CoastGIS'99: geomatics and coastal environment
• De nombreuses données sont anciennes, telles que les données bathymétriques du XIX
e siècle de l’archipel de Molène ou les données sédimentologiques sous-marines qui datent pour la plupart des années
soixante. Ainsi, les documents les plus récents établis par le Shom sont
réalisés à partir de ces mêmes échantillons, voire à partir des données
recueillies par la méthode du plomb suiffé, antérieures à 1940, et ne
fournissant qu’une description imprécise de la nature des fonds. L’âge
des données peut poser un problème d’actualité et donc de cohérence
des résultats. C’est particulièrement vrai dans le domaine marin, soumis à des variations cycliques à différentes échelles temporelles (biquotidiennes, mensuelles, saisonnières...) pouvant être modifiées durablement à l’occasion d’événements climatiques (ouragan de 1987), ou
anthropiques exceptionnels (marée noire de 1 ’Amoco Cadiz).
• Les différences d’échelles spatiales et temporelles peuvent poser le problème de la compatibilité des informations produites sur les différents
domaines. L’apport de la démarche de cartographie de synthèse peut être
important à cet égard par la définition d’indices tels que la valeur patrimoniale ou l’artificialisation. En tout état de cause, la compatibilité de
l’information n’est pas immédiate car les limites physiographiques
(zéros et trait de côte notamment) sont différentes entre le Shom et
1’IGN (Le Gouic, 1999).
Perspectives
L’approche engagée dans une perspective de typologie et de représentation synthétique de l’environnement littoral nécessite des avancées à
deux points de vue :
- au point de vue des connaissances, par l’amélioration de l’information
spatialisée, concernant en particulier le milieu marin, tant des points
de vue écologique que socio-économique (usage de l’espace). L’apport
des SIG est évident dans ce domaine grâce à leur capacité à constituer
un support d’archivage et d’analyse de données différentes (thème,
échelle) provenant de sources variées (terrain, télédétection), et par les
potentialités ofiertes en terme d’analyse qualitative et quantitative de
l’information, et notamment par la possibilité de couplage avec des
modèles spatio-temporels. En retour, l’information intégrée à la BIG peut
fournir une base de connaissance pour la définition des stratégies d echantillonnage, pour l’exploitation de l’information et pour la validation des
modèles ;
- au point de vue méthodologique, une réflexion doit être menée concernant la combinaison de l’information telle qu’elle est conçue dans la planification écologique en vue d’appréhender la complexité de systèmes
littoraux d’échelles variées et fonctionnant à différents pas de temps.
L’exploitation des indices utilisés en écologie (artificialisation, sensibilité,
dégradation...) et la mise au point de nouveaux indices ouvrent des
perspectives intéressantes à ce niveau. Pour cela, des avancées significatives peuvent également être attendues du couplage SIG-modèles
dynamiques.
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• De nombreuses données sont anciennes, telles que les données bathymétriques du XIX
e siècle de l’archipel de Molène ou les données sédimentologiques sous-marines qui datent pour la plupart des années
soixante. Ainsi, les documents les plus récents établis par le Shom sont
réalisés à partir de ces mêmes échantillons, voire à partir des données
recueillies par la méthode du plomb suiffé, antérieures à 1940, et ne
fournissant qu’une description imprécise de la nature des fonds. L’âge
des données peut poser un problème d’actualité et donc de cohérence
des résultats. C’est particulièrement vrai dans le domaine marin, soumis à des variations cycliques à différentes échelles temporelles (biquotidiennes, mensuelles, saisonnières...) pouvant être modifiées durablement à l’occasion d’événements climatiques (ouragan de 1987), ou
anthropiques exceptionnels (marée noire de 1 ’Amoco Cadiz).
• Les différences d’échelles spatiales et temporelles peuvent poser le problème de la compatibilité des informations produites sur les différents
domaines. L’apport de la démarche de cartographie de synthèse peut être
important à cet égard par la définition d’indices tels que la valeur patrimoniale ou l’artificialisation. En tout état de cause, la compatibilité de
l’information n’est pas immédiate car les limites physiographiques
(zéros et trait de côte notamment) sont différentes entre le Shom et
1’IGN (Le Gouic, 1999).
Perspectives
L’approche engagée dans une perspective de typologie et de représentation synthétique de l’environnement littoral nécessite des avancées à
deux points de vue :
- au point de vue des connaissances, par l’amélioration de l’information
spatialisée, concernant en particulier le milieu marin, tant des points
de vue écologique que socio-économique (usage de l’espace). L’apport
des SIG est évident dans ce domaine grâce à leur capacité à constituer
un support d’archivage et d’analyse de données différentes (thème,
échelle) provenant de sources variées (terrain, télédétection), et par les
potentialités ofiertes en terme d’analyse qualitative et quantitative de
l’information, et notamment par la possibilité de couplage avec des
modèles spatio-temporels. En retour, l’information intégrée à la BIG peut
fournir une base de connaissance pour la définition des stratégies d echantillonnage, pour l’exploitation de l’information et pour la validation des
modèles ;
- au point de vue méthodologique, une réflexion doit être menée concernant la combinaison de l’information telle qu’elle est conçue dans la planification écologique en vue d’appréhender la complexité de systèmes
littoraux d’échelles variées et fonctionnant à différents pas de temps.
L’exploitation des indices utilisés en écologie (artificialisation, sensibilité,
dégradation...) et la mise au point de nouveaux indices ouvrent des
perspectives intéressantes à ce niveau. Pour cela, des avancées significatives peuvent également être attendues du couplage SIG-modèles
dynamiques.
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