Discussion - Conclusion
Pour le dosage CLHP des phycotoxines paralysan tes, le nombre de paramètres à con trôl er lors
de l'ut ilisatio n de la méthode Oshima comme
pour la méthode Sullivan est élevé pour obtenir
une sépara tion satisfaisa nte et reproductible. Le
pH des phases mobiles est le principal paramètre
à maîtriser. Mais les plus grands déboires observés ont été liés aux va ri ations de température de
la colonne qui se répercutent sur la stabil ité des
temps de rétention (ce paramètre n'est donc pas à
négliger dans cette méthode, plus que pour la
méthode Sullivan).
La méthode Oshima présente cependant l' avantage d'i ndividualiser et de quantifier toutes les
phycotoxines paralysantes, mais en augmentant le
temps d'ana lyse par échantillon . En effet, non seulement il fau t une injection pour chaque groupe
de toxines, mais de plus, pour des raisons de stabil ité de la colon ne, l'analyse doit se fa ire sur trois
semai nes ou sur tro is systèmes chromatographiques différents (un pour chaque groupe).
En concl usion, la méthode Oshima, tout comme
la méthode Su lliva n, reste une méthode sophisti -
quée, délicate d'empl oi et onéreuse à l' investi ssement ; ell e ne peut donc être util isée par un
laboratoire cô tier pour le contrôle. C'est néanmoins une technique va lable de rech erche et
d'expertise.
Pour le dosage en CLHP des ciguatoxi nes par
fluorimétrie, les différentes approches envisagées
n'ont pas été couronnées de succès au nivea u
quantitatif bien qu 'au niveau qualitatif un certain
potentiel de détection ait été reconnu pour le 9anthroyl nitrile. En fa it, le problème du dosage par
CLHP pour ce type de to xines se pose de la
man ière su ivante :
• Le réactif fluorescent doit réagir aussi bien avec
des OH primaires que des OH secondaires pour
doser toutes les ciguatoxines ;
• Le réacti f fluorescent doit pouvoir détecter des
quantités de ciguatoxines de l'ordre de quelques
pi cogrammes et non pas de l' ordre du nanogramme.
En effet, pour ce qu i concerne ce dernier point,
l'anthroyl ne réagit avec les ciguatoxines que jusqu 'à 1 ng environ. D'autres réactifs comme le 7
diéthyla minocoumarine 3 carbonylazide n' ont
Chimie analytique
..... - ....................................... .
pas une meilleure sensibilité (Dickey et al. , 1993).
En effet, les CTXs sont cl iniquement actives dès
0,25 à 0,5 ~g/g de chair de poisson . À ce titre, il
fa udrait donc pouvoir, soit les purifier le plus complètement possible, soit les détecter, sans purification avancée, jusqu 'à un seuil 100 à 200 fois
plus faible, afin de minimi ser les con taminat ions,
et de favori ser le dosage en CL HP. De récents
essais réalisés par l' équ ipe de Yasumoto sont
basés sur l' utilisation du l-anthroyl nitrile plus
réactif que le 9-anthroyl nitrile. Cette voie serait
donc à explorer.
L'autre volet de ces projets réside dans la mise au
point de tests rapides pour la détection de l'acide
oka daïque. L' approche utilisant l' inhibition des
phosphatases cibles semble être prometteuse. La
réalisation complète du projet comprenant l'évaluation de ce test sur une grande quantité d'échantillons de coquillages naturellement contaminés
devrait fournir des enseignements très utiles à la
véritable promotion de ce test au niveau de laboratoires de diagnosti c. De l'avis d'experts, ce test
semble être le meilleur candidat comme outil de
surveillance de la contamination en toxines diarrhéiques. Cette promotion pourrait être facil itée du
fait de la récente disponibilité commerciale de protéine phosphatase 2A et de l' obtention faci le de
PP2A de moules sensible à l'AO (Marca illou-Le
Baut, communication personnelle).
La même démarche est entreprise pour la promotion de tests immunochimiques. M alheureusement le projet s' intéressant à la détection de l'AO
a connu des débo ires. Il est à rappeler que des
kits ex istent maintenant dans le commerce et que
leur éva luation semble satisfaisante (Fremy et al.,
1994). Néanmoins, les facteurs limitants de ces
tests commercialisés sont leur coût excessif et/ou
leur difficulté d' approvisionnement.
Le projet portant sur la détection immunochi -
mique des phycotoxines paralysantes a été davantage productif. Des anticorps polyclonaux ayant
des spécificités relati ves selon les toxines (notamment STX et GTX 2-3) sont disponibles et l'évaluation de leur aptitude à la détection de ces
toxines dans des échantillons naturellement
contaminés devrait être entreprise.
