deux passes navigables séparées par des bancs de sable. Suivant les coefficients de marée, 130 à 400 10
6 m
3 d’eau oscillent, induisant un marnage de 1,10 à 4,95 mètres. Par ailleurs, les apports d’eau douce par la
rivière Eyre et d’autres sources plus modestes sont estimés à 2,5-3,7.10
6
m
3 j-1. Des études antérieures (Bachelet et al., 1996) ont montré l’absence
de crépidules sur les axes de ces chenaux, dont la plupart ont une profondeur comprise entre 5 et 10 mètres. Dans la présente étude,
l’échantillonnage a donc été concentré sur les talus des chenaux, entre
les isobathes 0 et -2 m par rapport au zéro des cartes marines.
Estimation du stock
En fév rier et mars 1999, 205 stations ont cté échantillonnées au hasard
sur l’ensemble de la strate 0/-2 m du bassin d’Arcachon. Les échantillons ont été prélevés à l’aide d’une drague de type Charcot, sur une surface de 9 m
2 contrôlée par la vitesse du bateau et un DGPS. Chaque station a fait l’objet de deux prélèvements (unité d’échantillonnage : 18
m
2 ). Ixs crépidules ont été comptées et mesurées au millimètre près, et
les biomasses en poids sec et en poids humide déduites de relations
d’allométrie (de Montaudouin & Sauriau, 1999).
Production
Ciinq stations du bassin d’Arcachon, aux paramètres biotiques et abiotiques différents, ont été échantillonnées en mars 1999, en plongée. Sur
chaque station, quatre réplicats de 0,25 m
2 ont été prélevés. Les échantillons ont été traités selon le protocole décrit par Deslous-Paoli (1985)
pour le calcul des productions accumulées. Cependant, contrairement à
Deslous-Paoli, qui a basé ses calculs sur les longueurs curvilignes des crépidules et uniquement sur les chaînes primaires, nous avons pris en
compte les individus de toutes les chaînes en mesurant les longueurs droites des coquilles.
Impact sur la nature des sédiments
Au niveau d’une station intertidale (La Canelette), les crépidules sont
groupées en « taches » de quelques mètres de diamètre et d’une trentaine
de centimètres de hauteur maximum. Afin de caractériser
l’environnement sédimentaire, six carottes de 28 cm de profondeur ont
été prélevées selon un transect sur une tache de 8 m de diamètre. Chaque
carotte a été découpée en quatre strates de 7 cm et les ffactions obtenues
ont été analysées afin de déterminer la médiane granulométrique autour,
dans et sous la tache.
Résultats
Stock de crépidules
Des crépidules ont été collectées sur 80 des 205 stations échantillonnées,
mais des biomasses supérieures à 50 gps m
2 n’ont été trouvées que dans
323
6 m
3 d’eau oscillent, induisant un marnage de 1,10 à 4,95 mètres. Par ailleurs, les apports d’eau douce par la
rivière Eyre et d’autres sources plus modestes sont estimés à 2,5-3,7.10
6
m
3 j-1. Des études antérieures (Bachelet et al., 1996) ont montré l’absence
de crépidules sur les axes de ces chenaux, dont la plupart ont une profondeur comprise entre 5 et 10 mètres. Dans la présente étude,
l’échantillonnage a donc été concentré sur les talus des chenaux, entre
les isobathes 0 et -2 m par rapport au zéro des cartes marines.
Estimation du stock
En fév rier et mars 1999, 205 stations ont cté échantillonnées au hasard
sur l’ensemble de la strate 0/-2 m du bassin d’Arcachon. Les échantillons ont été prélevés à l’aide d’une drague de type Charcot, sur une surface de 9 m
2 contrôlée par la vitesse du bateau et un DGPS. Chaque station a fait l’objet de deux prélèvements (unité d’échantillonnage : 18
m
2 ). Ixs crépidules ont été comptées et mesurées au millimètre près, et
les biomasses en poids sec et en poids humide déduites de relations
d’allométrie (de Montaudouin & Sauriau, 1999).
Production
Ciinq stations du bassin d’Arcachon, aux paramètres biotiques et abiotiques différents, ont été échantillonnées en mars 1999, en plongée. Sur
chaque station, quatre réplicats de 0,25 m
2 ont été prélevés. Les échantillons ont été traités selon le protocole décrit par Deslous-Paoli (1985)
pour le calcul des productions accumulées. Cependant, contrairement à
Deslous-Paoli, qui a basé ses calculs sur les longueurs curvilignes des crépidules et uniquement sur les chaînes primaires, nous avons pris en
compte les individus de toutes les chaînes en mesurant les longueurs droites des coquilles.
Impact sur la nature des sédiments
Au niveau d’une station intertidale (La Canelette), les crépidules sont
groupées en « taches » de quelques mètres de diamètre et d’une trentaine
de centimètres de hauteur maximum. Afin de caractériser
l’environnement sédimentaire, six carottes de 28 cm de profondeur ont
été prélevées selon un transect sur une tache de 8 m de diamètre. Chaque
carotte a été découpée en quatre strates de 7 cm et les ffactions obtenues
ont été analysées afin de déterminer la médiane granulométrique autour,
dans et sous la tache.
Résultats
Stock de crépidules
Des crépidules ont été collectées sur 80 des 205 stations échantillonnées,
mais des biomasses supérieures à 50 gps m
2 n’ont été trouvées que dans
323
