Pollutions diffuses : du bassin versant au littoral
Études du milieu marin
À partir de 1993, afin d’établir une comparaison avec la baie de SaintBrieuc, des suivis spécifiques ont été mis en place sur le secteur de la
baie de Lannion, portant sur :
- le développement des algues ;
- les biomasses présentes;
- les croissances des algues ;
- les contenus internes en azote et phosphore;
- les apports des cours d’eau en éléments nutritifs.
De plus, le conseil général a souhaité faire examiner de plus près le
comportement hydrodynamique de la baie de Saint-Michel-en-Grève
afin de préciser :
- la courantologie du secteur et donc les bassins versants principalement
responsables des marées vertes ;
- les objectifs de qualité à atteindre aux embouchures cles cours d’eau
pour un abattement significatif des marées vertes.
Étude de courantologie et de dispersion en baie de Lannion
Pour définir des mesures propres à lutter contre le phénomène des
marées vertes sur le secteur de la baie de Lannion, une étude de courantologie et de dispersion dans la baie a été confîée à l’Ifremer. Son objectif est de décrire les principaux mécanismes de l’hydrodynamique, leur
effet sur la dispersion des eaux douces et quantifier l’influence de chacune des rivières potentiellement responsables de la prolifération des
algues de l’est à l'ouest de la zone.
Une précédente étude du nord de la Bretagne avait déjà mis en évidence
le très faible mcdange des masses d'eau dans le fond de la baie cle Lannion lié à la faiblesse des courants de marée. La mise en place d'un
modèle 3D a permis d’aboutir aux conclusions suivantes :
- le Léguer n’a quasiment aucune influence dans la baie de Saint-Michelen-Grève ; sa contribution à l’enrichissement des eaux côtières de la
baie reste, même dans les conditions les plus défavorables, inférieure à
1 % ;
- le Douron et le Dourmeur contribuent également très peu aux apports
dans la baie ; leur maximum de contribution, par vent de secteur ouest,
est cle 10 % ;
- le Quinquis, le Kerdu et le Traou Bigot restent confinés et n'ont
qu'un rôle très local ;
- le Yar et le Roscoat amènent les principaux apports, contribuant respectivement pour 60 % et 25 % à l’enrichissement cles eaux.
Cette étude a dont également bien établi l’existence de trois marées vertes
sur ce secteur :
- l’estuaire du Léguer, sous influence stricte du Léguer;
- l’estuaire du Douron, sous influence stricte du Douron (et du Dourmeur) ;
- la baie de Saint-Michel-en-Grève, où le Yar et le Roscoat sont responsables à hauteur de 83 % de la marée verte de ce secteur.
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Études du milieu marin
À partir de 1993, afin d’établir une comparaison avec la baie de SaintBrieuc, des suivis spécifiques ont été mis en place sur le secteur de la
baie de Lannion, portant sur :
- le développement des algues ;
- les biomasses présentes;
- les croissances des algues ;
- les contenus internes en azote et phosphore;
- les apports des cours d’eau en éléments nutritifs.
De plus, le conseil général a souhaité faire examiner de plus près le
comportement hydrodynamique de la baie de Saint-Michel-en-Grève
afin de préciser :
- la courantologie du secteur et donc les bassins versants principalement
responsables des marées vertes ;
- les objectifs de qualité à atteindre aux embouchures cles cours d’eau
pour un abattement significatif des marées vertes.
Étude de courantologie et de dispersion en baie de Lannion
Pour définir des mesures propres à lutter contre le phénomène des
marées vertes sur le secteur de la baie de Lannion, une étude de courantologie et de dispersion dans la baie a été confîée à l’Ifremer. Son objectif est de décrire les principaux mécanismes de l’hydrodynamique, leur
effet sur la dispersion des eaux douces et quantifier l’influence de chacune des rivières potentiellement responsables de la prolifération des
algues de l’est à l'ouest de la zone.
Une précédente étude du nord de la Bretagne avait déjà mis en évidence
le très faible mcdange des masses d'eau dans le fond de la baie cle Lannion lié à la faiblesse des courants de marée. La mise en place d'un
modèle 3D a permis d’aboutir aux conclusions suivantes :
- le Léguer n’a quasiment aucune influence dans la baie de Saint-Michelen-Grève ; sa contribution à l’enrichissement des eaux côtières de la
baie reste, même dans les conditions les plus défavorables, inférieure à
1 % ;
- le Douron et le Dourmeur contribuent également très peu aux apports
dans la baie ; leur maximum de contribution, par vent de secteur ouest,
est cle 10 % ;
- le Quinquis, le Kerdu et le Traou Bigot restent confinés et n'ont
qu'un rôle très local ;
- le Yar et le Roscoat amènent les principaux apports, contribuant respectivement pour 60 % et 25 % à l’enrichissement cles eaux.
Cette étude a dont également bien établi l’existence de trois marées vertes
sur ce secteur :
- l’estuaire du Léguer, sous influence stricte du Léguer;
- l’estuaire du Douron, sous influence stricte du Douron (et du Dourmeur) ;
- la baie de Saint-Michel-en-Grève, où le Yar et le Roscoat sont responsables à hauteur de 83 % de la marée verte de ce secteur.
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