Littoral
fondeur) et l’isobathe des 18 m, avec une limite nord au droit de Pentrez et une limite sud au droit de Douarnenez. Les fonds y sont essentiellement sableux et coquilliers, parfois agrémentés de ripple-marks
ou de quelques affleurements schisteux. Des populations très clenses
d’ophiures et de coquillages sont présentes par places.
À chaque station, positionnée par GPS différentiel, une caméra vidéo
montée sur troïka a été traînée pendant quelques minutes pour déterminer la présence ou l’absence d’ulves posées sur le fond. En ehet, les
thalles ne sont pas fixés au substrat et possèdent une flottabilité légèrement négative. En cas de présence significative, des plongeurs ont collecté les algues snr une distance cle 10 m à l’aide d’un minichalut. L’ouverture du filet était de 1 m de largeur sur 0,20 m de hauteur. Chaque
prélèvement a été tripliqué. Les échantillons récoltés ont été essorés
durant une minute et pesés immédiatement.
Les biomasses mesurées par unité de surface à chaque station ont été
multipliées par des aires centrées sur chaque station clans la limite cle
la bande côtière décrite plus haut. Les tonnages d’algues fraîches égouttées ainsi calculés pour les différentes aires ont été sommés.
Lors des missions de juin, juillet et août, certaines conditions de milieu
ont été mesurées en quelques occasions (température, salinité, éclairement, teneurs en nitrate et ammonium).
Résultats
Flux azotés
• Évolution printanière
À titre d’exemple, la figure 2 représente l’évolution printanière en
1998 des flux azotés cles trois principaux cours d’eau : le Névet, le
Lapic et le Kerharo. Durant la première quinzaine d’avril, des précipitations tendent à augmenter les débits (surtout celui du Kerharo) qui
diminuent durant le reste de la période. Les concentrations de nitrate,
généralement comprises entre 30 et 60 mg/1, croissent jusqu’au 6 mai,
comme il est normal en fin d’épisode de fort débit. Elles diminuent
ensuite très lentement. Le Kerharo, de teneur intermédiaire entre celles
du Lapic et du Névet, n’a pas fait l’objet cette année-là d’une dérivation partielle vers le marais de Kervigen pour dénitrif ication.
Les flux de nitrate des cours d’eau sont compris entre 2 et 7,5 t NO 3/j
en début de période et s’abaissent ensuite pour arriver autour cle 1 t/j
à partir de fin mai. Les débits constituent visiblement le facteur principal de leur variation. Levolution printanière des débits, des teneurs
en nitrate et cles flux suit chaque année une tendance similaire.
• Évolution interannuelle
Levolution interannuelle des flux de nitrate est illustrée jsar l’exemple du
Lapic (fig. 3)■ Les débits de printemps et d eté évoluent entre 1993 et 1998
dans une gamme allant de 0,05 à 1,25 m’/s. Les années 1995 et 1998 ont
vu les plus forts débits, en milieu et en début cle printemps respectivement. Par contre, les années 1996 et surtout 1997 ont été plus sèches.
65
fondeur) et l’isobathe des 18 m, avec une limite nord au droit de Pentrez et une limite sud au droit de Douarnenez. Les fonds y sont essentiellement sableux et coquilliers, parfois agrémentés de ripple-marks
ou de quelques affleurements schisteux. Des populations très clenses
d’ophiures et de coquillages sont présentes par places.
À chaque station, positionnée par GPS différentiel, une caméra vidéo
montée sur troïka a été traînée pendant quelques minutes pour déterminer la présence ou l’absence d’ulves posées sur le fond. En ehet, les
thalles ne sont pas fixés au substrat et possèdent une flottabilité légèrement négative. En cas de présence significative, des plongeurs ont collecté les algues snr une distance cle 10 m à l’aide d’un minichalut. L’ouverture du filet était de 1 m de largeur sur 0,20 m de hauteur. Chaque
prélèvement a été tripliqué. Les échantillons récoltés ont été essorés
durant une minute et pesés immédiatement.
Les biomasses mesurées par unité de surface à chaque station ont été
multipliées par des aires centrées sur chaque station clans la limite cle
la bande côtière décrite plus haut. Les tonnages d’algues fraîches égouttées ainsi calculés pour les différentes aires ont été sommés.
Lors des missions de juin, juillet et août, certaines conditions de milieu
ont été mesurées en quelques occasions (température, salinité, éclairement, teneurs en nitrate et ammonium).
Résultats
Flux azotés
• Évolution printanière
À titre d’exemple, la figure 2 représente l’évolution printanière en
1998 des flux azotés cles trois principaux cours d’eau : le Névet, le
Lapic et le Kerharo. Durant la première quinzaine d’avril, des précipitations tendent à augmenter les débits (surtout celui du Kerharo) qui
diminuent durant le reste de la période. Les concentrations de nitrate,
généralement comprises entre 30 et 60 mg/1, croissent jusqu’au 6 mai,
comme il est normal en fin d’épisode de fort débit. Elles diminuent
ensuite très lentement. Le Kerharo, de teneur intermédiaire entre celles
du Lapic et du Névet, n’a pas fait l’objet cette année-là d’une dérivation partielle vers le marais de Kervigen pour dénitrif ication.
Les flux de nitrate des cours d’eau sont compris entre 2 et 7,5 t NO 3/j
en début de période et s’abaissent ensuite pour arriver autour cle 1 t/j
à partir de fin mai. Les débits constituent visiblement le facteur principal de leur variation. Levolution printanière des débits, des teneurs
en nitrate et cles flux suit chaque année une tendance similaire.
• Évolution interannuelle
Levolution interannuelle des flux de nitrate est illustrée jsar l’exemple du
Lapic (fig. 3)■ Les débits de printemps et d eté évoluent entre 1993 et 1998
dans une gamme allant de 0,05 à 1,25 m’/s. Les années 1995 et 1998 ont
vu les plus forts débits, en milieu et en début cle printemps respectivement. Par contre, les années 1996 et surtout 1997 ont été plus sèches.
65
