Pollutions diffuses : du bassin versant au littoral
- les excédents moyens sont de 80 kg d’azote par hectare SAU ;
- les pratiques à risques sont la conduite du maïs, les sols nus en hiver
et la conduite des prairies (pression de pâturage, alimentation, fertilisation minérale.
- la motivation de l’ensemble des acteurs pour participer à un programme, même si les résultats ne pourront être visibles qu’à moyen
terme, semble acquise, dans la mesure où des actions significatives
sont menées.
Le diagnostic a aussi clairement mis en évidence la sensibilité forte de
la baie de Saint-Michel-en-Grève à la prolifération des algues vertes.
Ce constat pose le problème des moyens à mettre en œuvre pour agir
de façon préventive ; ils devront être particulièrement performants et
adaptés au contexte local. Différentes simulations ont été réalisées qui
aboutissent aux conclusions suivantes :
- pour répondre aux objectifs ambitieux fixés, il convient d’obtenir une
mobilisation générale de l’ensemble des agriculteurs ;
- dans ce secteur, une augmentation importante de la charge globale
en azote inhiberait les efforts de réduction des flux azotés dans la baie ;
- afin d’obtenir une réduction importante des excédents d’azote, il est
essentiel d’agir à la fois sur les azotes organique et minéral ;
- dans le cadre des actions prévues, la contractualisation offre les garanties de résultats les plus importantes mais elle ne pourra pas concerner
l'ensemble des agriculteurs ; il convient d’imaginer différents outils
adaptés à l'evolution des différents types d’exploitations ;
- les résultats des actions ne seront pas visibles à court terme; il importe
donc de placer le programme dans la durée, par une communication
adaptée et la mise en place d’indicateurs intermédiaires suivis régulièrement.
Axes du programme d'actions
Les grands axes de la synthèse du diagnostic ont permis l'elaboration d’un
cadrage du programme d’actions à mettre en place. Ce programme d’actions est défini autour de quatre volets qui concerne l’organisation, les
actions, la communication et le suivi/évaluation.
• L’organisation du programme d’actions devrait se faire selon un schéma similaire à celui en place pendant la période du diagnostic :
- un maître d’ouvrage, ici la communauté de communes de LannionPlestin en collaboration avec celle de Beg ar Chra et le syndicat d’alimentation en eau potable ;
- des structures de pilotage : comité de pilotage et groupe de travail
technique, le rôle de ce dernier portant sur les expertises techniques et
les orientations ;
- des structures professionnelles agricoles organisées autour du comité
professionnel agricole, interlocuteur privilégié dont le rôle porte essentiellement sur les points suivants : représentation du monde agricole,
émission de propositions pour l’orientation du programme et relais
avec le monde agricole ;
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