Discussion
Les coques de La Canelette remontent régulièrement à la surface du sédiment, mais disparaissent rapidement. Plusieurs hypothèses se présentent
pour expliquer ces disparitions : une émigrarion (peu probable en raison
de la taille des coques supérieure à 22 mm), un ré-enfouissement des coques (cependant, il a été prouvé en laboratoire que 63 % des coques « de
surface » restaient en surface du sédiment), une mortalité par dessiccation, par prédation, ou une mortalité induite par les parasites. La mortalité plus importante des coques « de surface » apparaît comme une
conséquence logique de cette position anormale signifiant, pour ces organismes endogés, un affaiblissement, une pathologie. Cet affaiblissement pourrait expliquer la divergence des tendances d’infestation entre
coques « de surface » et « de profondeur ». En effet, l’infestation des coques par les larves de ces parasites dépend de leur capacité de fïltration
(de Montaudouin et al., 1998). Aussi, des coques affaiblies voient leur
capacité de fïltration réduite et les chances pour les parasites de pénétrer
dans l’hôte diminuent. Ceci expliquerait la divergence des infestations
en Himasthla sp., où les coques « de profondeur» sont plus infestées.
Cependant, les deux digènes n’expliquent pas à eux seuls de tels taux de
mortalité. En effet, le parasite n’agit pas seul, mais probablement en association avec des facteurs abiotiques tels que le taux d’oxygénation (Wegeberg & Jensen, 1999), et la température (Lauckner, 1983; Greve, 1997)
et/ou des facteurs biotiques (interacrions parasites-macroalgues, parasitesbactéries, parasites-parasites). Néanmoins, ces deux espèces de digènes
prises individuellement et dans le cadre de cette étude n’induisent pas de
modification du comportement des coques en les faisant remonter à la
surface et modèrent ainsi la théorie de « favorisation ».
Références bibliographiques
Bartoli P., 1976. Modification de la croissance et du comportement de
Venerupis aurea parasité par Gymnophallus fossarum P. Bartoli, 1965
(Trematoda, Digenea). Haliotis, 7, 2.3-28.
Bowers E.A., Bartoli P., Russell-Pinto F., James B.L., 1996. The metacercariae of sibling species of Meiogymnophallus, including M. rebecqui
comb. nov. (Digenea: Gymnophallidae), and their effects on closely
related Cerastoderma host species (Mollusca: Bivalvia). Parasitol. Res.,
82,505-510.
Combes C., 1980. Les mécanismes de recrutement chez les métaxoaires
parasites et leur interprétation en termes de stratégies démographiques. Vie Milieu, 30, 55-63.
332
Les coques de La Canelette remontent régulièrement à la surface du sédiment, mais disparaissent rapidement. Plusieurs hypothèses se présentent
pour expliquer ces disparitions : une émigrarion (peu probable en raison
de la taille des coques supérieure à 22 mm), un ré-enfouissement des coques (cependant, il a été prouvé en laboratoire que 63 % des coques « de
surface » restaient en surface du sédiment), une mortalité par dessiccation, par prédation, ou une mortalité induite par les parasites. La mortalité plus importante des coques « de surface » apparaît comme une
conséquence logique de cette position anormale signifiant, pour ces organismes endogés, un affaiblissement, une pathologie. Cet affaiblissement pourrait expliquer la divergence des tendances d’infestation entre
coques « de surface » et « de profondeur ». En effet, l’infestation des coques par les larves de ces parasites dépend de leur capacité de fïltration
(de Montaudouin et al., 1998). Aussi, des coques affaiblies voient leur
capacité de fïltration réduite et les chances pour les parasites de pénétrer
dans l’hôte diminuent. Ceci expliquerait la divergence des infestations
en Himasthla sp., où les coques « de profondeur» sont plus infestées.
Cependant, les deux digènes n’expliquent pas à eux seuls de tels taux de
mortalité. En effet, le parasite n’agit pas seul, mais probablement en association avec des facteurs abiotiques tels que le taux d’oxygénation (Wegeberg & Jensen, 1999), et la température (Lauckner, 1983; Greve, 1997)
et/ou des facteurs biotiques (interacrions parasites-macroalgues, parasitesbactéries, parasites-parasites). Néanmoins, ces deux espèces de digènes
prises individuellement et dans le cadre de cette étude n’induisent pas de
modification du comportement des coques en les faisant remonter à la
surface et modèrent ainsi la théorie de « favorisation ».
Références bibliographiques
Bartoli P., 1976. Modification de la croissance et du comportement de
Venerupis aurea parasité par Gymnophallus fossarum P. Bartoli, 1965
(Trematoda, Digenea). Haliotis, 7, 2.3-28.
Bowers E.A., Bartoli P., Russell-Pinto F., James B.L., 1996. The metacercariae of sibling species of Meiogymnophallus, including M. rebecqui
comb. nov. (Digenea: Gymnophallidae), and their effects on closely
related Cerastoderma host species (Mollusca: Bivalvia). Parasitol. Res.,
82,505-510.
Combes C., 1980. Les mécanismes de recrutement chez les métaxoaires
parasites et leur interprétation en termes de stratégies démographiques. Vie Milieu, 30, 55-63.
332
