fermeture progressive de la dépression de La Perroche par l’apparition
d’un cordon sableux de haut niveau marin. Le marais se présente a)ors
sous la forme d’une lagune aux eaux saumàtres communiquant avec le
milieu océanique par un chenal permettant la pénétration des eaux marines jusqu’aux sites des carctttes H 9602, H 9603 et L 9906. L’observation
des faunes d’ostracodes a révélé que les espèces côtières et marines retrouvées dans la carotte L 9906 correspondent à des individus déplacés. II
semble que l’entrée des eaux marines ne se faisait pas jusqu’au site de L
9906 mais que le courant de marée permettait le déplacement d’une faible
partie des faunes marines jusqu’au nord du marais.
Par la suite, l'élargissement du cordon dunaire conduit à la fermeture totale de la dépression, qui sert alors de réceptacle aux eaux de pluie et de
source et aboutit au développement de plantes aquatiques. Cet événement
est marqué par la mise en place d’une nappe de tourbes sur l’ensemble du
marais à partir de 5 290ansBP (T. 9818). Ixs datations annoncées par
( îabet, en 1973, dans son étude sur le banc de tourbe de la plage de I^a
Perroche (1,9910) conftrment la période de mise en place de cet épandage
tourbeux et montrent que le marais avait une extension vers le large plus
importante qu’elle ne l’est actuellement. En effet, la poursuite de la remontée du niveau marin aboutit à l’érosion de la côte rocheuse et au déplacement du cordon dunaire vers le nord-est sous l’action des vents dominants. C’est vraisemblablement vers 2 800 ans BP qu’une tendance
positive de remontée du niveau marin conduit à l’arrêt du développement
des tourbières littorales et à l’érosion de leur sommet sous l’effet d’une
dynamique accrue.
Au sommet des carottes, les formations tourbeuses ou argileuses surmontant la surface d’érosion contiennent essentiellement des faunes
d’eau douce et d’eau saumâtre. Cette situation correspond à une phase
où alternent fermetures totales du marais et très courtes périodes
d’ouverture pendant que perdure l’alimentation en eau douce due essentiellement aux pluies.
Conclusion
Cette étude a permis de montrer une évolution du marais de La Perroche en six étapes distinctes :
1- Érosion du substrat calcaire cénomanien et mise en place d’un conglomérat sablo-graveleux sous l’action d’une dynamique fluviatile élevée.
Cette phase se développe essentiellement au cours de la déglaciation.
Ces dépôts envahissent la partie est de la dépression de La Perroche,
empêchant toute sédimentation ultérieure ;
2- Remontée du niveau marin et invasion de la dépression; à l’ouest, se
mettent en place des dépôts de sables et d’argiles contenant des faunes
saumâtres à côtières (H 96( 12, 11 96( )3 et L 99()6) ;
3- Mise en place tl’un cordon dunaire qui restreint les communications
avec le milieu océanique. Les faunes observées deviennent saumâtres à
248
d’un cordon sableux de haut niveau marin. Le marais se présente a)ors
sous la forme d’une lagune aux eaux saumàtres communiquant avec le
milieu océanique par un chenal permettant la pénétration des eaux marines jusqu’aux sites des carctttes H 9602, H 9603 et L 9906. L’observation
des faunes d’ostracodes a révélé que les espèces côtières et marines retrouvées dans la carotte L 9906 correspondent à des individus déplacés. II
semble que l’entrée des eaux marines ne se faisait pas jusqu’au site de L
9906 mais que le courant de marée permettait le déplacement d’une faible
partie des faunes marines jusqu’au nord du marais.
Par la suite, l'élargissement du cordon dunaire conduit à la fermeture totale de la dépression, qui sert alors de réceptacle aux eaux de pluie et de
source et aboutit au développement de plantes aquatiques. Cet événement
est marqué par la mise en place d’une nappe de tourbes sur l’ensemble du
marais à partir de 5 290ansBP (T. 9818). Ixs datations annoncées par
( îabet, en 1973, dans son étude sur le banc de tourbe de la plage de I^a
Perroche (1,9910) conftrment la période de mise en place de cet épandage
tourbeux et montrent que le marais avait une extension vers le large plus
importante qu’elle ne l’est actuellement. En effet, la poursuite de la remontée du niveau marin aboutit à l’érosion de la côte rocheuse et au déplacement du cordon dunaire vers le nord-est sous l’action des vents dominants. C’est vraisemblablement vers 2 800 ans BP qu’une tendance
positive de remontée du niveau marin conduit à l’arrêt du développement
des tourbières littorales et à l’érosion de leur sommet sous l’effet d’une
dynamique accrue.
Au sommet des carottes, les formations tourbeuses ou argileuses surmontant la surface d’érosion contiennent essentiellement des faunes
d’eau douce et d’eau saumâtre. Cette situation correspond à une phase
où alternent fermetures totales du marais et très courtes périodes
d’ouverture pendant que perdure l’alimentation en eau douce due essentiellement aux pluies.
Conclusion
Cette étude a permis de montrer une évolution du marais de La Perroche en six étapes distinctes :
1- Érosion du substrat calcaire cénomanien et mise en place d’un conglomérat sablo-graveleux sous l’action d’une dynamique fluviatile élevée.
Cette phase se développe essentiellement au cours de la déglaciation.
Ces dépôts envahissent la partie est de la dépression de La Perroche,
empêchant toute sédimentation ultérieure ;
2- Remontée du niveau marin et invasion de la dépression; à l’ouest, se
mettent en place des dépôts de sables et d’argiles contenant des faunes
saumâtres à côtières (H 96( 12, 11 96( )3 et L 99()6) ;
3- Mise en place tl’un cordon dunaire qui restreint les communications
avec le milieu océanique. Les faunes observées deviennent saumâtres à
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