Pollutions diffuses : du bassin versant au littoral
Par différence, on considère donc que la dénitrification par voie microbiologique enlève en moyenne 26,5 kg d’azote par jour à l’eau qui y
circule (équivalanr à 116 kg de nitrate par jour).
Le phosphore dissous a été mesuré en entrée et sortie du marais de Kervigen en mai et juin 1995, uniquement sous sa forme orthophosphate, fraction directement utilisable pour la production primaire (plantes
et algues en eaux douces et marines). Globalement, les entrées de phosphore dans le marais sont faibles : de 0,3 à 2,8 kg P/j (fig. 5). L’abattement de cette forme dissoute de phosphore par la traversée du marais
est d’un niveau élevé, allant de 29 % à 75 % avec une moyenne de 61 %.
Le flux phosphoré dissous éliminé par le marais varie entre 0,1 et
2,02 kg P/j avec une moyenne de 0,70 kg P/j. Une grande partie est probablement extraite par la croissance des roseaux.
Figure 5
Abattement du phosphore
dissous par le marais
de Kervigen.
Comparaison de trois sites finistériens
En dehors des mesures sur Kervigen, des analyses plus succinctes ont
été effectuées en 1996 sur le marais du Curnic et l’étang du Pont ; elles
ont permis des comparaisons entre sites (tab. 2). S’agissant du marais
du Curnic à Guissény, les résultats montrent un abattement d’azote
très irrégulier lors du printemps et cle l'été. Celui-ci passe d’une valeur
nulle à une consommation maximale de 67 kg N/j. La moyenne d’abattement est de 20,5 kg N/j pour un flux moyen entrant èvalué à 75,8 kgN/j.
Le taux d’abattement moyen est de 29 % mais la variabilité est très
forte, allant de 0 à 6.3 % (fig. 6).
L’étang du Pont à Kerlouan voit transiter en son sein la totalité de l’important flux d’azote provenant de la partie amont du Quillimadec
(880 kg N/j en moyenne aux printemps et été 1996). De ce flux entrant,
280
Par différence, on considère donc que la dénitrification par voie microbiologique enlève en moyenne 26,5 kg d’azote par jour à l’eau qui y
circule (équivalanr à 116 kg de nitrate par jour).
Le phosphore dissous a été mesuré en entrée et sortie du marais de Kervigen en mai et juin 1995, uniquement sous sa forme orthophosphate, fraction directement utilisable pour la production primaire (plantes
et algues en eaux douces et marines). Globalement, les entrées de phosphore dans le marais sont faibles : de 0,3 à 2,8 kg P/j (fig. 5). L’abattement de cette forme dissoute de phosphore par la traversée du marais
est d’un niveau élevé, allant de 29 % à 75 % avec une moyenne de 61 %.
Le flux phosphoré dissous éliminé par le marais varie entre 0,1 et
2,02 kg P/j avec une moyenne de 0,70 kg P/j. Une grande partie est probablement extraite par la croissance des roseaux.
Figure 5
Abattement du phosphore
dissous par le marais
de Kervigen.
Comparaison de trois sites finistériens
En dehors des mesures sur Kervigen, des analyses plus succinctes ont
été effectuées en 1996 sur le marais du Curnic et l’étang du Pont ; elles
ont permis des comparaisons entre sites (tab. 2). S’agissant du marais
du Curnic à Guissény, les résultats montrent un abattement d’azote
très irrégulier lors du printemps et cle l'été. Celui-ci passe d’une valeur
nulle à une consommation maximale de 67 kg N/j. La moyenne d’abattement est de 20,5 kg N/j pour un flux moyen entrant èvalué à 75,8 kgN/j.
Le taux d’abattement moyen est de 29 % mais la variabilité est très
forte, allant de 0 à 6.3 % (fig. 6).
L’étang du Pont à Kerlouan voit transiter en son sein la totalité de l’important flux d’azote provenant de la partie amont du Quillimadec
(880 kg N/j en moyenne aux printemps et été 1996). De ce flux entrant,
280