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Pour le dosage CLHP des phycotoxines paralysan tes, le nombre de paramètres à con trôl er lors
de l'ut ilisatio n de la méthode Oshima comme
pour la méthode Sullivan est élevé pour obtenir
une sépara tion satisfaisa nte et reproductible. Le
pH des phases mobiles est le principal paramètre
à maîtriser. Mais les plus grands déboires observés ont été liés aux va ri ations de température de
la colonne qui se répercutent sur la stabil ité des
temps de rétention (ce paramètre n'est donc pas à
négliger dans cette méthode, plus que pour la
méthode Sullivan).
La méthode Oshima présente cependant l' avantage d'i ndividualiser et de quantifier toutes les
phycotoxines paralysantes, mais en augmentant le
temps d'ana lyse par échantillon . En effet, non seulement il fau t une injection pour chaque groupe
de toxines, mais de plus, pour des raisons de stabil ité de la colon ne, l'analyse doit se fa ire sur trois
semai nes ou sur tro is systèmes chromatographiques différents (un pour chaque groupe).
En concl usion, la méthode Oshima, tout comme
la méthode Su lliva n, reste une méthode sophisti -
quée, délicate d'empl oi et onéreuse à l' investi ssement ; ell e ne peut donc être util isée par un
laboratoire cô tier pour le contrôle. C'est néanmoins une technique va lable de rech erche et
d'expertise.
Pour le dosage en CLHP des ciguatoxi nes par
fluorimétrie, les différentes approches envisagées
n'ont pas été couronnées de succès au nivea u
quantitatif bien qu 'au niveau qualitatif un certain
potentiel de détection ait été reconnu pour le 9anthroyl nitrile. En fa it, le problème du dosage par
CLHP pour ce type de to xines se pose de la
man ière su ivante :
• Le réactif fluorescent doit réagir aussi bien avec
des OH primaires que des OH secondaires pour
doser toutes les ciguatoxines ;
• Le réacti f fluorescent doit pouvoir détecter des
quantités de ciguatoxines de l'ordre de quelques
pi cogrammes et non pas de l' ordre du nanogramme.
En effet, pour ce qu i concerne ce dernier point,
l'anthroyl ne réagit avec les ciguatoxines que jusqu 'à 1 ng environ. D'autres réactifs comme le 7
diéthyla minocoumarine 3 carbonylazide n' ont
Chimie analytique
..... - ....................................... .
pas une meilleure sensibilité (Dickey et al. , 1993).
En effet, les CTXs sont cl iniquement actives dès
0,25 à 0,5 ~g/g de chair de poisson . À ce titre, il
fa udrait donc pouvoir, soit les purifier le plus complètement possible, soit les détecter, sans purification avancée, jusqu 'à un seuil 100 à 200 fois
plus faible, afin de minimi ser les con taminat ions,
et de favori ser le dosage en CL HP. De récents
essais réalisés par l' équ ipe de Yasumoto sont
basés sur l' utilisation du l-anthroyl nitrile plus
réactif que le 9-anthroyl nitrile. Cette voie serait
donc à explorer.
L'autre volet de ces projets réside dans la mise au
point de tests rapides pour la détection de l'acide
oka daïque. L' approche utilisant l' inhibition des
phosphatases cibles semble être prometteuse. La
réalisation complète du projet comprenant l'évaluation de ce test sur une grande quantité d'échantillons de coquillages naturellement contaminés
devrait fournir des enseignements très utiles à la
véritable promotion de ce test au niveau de laboratoires de diagnosti c. De l'avis d'experts, ce test
semble être le meilleur candidat comme outil de
surveillance de la contamination en toxines diarrhéiques. Cette promotion pourrait être facil itée du
fait de la récente disponibilité commerciale de protéine phosphatase 2A et de l' obtention faci le de
PP2A de moules sensible à l'AO (Marca illou-Le
Baut, communication personnelle).
La même démarche est entreprise pour la promotion de tests immunochimiques. M alheureusement le projet s' intéressant à la détection de l'AO
a connu des débo ires. Il est à rappeler que des
kits ex istent maintenant dans le commerce et que
leur éva luation semble satisfaisante (Fremy et al.,
1994). Néanmoins, les facteurs limitants de ces
tests commercialisés sont leur coût excessif et/ou
leur difficulté d' approvisionnement.
Le projet portant sur la détection immunochi -
mique des phycotoxines paralysantes a été davantage productif. Des anticorps polyclonaux ayant
des spécificités relati ves selon les toxines (notamment STX et GTX 2-3) sont disponibles et l'évaluation de leur aptitude à la détection de ces
toxines dans des échantillons naturellement
contaminés devrait être entreprise.
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