tardive, ni par une surface colonisable potentiellement faible, en comparaison avec les autres centres (tab.). La plupart des chenaux du bassin
d’Arcachon ont une profondeur comprise entre 5 et 10 m, ce qui n’est
pas non plus incompatible avec le développement des populations de
crépidules. En revanche, bien que cette espèce soit échantillonnée sur
des sédiments de granulométrie variée, les biomasses les plus élevées reposent généralement sur des fonds vaseux. Or, en milieu subtidal, les
vases occupent moins de 8 % de la surface des sédiments du bassin
d’Arcachon et sont souvent déjà colonisées par les herbiers de Zostera
marina. Cette étude montre aussi que les crépidules apparaissent à
l’origine d’un envasement important des sédiments ; elles pourraient
donc progressivement transformer l’habitat dans un sens qui leur est favorable.
Date de première signalisation, surface subtidale (avec pourcentage de surface occupée
par C. fornicata) et stock de C. fornicata dans les principaux sites conchylicoles des côtes atlantiques
françaises.
Site
Date
de signalisation
Surface de la zone
subtidale (% occupé
par C. fomicata)
Stock de C. fomicata
(poids frais en t)
Bassin
d’Arcachon
1969 (Bachclet et al,
1980)
44 km 2 (5 %)
155 (cette étudc)
Baie de
Marennes-Oléron
1969 (Lubet &
Le Gall, 1972)
60 km 2 (13%)
5 000 (Sauriau et al 1998)
Radc de Brcst
1949 (Cole, 1952)
150 km- (61 %)
18 500 (Chauvaud, 1998)
Baic
dc Saint-Brieuc
1974 (Dupouy &
Latrouite, 1979)
6110 km 2 (25
250 000 (1 lamon, 1996)
Plusieurs études ont suggéré que la dispersion rapide et intense des crépidules était exacerbée par les engins traînants (chaluts, dragues : action
mécanique, création de sillons dans le sédiment qui deviennent des sites
privilégiés de colonisation) et par le tri et le rejet des crépidules à bord
des navires en route. La réglementation en vigueur interdit l’utilisation
des engins traînants dans le bassin d’Arcachon, ce qui représente une
différence essentielle avec la baie de Saint-Brieuc, la rade de Brest ou la
baie de Marennes-Oléron.
References bibliographiques
Bachelet G., Cazaux C, Gantès H., Labourg P.-J., 1980. Contribution à
l’étude de la faune marine de la région d’Arcachon. Bull. Cent. Etudes Rech. Sci., 13, 45-64.
Bachelet G., Montaudouin X. (de), DauvinJ.-C, 1996. The quantitative
distribution of subtidal macrozoobenthic assemblages in Arcachon
325
d’Arcachon ont une profondeur comprise entre 5 et 10 m, ce qui n’est
pas non plus incompatible avec le développement des populations de
crépidules. En revanche, bien que cette espèce soit échantillonnée sur
des sédiments de granulométrie variée, les biomasses les plus élevées reposent généralement sur des fonds vaseux. Or, en milieu subtidal, les
vases occupent moins de 8 % de la surface des sédiments du bassin
d’Arcachon et sont souvent déjà colonisées par les herbiers de Zostera
marina. Cette étude montre aussi que les crépidules apparaissent à
l’origine d’un envasement important des sédiments ; elles pourraient
donc progressivement transformer l’habitat dans un sens qui leur est favorable.
Date de première signalisation, surface subtidale (avec pourcentage de surface occupée
par C. fornicata) et stock de C. fornicata dans les principaux sites conchylicoles des côtes atlantiques
françaises.
Site
Date
de signalisation
Surface de la zone
subtidale (% occupé
par C. fomicata)
Stock de C. fomicata
(poids frais en t)
Bassin
d’Arcachon
1969 (Bachclet et al,
1980)
44 km 2 (5 %)
155 (cette étudc)
Baie de
Marennes-Oléron
1969 (Lubet &
Le Gall, 1972)
60 km 2 (13%)
5 000 (Sauriau et al 1998)
Radc de Brcst
1949 (Cole, 1952)
150 km- (61 %)
18 500 (Chauvaud, 1998)
Baic
dc Saint-Brieuc
1974 (Dupouy &
Latrouite, 1979)
6110 km 2 (25
250 000 (1 lamon, 1996)
Plusieurs études ont suggéré que la dispersion rapide et intense des crépidules était exacerbée par les engins traînants (chaluts, dragues : action
mécanique, création de sillons dans le sédiment qui deviennent des sites
privilégiés de colonisation) et par le tri et le rejet des crépidules à bord
des navires en route. La réglementation en vigueur interdit l’utilisation
des engins traînants dans le bassin d’Arcachon, ce qui représente une
différence essentielle avec la baie de Saint-Brieuc, la rade de Brest ou la
baie de Marennes-Oléron.
References bibliographiques
Bachelet G., Cazaux C, Gantès H., Labourg P.-J., 1980. Contribution à
l’étude de la faune marine de la région d’Arcachon. Bull. Cent. Etudes Rech. Sci., 13, 45-64.
Bachelet G., Montaudouin X. (de), DauvinJ.-C, 1996. The quantitative
distribution of subtidal macrozoobenthic assemblages in Arcachon
325
