CoastGis’99: geomatics and coastal environment
Préface
Étienne Cailliau (1) , Bruno Barnouin (2)
(1) Directeur de l'établissement principal du Shom
(2) Directeur de l’environnement et de l'aménagement littoral de l'Ifremer
L’importance scientifique, sociale et économique de la connaissance et de
la gestion du littoral n’est plus à découvrir. Cela fait plusieurs années
déjà qu’est apparu clairement, dans le milieu scientifique ainsi que dans
ceux des décideurs et des écologistes, le besoin de connaître et de décrire
plus précisément le littoral, considéré ici en deçà et au-delà du trait de côte.
Il s’agit de l’appréhender, l’expliquer, l’occuper, l’exploiter, le gérer, le
protéger. En cette fin de millénaire, on assiste à une prise de conscience
par la société de l’importance et de la fragilité de cette partie essentielle
de la planète. Nous réalisons tous qu’il faut connaître et comprendre ce
milieu, prédire ses évolutions afin de pouvoir y vivre, y travailler mais
aussi œuvrer pour sa préservation à court, moyen et long termes.
Des outils scientifiques et techniques performants sont désormais
disponibles pour appréhender le contexte des phénomènes qui contrôlent l’espace littoral et décrire les processus eux-mêmes. Ce sont ces
modes d’observation, ces modèles de gestion, ces systèmes d’information
géographique qui ont été présentés et débattus pendant les journées
CoastGIS’99.
Les documents d’introduction de cette conférence CoastGIS’99 mettent très justement l’accent sur la multiplicité des acteurs, des demandeurs comme des fournisseurs d’informations. Les expériences de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer et du Service
hydrographique et océanographique de la Marine clans le domaine de
la géohydrographie littorale montrent ainsi que rares sont les demandeurs qui ont une notion précise de leurs besoins et de ce qui leur sera
réellement utile. Plus rares encore sont ceux qui ont clairement identifié les ressources financières qu’ils auront à consacrer à la gestion de
l’information : l’acquisition de cette connaissance géohydrographique,
son entretien et sa mise à disposition coûtent cher, et le prix est d’autant plus élevé que le besoin des utilisateurs est souvent spécifique et
que l’information doit donc être acquise, interprétée et présentée différemment selon chaque usage particulier.
Évidemment, la collecte des données d’observation peut et doit être optimisée, qu'il s’agisse des contextes géographique, physique, géologique,
géophysique, du contenu biogéochimique, des aspects économiques,
sociologiques, écologiques et juridiques. Cette synergie des observations
impose une démarche forcément pluridisciplinaire, des protocoles spécifiques et des standards communs, et donc une stratégie de coopérations transverses, nationales, régionales, européennes et internationales
très fortes, ainsi qu’une homogénéité d’actions entre l’amont et l’aval,
entre les fournisseurs et les utilisateurs de l’information.
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Préface
Étienne Cailliau (1) , Bruno Barnouin (2)
(1) Directeur de l'établissement principal du Shom
(2) Directeur de l’environnement et de l'aménagement littoral de l'Ifremer
L’importance scientifique, sociale et économique de la connaissance et de
la gestion du littoral n’est plus à découvrir. Cela fait plusieurs années
déjà qu’est apparu clairement, dans le milieu scientifique ainsi que dans
ceux des décideurs et des écologistes, le besoin de connaître et de décrire
plus précisément le littoral, considéré ici en deçà et au-delà du trait de côte.
Il s’agit de l’appréhender, l’expliquer, l’occuper, l’exploiter, le gérer, le
protéger. En cette fin de millénaire, on assiste à une prise de conscience
par la société de l’importance et de la fragilité de cette partie essentielle
de la planète. Nous réalisons tous qu’il faut connaître et comprendre ce
milieu, prédire ses évolutions afin de pouvoir y vivre, y travailler mais
aussi œuvrer pour sa préservation à court, moyen et long termes.
Des outils scientifiques et techniques performants sont désormais
disponibles pour appréhender le contexte des phénomènes qui contrôlent l’espace littoral et décrire les processus eux-mêmes. Ce sont ces
modes d’observation, ces modèles de gestion, ces systèmes d’information
géographique qui ont été présentés et débattus pendant les journées
CoastGIS’99.
Les documents d’introduction de cette conférence CoastGIS’99 mettent très justement l’accent sur la multiplicité des acteurs, des demandeurs comme des fournisseurs d’informations. Les expériences de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer et du Service
hydrographique et océanographique de la Marine clans le domaine de
la géohydrographie littorale montrent ainsi que rares sont les demandeurs qui ont une notion précise de leurs besoins et de ce qui leur sera
réellement utile. Plus rares encore sont ceux qui ont clairement identifié les ressources financières qu’ils auront à consacrer à la gestion de
l’information : l’acquisition de cette connaissance géohydrographique,
son entretien et sa mise à disposition coûtent cher, et le prix est d’autant plus élevé que le besoin des utilisateurs est souvent spécifique et
que l’information doit donc être acquise, interprétée et présentée différemment selon chaque usage particulier.
Évidemment, la collecte des données d’observation peut et doit être optimisée, qu'il s’agisse des contextes géographique, physique, géologique,
géophysique, du contenu biogéochimique, des aspects économiques,
sociologiques, écologiques et juridiques. Cette synergie des observations
impose une démarche forcément pluridisciplinaire, des protocoles spécifiques et des standards communs, et donc une stratégie de coopérations transverses, nationales, régionales, européennes et internationales
très fortes, ainsi qu’une homogénéité d’actions entre l’amont et l’aval,
entre les fournisseurs et les utilisateurs de l’information.
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