Environmental and resource applications
Discussion
Ces résultats préliminaires indiquent que la répartition spatiale des
grands dauphins semble être en partie dictée par les variables topographiques des fonds sous-marins. Parmi les quatre variables testées,
la profondeur et la pente semblent être des paramètres influençant le
choix du domaine vital. Au sein de cet espace, le groupe fréquente préférentiellement certains sites caractérisés par la présence de roches émergées. Selon leur activité, ils tiennent également compte de la profondeur (cas du déplacement) ou de l’inclinaison de la pente (cas du repos).
D’autres études menées sur des groupes de grands dauphins côtiers ont
montré que les animaux étaient concentrés dans des secteurs caractérisés en partie par la profondeur (Berrow et al., 1996 ; Wilson et al., 1997).
En ce qui concerne la pente, les travaux réalisés sur des dauphins de
Risso dans le golfe de Mexico indiquent qu’il existe une relation directe entre la présence des animaux et cette variable (Baumgartner, 1997).
Par contre, l’ensemble des études menées sur les cétacés, et en particulier sur les grands dauphins en milieu côtier, met en évidence l'intervenrion du courant sur la répartition spatiale des animaux. Ce paramètre semble être déterminant pour l’activité de prospection alimentaire; il serait donc nécessaire de le prendre en compte, avec d'autres
facteurs environnementaux, pour comprendre le dérerminisme spatial
dc ces mammifères marins au sein de leur domaine vital.
En conséquence, il est indispensable d’élargir à d’autres variables environnementales l’analyse spatiale réalisée dans cette étude, ce qui implique
de coupler le SIG à la modélisation. En premier lieu, la modélisation
hydrodynamique permettrait la production d’informations spatiales et
temporelles telles c]ue les modes hydrodynamiques et les courants. La
modélisation écologique produirait, en complément des mesures acquises,
une information spatio-temporelle sur les composantes des écosystèmes
pélagique et benthique. L’ensemble des résultats issus de la modélisution serait intégré dans la base d'information gèographique. sous forme
de couvertures thématiques, et compléterait le jeu de données.
Du point de vue méthodologique, à ce stade cle la recherche, le SIG permet
le stockage, la gestion et l’analyse de données géoréférencées de nature
variée. II offre ainsi la possibilité de mettre en cohérence spatiale et sémantique des données acquises sur différents types cle supporr (analogique et
numérique), dans des systèmes cle projection cartographique divers et
selon des modes de représentation cles objets géographiques multiples.
De plus, le couplage de ces systèmes avec les logiciels spécialisés dans l’analyse statistique offre des atouts pour décrire qualitativemenr er quantitativement les relations entre plusieurs variables environnementales.
Conclusion
Si les résultats présentés ne constituent qu’une approche limitée de
l’habitat du grand dauphin en mer d'Iroise, ils confirment néanmoins
l’existence de secteurs privilégiés au sein de leur domaine vital, caractérisés par la présence d’îlots et par une topographie sous-marine particulière.
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Discussion
Ces résultats préliminaires indiquent que la répartition spatiale des
grands dauphins semble être en partie dictée par les variables topographiques des fonds sous-marins. Parmi les quatre variables testées,
la profondeur et la pente semblent être des paramètres influençant le
choix du domaine vital. Au sein de cet espace, le groupe fréquente préférentiellement certains sites caractérisés par la présence de roches émergées. Selon leur activité, ils tiennent également compte de la profondeur (cas du déplacement) ou de l’inclinaison de la pente (cas du repos).
D’autres études menées sur des groupes de grands dauphins côtiers ont
montré que les animaux étaient concentrés dans des secteurs caractérisés en partie par la profondeur (Berrow et al., 1996 ; Wilson et al., 1997).
En ce qui concerne la pente, les travaux réalisés sur des dauphins de
Risso dans le golfe de Mexico indiquent qu’il existe une relation directe entre la présence des animaux et cette variable (Baumgartner, 1997).
Par contre, l’ensemble des études menées sur les cétacés, et en particulier sur les grands dauphins en milieu côtier, met en évidence l'intervenrion du courant sur la répartition spatiale des animaux. Ce paramètre semble être déterminant pour l’activité de prospection alimentaire; il serait donc nécessaire de le prendre en compte, avec d'autres
facteurs environnementaux, pour comprendre le dérerminisme spatial
dc ces mammifères marins au sein de leur domaine vital.
En conséquence, il est indispensable d’élargir à d’autres variables environnementales l’analyse spatiale réalisée dans cette étude, ce qui implique
de coupler le SIG à la modélisation. En premier lieu, la modélisation
hydrodynamique permettrait la production d’informations spatiales et
temporelles telles c]ue les modes hydrodynamiques et les courants. La
modélisation écologique produirait, en complément des mesures acquises,
une information spatio-temporelle sur les composantes des écosystèmes
pélagique et benthique. L’ensemble des résultats issus de la modélisution serait intégré dans la base d'information gèographique. sous forme
de couvertures thématiques, et compléterait le jeu de données.
Du point de vue méthodologique, à ce stade cle la recherche, le SIG permet
le stockage, la gestion et l’analyse de données géoréférencées de nature
variée. II offre ainsi la possibilité de mettre en cohérence spatiale et sémantique des données acquises sur différents types cle supporr (analogique et
numérique), dans des systèmes cle projection cartographique divers et
selon des modes de représentation cles objets géographiques multiples.
De plus, le couplage de ces systèmes avec les logiciels spécialisés dans l’analyse statistique offre des atouts pour décrire qualitativemenr er quantitativement les relations entre plusieurs variables environnementales.
Conclusion
Si les résultats présentés ne constituent qu’une approche limitée de
l’habitat du grand dauphin en mer d'Iroise, ils confirment néanmoins
l’existence de secteurs privilégiés au sein de leur domaine vital, caractérisés par la présence d’îlots et par une topographie sous-marine particulière.
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