Solutions techniques
Au premier semestre 1995, il engage une réflexion avec l’ensemble des
collectivités locales, les administrations de l'Etat, le conseil général,
l’agence de l’Eau Loire-Bretagne, les coopératives, les syndicats agricoles et la chambre d’agriculture. Il est alors décidé d'engager au plus
vite une démarche centrée sur l’agriculture sur le bassin versant de l’Ic.
But
Un programme est mis en place en 1996. Il est uniquement dirigé vers
les sources de pollution diffuse d’origine agricole. Son objectif n’est
pas quantifié en terme de réduction des concentrations ou des flux de
nitrate, ou même cle marées vertes.
Il s’agit, plus simplement, d’accompagner les programmes généraux
(PMPOA, programmes de résorption, programmes d’actions de la directive nitrate) ainsi que les démarches individuelles déjà engagées, en
développant des pratiques agronomiques qui permettront de mieux
utiliser les productions d’azote organique et de diminuer la pollution
des eaux par le nitrate et les phytosanitaires. L’action est basée sur le
volontariat des agriculteurs. Aucune aide financière directe ou indirecte n’est prévue pour l’accompagnement. La durée du contrat est
fixée à trois années.
Moyens
Un technicien agricole est recruté par la chambre d’agriculture en janvier 1996. Son poste est financé par une participation du SMCG de
250 000 francs par an.
Sa mission est de favoriser la connaissance, l’appropriation et la mise en
application par les agriculteurs des techniques qui permettent une gestion plus environnementale des pratiques agronomiques. Ces techniques
existent déjà pour la plupart. Elles sont centrées sur une meilleure gestion de la fertilisation, des techniques limitant les transferts de polluants
vers les cours d’eau ou l’utilisation, pour les phytosanitaires, de matieres
actives classées comme moins dangereuses pour l’environnement.
Afin d'atteindre cet objectif, il dispose de différents outils : l’information par des réunions ou cles bulletins techniques, des démonstrations
et des visites sur des thèmes précis, le conseil individuel et de groupe.
L’ensemble est précédé d’un diagnostic agricole des pratiques culturales
et des productions qui doit permettre cle mieux cerner la situation et
les éventuelles attentes.
Cette première étape consiste à réaliser un diagnostic « à clire d’expert »,
c’est-à-dire effectuer un bilan par sous-bassin, grâce à un contact avec
deux ou trois agriculteurs par commune. Cette démarche montre dès le
départ ses limites. Conjointement, le SMCG et la chambre d’agriculture décident alors d’effectuer un diagnostic complet, par enquêtes individuelles, auprès cles 1 40 exploitations situées snr le bassin versant. Ces
contacts individuels vont permettre à l’animateur agricole de se faire
connaître auprès de chacun des agriculteurs et d’évaluer la situation
directement et de façon quasi exhaustive. La relation directe animateur251
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