplanctonique (fig.). Ils correspondent aux échantillons
prélevés en surface, caractérisés par les valeurs de production primaire les
plus élevées et des concentrations en chlorophylle a importantes. I^es
points situés au-dessus de la droite correspondent aux échantillons prélevés à plus de 5 m de profondeur, pour lesquels les concentrations en
chlorophylle a et phéopigments sont importantes. En ce qui conceme
Procad, ces points représentent les prélèvements où la production primaire est relativement élevée (fig. ). Ixs stations effectuées lors de la campagne Biomet II se caractérisent par des valeurs de production très faibles par
rapport aux autres campagnes, liées à des conditions hivernales bien marquées (fig.). Ins c|uatre échantillons se situent sur la droite 1/1 autour d’un
taux d’enlèvement moyen de l’ordre de 5 % qui serait représentatif de la
contribution d’un mécanisme de transfert passif (adsorption à la surface
des particules). Ce taux d’enlèvement peut atteindre 15 % lors de la période de bloom, du fait d’un processus actif d’assimilation (fig., Biomet III). Un modèle de complexation de surface (Gonzalez et al, 2001) a
63
même ordre (12 h pour Procad et Biomet III, 8 h pour Biomet II). 11 est
à noter que, lors de la première campagne (Procad), les incubations
n’ont pas été réalisées in situ, mais sur le pont du bateau dans des bacs
contenant de l’eau de mer pompée en continu.
Résultats et discussion
En ce qui conceme le
109 Cd, les résultats sont présentés sous forme de taux
d’enlèvement (en %) = 100 - (AR*100/A1) [AR = activité de
109 Cd restant
dans la phase dissoute après filtration au bout d’un temps d’incubation
donné et AI = activité initiale introduite dans l’échantillon]. Pour chaque
campagne (fig.), on reporte sur un même graphe le taux d’enlèvement
dans les flacons où la photosynthèse et la respiration sont inhibées (incubation au noir + poison) en fonction du taux d’enlèvement en condition
d’éclairement « naturel » (flacons d’incubation transparents).
S’il n’y a aucun effet de l’activité photosynthétique sur le transfert de
109 Cd de la phase dissoute à la phase particulaire, et que ce transfert est essentiellement lié à un mécanisme passif, les points devraient se situer sur
la droite de pente 1/1 (taux d’enlèvement en conditions «naturelles»
= taux d’enlèvement au noir + poison). Les points se situant sous la
droite représentent les échantillons pour lesquels il y a une augmentation
de l’enlèvement de
109 Cd liée à l’activité photosynthétique, tandis que ceux
qui se situent au-dessus pourraient indiquer une inhibition du mécanisme
de sorption passif par l’activité photosynthétique. Cette inhibition pourrait être expliquée par la production de ligands dissous organiques par le
phytoplancton (exudats, macromolécules libérées lors de la dégradation
des cellules phytoplanctoniques) qui formeraient des complexes forts avec
le cadmium, limitant son adsorption sur la phase particulaire.
Les résultats indiquent qu’il n’y a des échantillons se situant nettemcnt audessous de la droite 1/1 que pour la campagne Biomet III, réalisée lors
d’un bloom phy toplanctonique (fig.). Ils correspondent aux échantillons
prélevés en surface, caractérisés par les valeurs de production primaire les
plus élevées et des concentrations en chlorophylle a importantes. I^es
points situés au-dessus de la droite correspondent aux échantillons prélevés à plus de 5 m de profondeur, pour lesquels les concentrations en
chlorophylle a et phéopigments sont importantes. En ce qui conceme
Procad, ces points représentent les prélèvements où la production primaire est relativement élevée (fig. ). Ixs stations effectuées lors de la campagne Biomet II se caractérisent par des valeurs de production très faibles par
rapport aux autres campagnes, liées à des conditions hivernales bien marquées (fig.). Ins c|uatre échantillons se situent sur la droite 1/1 autour d’un
taux d’enlèvement moyen de l’ordre de 5 % qui serait représentatif de la
contribution d’un mécanisme de transfert passif (adsorption à la surface
des particules). Ce taux d’enlèvement peut atteindre 15 % lors de la période de bloom, du fait d’un processus actif d’assimilation (fig., Biomet III). Un modèle de complexation de surface (Gonzalez et al, 2001) a
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