Solutions techniques
partie seulement sur le bassin versant, n'en constituent qu’un dixième
du territoire.
Paradoxalement, les autres communes constituant 90 % du bassin versant ne s'y approvisionnent pas. Elles possèdent cles forages, situés en
dehors du bassin, ou sont alimentées par l’eau du Gouët via le syndicat
mixte de la côte du Goëlo (SMCG).
Le SMCG est un syndicat de distribution d’eau. Il achète de l’eau déjà
potabilisée à la ville de Saint-Brieuc et l’achemine jusqu’à chacune des
structures adhérentes. Ces dernières regroupent environ 35 000 abonnés, soit 66000 habitants, répartis entre Plérin et Paimpol. Le SMCG
n’est pas producteur d’eau, il n’a pas, au départ, de compétences dans
le domaine de la préservation ou de la reconquête de la qualité d’une
ressource en eau.
Toutes les communes du bassin versant cle l’Ic sont adhérentes du
SMCG.
Historique : du curatif au préventif (1987-1995)
Au début des années quatre-vingt, la qualité de l'eau dans l’Ic continue
de se dégrader en ce qui concerne le paramètre nitrate. Elle dépasse
régulièrement la norme des 50 mg par litre (fig. 1 ). Par contre, les quantités d’algues ramassées alors à Binic sont relativement peu importantes
et ne feront d’ailleurs pas l’objet d’estimation précise avant 1 992 (fig. 2).
Figure 1
Évolution des teneurs
moyennes annuelles
en nitrate de l’eau brute
dans l’Ic à Bmic de 1985
à 1998, source DDASS
des Côtes-d’Armor.
Les directives européennes cle 1975, 1979 et 1980, relatives à la qualité
des eaux brutes superficielles et traitées, font référence aux 50 mg de
nitrate par litre mais ne font pas l’objet d’une application nationale.
Les élus locaux du SIEÏ et la compagnie fermière n’ignorent cependant
pas que l’évolution de la situation du nitrate dans l’Ic n’est pas encourageante. Ils devront, à plus ou moins court terme, intégrer l’application
de la réglementation européenne. Deux options s’offrent alors.
La première est l’achat d’eau à la ville de Saint-Brieuc, via le SMCG,
afin cle diluer la production locale ; la seconde option est le traitement
de la pollution locale, afin de fournir une eau distribuée à moins de 50 mg
par litre.
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