Environmental and resource applications
La base d’information géographique
La base d’information géographique (BIG) élaborée pour mener à bien
cette étude (Le Berre, 1999) est structurée autour de l'information
produite par le Shom qui constitue la référence pour le milieu marin,
partie la plus importante de la zone d'étude. Trois types d’information
de référence nous ont été fournis grâce à une convention de prêt :
- la base de données bathymétriques (HDBS) qui regroupe l’ensemble des
sondes numérisées à partir des minutes bathymétriques à diflérentes
échelles, ou provenant des levés par sondeur multifaisceau ;
- l’atlas numérique des courants, calculé à partir d’une modélisation des
courants liés à la marée ;
- la base de données photogrammétriques (BDBS) à 1/20 000, issue de
l’exploitation des photographies aériennes de la zone intertidale.
La BIG a été complétée par le biais de conventions de prêt établies avec
différents autres producteurs d'information (agence de l’Eau, institut
français de l’Environnement (Ifen), institut national de la statistique
et des études économiques (Insee)...), par recherche documentaire
auprès des administrations compétentes (Equipement, industrie) et
dans la littérature scientifique, ou encore à l’aide de données recueillies
directement sur le terrain. Ces données ont été obtenues soit sous forme numérique et importées clans la base, soit numérisées à partir d’un
support analogique. A l’issue de la phase d’acquisition et d’intégration
des données, la BIG est composée de 35 couches d’information thématique relatives aux paramètres physiques, biologiques et socio-économiques des domaines marin, intertidal et terrestre. Sa structuration est
basée sur la méthode de cartographie de synthèse mise au point par le
comité MAB de l’Unesco (Journaux, 1985) et adaptée à l’information
géographique. Cinq niveaux d’information, correspondant à des degrés
croissants d’analyse et d’exploitation de la BIG, sont identifiés (fig. 2).
Applications
Les applications réalisées à partir de cette BIG constituent des étapes de
la méthode dite de la « planification écologique », dans laquelle 1’étude
et la connaissance des paramètres environnementaux et socio-économiques sont traduites en terme d’aptitudes ou de contraintes pour
l’usage et l’aménagement de l’espace (McHarg, 1969).
La première étape visait à produire un état de l’environnement, en particulier par la modélisation des peuplements écologiques en milieu
marin. Cette information est réexploitée dans une seconde étape pour
l’estimation de la valeur patrimoniale du littoral. La comparaison patrimoine-usage envisagée à l’origine de l’étude, afin de mettre en évidence
les enjeux et les conflits d’intérêts actuels ou potentiels du littoral, n’a
pu être menée à son terme à cause de l’absence d’information spatialisée
concernant notamment les activités marines. Seule la comparaison de la
valeur patrimoniale et de la protection effective de l’environnement
côtier a pu être effectuée.
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