Pollutions diffuses : du bassin versant au littoral
de profondeur er l'exutoire ; 6 % sont des perres hors du bassin versant
ou des erreurs de mesure ou de calcul et, enfin, 10 % correspondent à
la variation de stock du « réservoir » du modèle entre le début et la fin
de la modélisation.
Par rapport aux cultures annuelles courantes (maïs, céréales...),
les prairies jouent un rôle particulier sur la circulation de l’azote
dans le sol et dans l’eau
Il est maintenant bien établi que les pertes d'azote dans l’eau sous les
prairies pâturées, mode d’exploitation dominant des prairies en Bretagne,
sont beaucoup plus imporrantes que celles sous les prairies exploitées
exclusivement par fauche (Simon, 1995 ; Laurent et al., 1999).
Figure 8
Évolution des flux d’azote
calculés par périodes de 15
jours sous les parcelles
par le modèle NBVl
et des concentrations
moyennes en nitrate
mesurées a l’exutoire
pendant la quinzaine suivante
durant la saison de drainage
en 1994/1995
et 1995/1996 sur le bassm
versant du Kerouallon
à Ploudiry (29).
Dates des périodes (flux sous les parcelles)
Sur le bassin du Kerouallon, les pertes d'azote cumulées évaluées par le
modèle NBV1 pendant deux campagnes hydrologiques ( 1
er septembre
au 31 août) sont en moyenne beaucoup plus élevées pour les successions
à base de cultures annuelles (160 kg N/ha/an) que pour celles à base de
prairies pâturées (93 kg N/ha/an) alors que les bilans annuels d’azote minéral sont équivalents. La minéralisation nette cumulée dans l’horizon de
surface du sol au rerme de l’étude est proche de zéro dans le cas des prairies alors qu’elle atteint 240 kg N/ha (soit environ 120 kgN/ha/an)
pour les successions de cultures annuelles (céréales-maïs). Finalement,
76,5 % des excédents azotés des successions de cultures annuelles
(céréales-maïs) sont entraînés sous la zone racinaire par les eaux contre
seulement 44 % pour les prairies. Pour ces dernières, on sait qu'une partie de l'azore ainsi immobilisé est libérée dans les quatre à cinq ans
suivant le retournement (Loiseau et al., 1 995). Cependant, on peut aussi avancer l’hypothèse que l'action conjointe du pâturage et cle l’augmentation du temps de séjour de l’azote dans le sol accentue globalement les fuites dans l’atmosphère du fait cle la volatilisation ammoniacale
à partir des bouses et pissats, de la dénitrification ou par les émissions
324
de profondeur er l'exutoire ; 6 % sont des perres hors du bassin versant
ou des erreurs de mesure ou de calcul et, enfin, 10 % correspondent à
la variation de stock du « réservoir » du modèle entre le début et la fin
de la modélisation.
Par rapport aux cultures annuelles courantes (maïs, céréales...),
les prairies jouent un rôle particulier sur la circulation de l’azote
dans le sol et dans l’eau
Il est maintenant bien établi que les pertes d'azote dans l’eau sous les
prairies pâturées, mode d’exploitation dominant des prairies en Bretagne,
sont beaucoup plus imporrantes que celles sous les prairies exploitées
exclusivement par fauche (Simon, 1995 ; Laurent et al., 1999).
Figure 8
Évolution des flux d’azote
calculés par périodes de 15
jours sous les parcelles
par le modèle NBVl
et des concentrations
moyennes en nitrate
mesurées a l’exutoire
pendant la quinzaine suivante
durant la saison de drainage
en 1994/1995
et 1995/1996 sur le bassm
versant du Kerouallon
à Ploudiry (29).
Dates des périodes (flux sous les parcelles)
Sur le bassin du Kerouallon, les pertes d'azote cumulées évaluées par le
modèle NBV1 pendant deux campagnes hydrologiques ( 1
er septembre
au 31 août) sont en moyenne beaucoup plus élevées pour les successions
à base de cultures annuelles (160 kg N/ha/an) que pour celles à base de
prairies pâturées (93 kg N/ha/an) alors que les bilans annuels d’azote minéral sont équivalents. La minéralisation nette cumulée dans l’horizon de
surface du sol au rerme de l’étude est proche de zéro dans le cas des prairies alors qu’elle atteint 240 kg N/ha (soit environ 120 kgN/ha/an)
pour les successions de cultures annuelles (céréales-maïs). Finalement,
76,5 % des excédents azotés des successions de cultures annuelles
(céréales-maïs) sont entraînés sous la zone racinaire par les eaux contre
seulement 44 % pour les prairies. Pour ces dernières, on sait qu'une partie de l'azore ainsi immobilisé est libérée dans les quatre à cinq ans
suivant le retournement (Loiseau et al., 1 995). Cependant, on peut aussi avancer l’hypothèse que l'action conjointe du pâturage et cle l’augmentation du temps de séjour de l’azote dans le sol accentue globalement les fuites dans l’atmosphère du fait cle la volatilisation ammoniacale
à partir des bouses et pissats, de la dénitrification ou par les émissions
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