Bassins versants
Discussion
Tous ces premiers résultats présentés ici sont à prendre avec beaucoup
de réserves mais ils montrent un avant-goût de ce qui est possible avec
les données agronomiques collectées et mises en forme dans un SIG.
Ils seront à interpréter au vu de l'ensemble des données disponibles
sur les parcelles et des périodes de suivi. D’autres investigations complémentaires ont été menées sur le programme de recherche (les résultats ne seront pas exposés ici) pour :
- améliorer l’estimation de la surface réelle cultivée de chaque parcelle. En effet, les limites des parcelles culturales ne correspondent pas,
pour beaucoup de cas, à la limite cadastrale (présence de bandes non
cultivées, bord de talus...) ;
- améliorer l’estimation de la quantité réelle d’excédent d’azote minéral à l’automne. Le croisement des couches cartographiques pédologiques et des quantités estimées par parcelle permettra de redéfinir le
niveau des stocks réels d’azote par parcelle suivant les profondeurs de
sols rencontrées. De même, une connaissance plus fine des parcelles et,
par horizon de sol, de la charge réelle en cailloux, du pourcentage réel
de terre fine et de la densité apparente semble possible par l’utilisation
combinée de la carte pédologique, des analyses granulométriques réalisées sur certaines parcelles et des quelques relevés de terrain réalisés
(méthode des cylindres de grancl diamètre) pour estimer le pourcentage
de cailloux et l’humidité à la capacité au champ présent de l’horizon
labouré ;
- connaître la variabilité intraparcellaire de la répartition des nitrates.
En effet, peu d’études sur des parcelles recevant de fortes doses de déjections dans des conditions réelles de pratiques agricoles ont été lancées.
D’après la bibliographie, le coefficient de variation du reliquat semble
varier de 10 % pour les parcelles sans apport azoté à 20-35 % pour les
zones avec apports d’engrais minéraux et de 25 à 100 % pour les parcelles avec des apports d’azote provenant d’effluents d’élevage. Un protocole a donc été mis en place pour répondre à cette question et a été
financé dans un programme PNRH (CNRS, Inra, Cemagref). Il consiste en un suivi durant l’hiver 1997-1998 de trois transects longs cle 300
mètres environ (où sont d'ailleurs installés des piézomètres) et situés
sur le sous-bassin de Kervidy. Une quinzaine d’échantillons le long du
transect sont analysés, ce qui représente de trois à six stations de comparaison par parcelle agricole.
Conclusion
Nous avons donné ici un aperçu des premiers résultats obtenus et des
méthodes mises en œuvre pour mettre en relation les pratiques agricoles
et la pollution constatée en terme de nitrate dans les eaux de surface sur
le bassin du Coët-Dan et essentiellement sur deux de ses sous-bassins,
Kervidy et La Villeneuve.
233
Discussion
Tous ces premiers résultats présentés ici sont à prendre avec beaucoup
de réserves mais ils montrent un avant-goût de ce qui est possible avec
les données agronomiques collectées et mises en forme dans un SIG.
Ils seront à interpréter au vu de l'ensemble des données disponibles
sur les parcelles et des périodes de suivi. D’autres investigations complémentaires ont été menées sur le programme de recherche (les résultats ne seront pas exposés ici) pour :
- améliorer l’estimation de la surface réelle cultivée de chaque parcelle. En effet, les limites des parcelles culturales ne correspondent pas,
pour beaucoup de cas, à la limite cadastrale (présence de bandes non
cultivées, bord de talus...) ;
- améliorer l’estimation de la quantité réelle d’excédent d’azote minéral à l’automne. Le croisement des couches cartographiques pédologiques et des quantités estimées par parcelle permettra de redéfinir le
niveau des stocks réels d’azote par parcelle suivant les profondeurs de
sols rencontrées. De même, une connaissance plus fine des parcelles et,
par horizon de sol, de la charge réelle en cailloux, du pourcentage réel
de terre fine et de la densité apparente semble possible par l’utilisation
combinée de la carte pédologique, des analyses granulométriques réalisées sur certaines parcelles et des quelques relevés de terrain réalisés
(méthode des cylindres de grancl diamètre) pour estimer le pourcentage
de cailloux et l’humidité à la capacité au champ présent de l’horizon
labouré ;
- connaître la variabilité intraparcellaire de la répartition des nitrates.
En effet, peu d’études sur des parcelles recevant de fortes doses de déjections dans des conditions réelles de pratiques agricoles ont été lancées.
D’après la bibliographie, le coefficient de variation du reliquat semble
varier de 10 % pour les parcelles sans apport azoté à 20-35 % pour les
zones avec apports d’engrais minéraux et de 25 à 100 % pour les parcelles avec des apports d’azote provenant d’effluents d’élevage. Un protocole a donc été mis en place pour répondre à cette question et a été
financé dans un programme PNRH (CNRS, Inra, Cemagref). Il consiste en un suivi durant l’hiver 1997-1998 de trois transects longs cle 300
mètres environ (où sont d'ailleurs installés des piézomètres) et situés
sur le sous-bassin de Kervidy. Une quinzaine d’échantillons le long du
transect sont analysés, ce qui représente de trois à six stations de comparaison par parcelle agricole.
Conclusion
Nous avons donné ici un aperçu des premiers résultats obtenus et des
méthodes mises en œuvre pour mettre en relation les pratiques agricoles
et la pollution constatée en terme de nitrate dans les eaux de surface sur
le bassin du Coët-Dan et essentiellement sur deux de ses sous-bassins,
Kervidy et La Villeneuve.
233
