Solutions techniques
réalisé depuis 1 993 un suivi de la qualité de l’eau sur la période d’avril
à septembre à l’exutoire des cours d’eau de la baie de Lannion, de façon
à suivre l’évolution des flux de sels nutritifs (azote et phosphore) émis
par les bassins versants.
Les concentrations de nitrate observées dans les cours d’eau du sud de
la baie de Lannion pendant la période d’avril à septembre sont comprises entre 30 et 40 mg NO3/l. Leurs variations interannuelles et intersaisonnières sont faibles (inférieures à 10 mg/l) du fait du contexte géologique et hydrologique de ces bassins versants qui a pour conséquence un maintien des flux de nitrate à un niveau relativement élevé au
printemps et en début d’été par rapport aux flux hivernaux. La répartition des apports de nitrate apparaît stable d’une année à l’autre, le Yar
participant toujours au moins pour moitié et le Roscoat représentant
le quart des flux émis en baie de Saint-Michel-en-Grève.
La contribution des stations d'epuration des bassins versants de la baie
de Lannion à la pollution azotée émise en baie est très inférieure à 1 %.
Leur contribution à la pollution phosphorée n’apparaît pas non plus prépondérante du fait de la taille limitée des stations, de la faible quantité des effluents traités ainsi que de l’éloignement de certains rejets par
rapport à l’exutoire des cours d’eau.
Les apports d’azote, facteur limitant de la croissance des ulves, proviennent donc à 99 % des apports de nitrate d’origine agricole et à 1 %
des apports d’ammoniaque des bassins versants de la baie de Lannion
en considérant la période de suivi d’avril à septembre, de 1993 à 1998.
• Cartographie des flux de nitrate
Afin de mettre en évidence des apports relatifs différents entre secteurs
de bassins versants, des mesures de concentrations de nitrate et de débits
ont été réalisées par sous-bassins versants sur les bassins versants du Yar
et du Roscoat sur plus de 50 points, dont 15 points de jaugeage, les
autres débits étant évalués par extrapolation en appliquant la règle de
conservation des flux et des débits. Trois campagnes ont ainsi été réalisées en sortie d’hiver sur le Yar et le Roscoat. Pour chacune d’elles,
trois représentations ont ensuite été réalisées.
Étant donné le faible nombre de mesures pour chaque point, l’important intervalle entre deux mesures et la forte variabilité inter et intraannuelle des flux spécifiques (notamment, du fait de la pluviométrie),
il importe de rester prudent dans l’interprétation de ces premiers résultats. Le classement des sous-bassins permet toutefois de tirer d’ores et
déjà quelques conclusions :
- à l’exception de l’amont du Roscoat, toutes les concentrations moyennes
sont croissantes de 1996 à 1998;
- à la différence du Yar, les sous-bassins du Roscoat montrent une faible
diversité de classement.
Aujourd’hui, il n’est pas possible de procéder à un découpage totalement fiable des bassins versants du Yar et du Roscoat, via les flux spécifiques azotés ; leur approche devra être poursuivie et affinée.
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