Introduction
L’océanite tempête Hydrobates pelagicus est la seule espèce d’Hydrobaridae
nicheuse sur le littoral français. Sur la façade atlantique, les sites de nidification sont situés principalement en Bretagne (400-500 couples) et dans
les Pyrénées-Atlanriques (20 couples) (Hémery, 1994; Cadiou & Gisom,
1999). Plusieurs colonies ont également été recensées sur la côte cantabrique espagnole.
De nombreux tra\ aux concernant l’alimentation de cette espèce en pleine
mer montrent que l’ocèanite tempête est essentiellement planctonophage,
et que le spectre de taille des proies conceme les organismes du méso- et du
macroplancton, en particulier les crustacés et les larves de poissons (Cramps
& Simmons, 1978; Prince & Morgan, 1987). Les résultats présentés dans ce
travail concement l’alimentation de l'océanite tempête durant sa période estivale de reproduction, phase cririque durant laquelle les adultes reviennent
régulièrement à terre, la nuit, sur les sites de nidificarion pour assurer la survie de letir progéniture.
Matériel et méthodes
Entre 1984 et 1999, des captures nocturnes d’océanites tempête ont été
réalisées en période estivale (juillet-août) sur trois sites de nidificarion du
littoral atlantique : l’archipel de Molène (Bretagne), les îlots de Biarritz dans
les Pyrénées-Atlantiques et le site de Bermeo sur la côte cantabrique
basque-espagnole (fig. 1). Des filets verricaux ont été placés en fin d’aprèsmidi autour de l’entrée des cavités où se trouvent les nids. Iats oiseaux
débutent leur actitivité noctume de nourrissage de leurs poussins vers
23 heures, et les demières captures se réalisent avant l’aube. I a prise en main
de l’oiseau et son extraction du filet suffisent à provoquer la régurgitatictn de
son contenu proventriculaire. Sa *récupération s’effectue en plaçant la tête
de l’oiseau dans un flacon à large ouverture. Ius régurgitats sont conservés
dans l’alcool à 70 pour cent. Ainsi, les parties squelettiques calcaires des
proies sont préservées.
En laboratoire, l’observation des échantillons au stéréomicroscope montre une dégradation et une fragmentation importante des organismes ingérés, ce qui rend délicate l’identification des organismes jusqu’à l’espèce.
La détermination des lartus de poissons et la mesure de leur taille n’ont
été réaüsées que sur des individus entiers ou à partir des otolithes. Dans
certains cas, le nombre de globes oculaires a permis de quantifier le nombre de poissons ingérés.
165
L’océanite tempête Hydrobates pelagicus est la seule espèce d’Hydrobaridae
nicheuse sur le littoral français. Sur la façade atlantique, les sites de nidification sont situés principalement en Bretagne (400-500 couples) et dans
les Pyrénées-Atlanriques (20 couples) (Hémery, 1994; Cadiou & Gisom,
1999). Plusieurs colonies ont également été recensées sur la côte cantabrique espagnole.
De nombreux tra\ aux concernant l’alimentation de cette espèce en pleine
mer montrent que l’ocèanite tempête est essentiellement planctonophage,
et que le spectre de taille des proies conceme les organismes du méso- et du
macroplancton, en particulier les crustacés et les larves de poissons (Cramps
& Simmons, 1978; Prince & Morgan, 1987). Les résultats présentés dans ce
travail concement l’alimentation de l'océanite tempête durant sa période estivale de reproduction, phase cririque durant laquelle les adultes reviennent
régulièrement à terre, la nuit, sur les sites de nidificarion pour assurer la survie de letir progéniture.
Matériel et méthodes
Entre 1984 et 1999, des captures nocturnes d’océanites tempête ont été
réalisées en période estivale (juillet-août) sur trois sites de nidificarion du
littoral atlantique : l’archipel de Molène (Bretagne), les îlots de Biarritz dans
les Pyrénées-Atlantiques et le site de Bermeo sur la côte cantabrique
basque-espagnole (fig. 1). Des filets verricaux ont été placés en fin d’aprèsmidi autour de l’entrée des cavités où se trouvent les nids. Iats oiseaux
débutent leur actitivité noctume de nourrissage de leurs poussins vers
23 heures, et les demières captures se réalisent avant l’aube. I a prise en main
de l’oiseau et son extraction du filet suffisent à provoquer la régurgitatictn de
son contenu proventriculaire. Sa *récupération s’effectue en plaçant la tête
de l’oiseau dans un flacon à large ouverture. Ius régurgitats sont conservés
dans l’alcool à 70 pour cent. Ainsi, les parties squelettiques calcaires des
proies sont préservées.
En laboratoire, l’observation des échantillons au stéréomicroscope montre une dégradation et une fragmentation importante des organismes ingérés, ce qui rend délicate l’identification des organismes jusqu’à l’espèce.
La détermination des lartus de poissons et la mesure de leur taille n’ont
été réaüsées que sur des individus entiers ou à partir des otolithes. Dans
certains cas, le nombre de globes oculaires a permis de quantifier le nombre de poissons ingérés.
165
