Pollutions diffuses : du bassin versant au littoral
de pluie et de température et selon les successions de cultures. Les flux
d’azote sous les parcelles et à l’exutoire sont principalement alimentés
par l’azote minéral présent dans le sol en automne. Le modèle NBVl
montre aussi que ce stock d’azote minéral soumis au lessivage est réalimenté en hiver, à la faveur des périodes de remontée des températures,
par la minéralisation et la nitrification dont une partie provient certainement de l’azote minéral réorganisé en fin d’été (Bordenave et al.,
1996). On note que, dans une parcelle donnée, l’azote potentiellement
lessivable à un moment donné est plutôt déterminé par la température alors que l'azote effectivement lixivié est déterminé par les pluies.
Figure 6
Schéma fonctionnel
journalier du modèle NBVl.
Pendant la période de drainage intense, les flux calculés issus des parcelles influent de façon perceptible sur les concentrations à l’exutoire
(fig. 8) avec un décalage de 1 5 jours à un mois maximum. Ceci semble
indiquer l’existence d’une composante rapide dans les transferts entre
les parcelles et le ruisseau, sans toutefois permettre de la quantifier précisément en raison de la simplification extrême de la partie hydrologique du modèle qui ne tient pas compte notamment de l’espace et
des vitesses de circulation de l’eau (fig. 6).
Le flux d’azote mesuré dans l’eau à l’exutoire ne représente qu’une partie de l’excédent minéral apporté sur les parcelles : 50 % pendant la période de drainage 1994-1995 et seulement 25 % pendant la période de
drainage 1995-1996. La variation importante du flux d’azote lixivié à
la fin de chaque période s’explique en grande partie par la forte différence de pluviosité, et donc de la lame drainée, comme cela apparaît
sur la figure 7b. Le modèle NBVl fournit quelques éléments d’appréciation sur cette disparition apparente de l’excédent d’azote non retrouvé dans l’eau : 29 % se produit dans les parcelles, principalement de
prairies, dans l’horizon de surface (0-30 cm) et en dessous (30 à 60 cm) ;
18 % au niveau du « réservoir » du modèle, c'est-à-dire lors du transfert dans les eaux souterraines entre les parcelles agricoles sous 60 cm
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de pluie et de température et selon les successions de cultures. Les flux
d’azote sous les parcelles et à l’exutoire sont principalement alimentés
par l’azote minéral présent dans le sol en automne. Le modèle NBVl
montre aussi que ce stock d’azote minéral soumis au lessivage est réalimenté en hiver, à la faveur des périodes de remontée des températures,
par la minéralisation et la nitrification dont une partie provient certainement de l’azote minéral réorganisé en fin d’été (Bordenave et al.,
1996). On note que, dans une parcelle donnée, l’azote potentiellement
lessivable à un moment donné est plutôt déterminé par la température alors que l'azote effectivement lixivié est déterminé par les pluies.
Figure 6
Schéma fonctionnel
journalier du modèle NBVl.
Pendant la période de drainage intense, les flux calculés issus des parcelles influent de façon perceptible sur les concentrations à l’exutoire
(fig. 8) avec un décalage de 1 5 jours à un mois maximum. Ceci semble
indiquer l’existence d’une composante rapide dans les transferts entre
les parcelles et le ruisseau, sans toutefois permettre de la quantifier précisément en raison de la simplification extrême de la partie hydrologique du modèle qui ne tient pas compte notamment de l’espace et
des vitesses de circulation de l’eau (fig. 6).
Le flux d’azote mesuré dans l’eau à l’exutoire ne représente qu’une partie de l’excédent minéral apporté sur les parcelles : 50 % pendant la période de drainage 1994-1995 et seulement 25 % pendant la période de
drainage 1995-1996. La variation importante du flux d’azote lixivié à
la fin de chaque période s’explique en grande partie par la forte différence de pluviosité, et donc de la lame drainée, comme cela apparaît
sur la figure 7b. Le modèle NBVl fournit quelques éléments d’appréciation sur cette disparition apparente de l’excédent d’azote non retrouvé dans l’eau : 29 % se produit dans les parcelles, principalement de
prairies, dans l’horizon de surface (0-30 cm) et en dessous (30 à 60 cm) ;
18 % au niveau du « réservoir » du modèle, c'est-à-dire lors du transfert dans les eaux souterraines entre les parcelles agricoles sous 60 cm
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