Introduction
institutionnel sur un horizon de vingt-cinq ans. Les prélèvements
d’eau estimés pour l’irrigation sont entrés dans Modflow, un modèle
aux différences finies pour les aquifères tenant compte de la recharge,
des prélèvements et des interactions avec les cours d’eau. La première
fonction du modèle de programmation mathématique est l’allocation des
terres et des autres ressources productives comme l'eau, compte tenu des
processus de production, de façon à maximiser le rendement net régional. Les contraintes concernent la terre (effets du Conservation Reserve
Program), le système d’irrigation, les applications d’intrants chimiques,
les transferts et les prélèvements d’eau.
Quatre politiques de réduction de l’azote sont testées par rapport à la
solution de base dans laquelle Epic-PST donne une perte d’azote épandu de 7,5 77 par ruissellement et de 2,3 % par percolation, ce qui est
assez faible.
• Restriction d’un tiers des apports totaux d'azote
Cela revient à admettre une allocation d’engrais azoté aux agriculteurs
sur la base des surfaces historiquement cultivées, ce qui leur permet
d’affecter l’azote selon les cultures et les types de sols. Par rapport à la
solution de base, on voit :
- une réduction des apports d’azote sur les terres non irriguées car l’unité d’azote marginale est plus productive dans les terres irriguées ;
- des changements à l’intérieur des terres irriguées en faveur du maïs
et du sorgho arrosés par « sprinkler » reflétant l’importance des besoins
d’eau des cultures selon le mode d’irrigation ;
- une réduction des pertes d’azote de 41 % par ruissellement et de
67 % par percolation ;
- une baisse de revenu net de 19 %,, celle-ci variant selon les cultures,
le blé et le sorgho étant les plus affectés (30 % et 11 % respectivement) tanclis que pour le maïs et la luzerne il n’y a aucun impact.
• Restriction d’un tiers des applications d’azote par hectare
Dans ce cas, il y a perte de flexibilité des producteurs qui ne peuvent
plus jouer sur la substitution entre terres irriguées et non irriguées.
Au total, on a une réduction des pertes d’azote de 30 % par ruissellement et de 69 % par percolation. La production de maïs et cle sorgho
diminue de 27 % et celle de blé de 21 %. Pour le revenu net, la baisse
est de 25 %.
• Restriction d’un tiers de l'azote épandu ciblée sur les sols fragiles
Dans chaque région, cleux types de sol sont identifiés selon leur sensibilité à la pollution. On réduit d’un tiers les applications d’azote sur
toutes les productions de ces sols. Il en résulte une baisse des pertes
d’azote de 8 % pour le ruissellement et de 27 % pour la percolation.
La baisse du revenu net est de 13 %.
Les effets limités de ce type de politique justifient un ciblage sur les
systèmes de production, notamment ceux pratiquant l’irrigation par gravité à l’origine de fortes percolations.
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institutionnel sur un horizon de vingt-cinq ans. Les prélèvements
d’eau estimés pour l’irrigation sont entrés dans Modflow, un modèle
aux différences finies pour les aquifères tenant compte de la recharge,
des prélèvements et des interactions avec les cours d’eau. La première
fonction du modèle de programmation mathématique est l’allocation des
terres et des autres ressources productives comme l'eau, compte tenu des
processus de production, de façon à maximiser le rendement net régional. Les contraintes concernent la terre (effets du Conservation Reserve
Program), le système d’irrigation, les applications d’intrants chimiques,
les transferts et les prélèvements d’eau.
Quatre politiques de réduction de l’azote sont testées par rapport à la
solution de base dans laquelle Epic-PST donne une perte d’azote épandu de 7,5 77 par ruissellement et de 2,3 % par percolation, ce qui est
assez faible.
• Restriction d’un tiers des apports totaux d'azote
Cela revient à admettre une allocation d’engrais azoté aux agriculteurs
sur la base des surfaces historiquement cultivées, ce qui leur permet
d’affecter l’azote selon les cultures et les types de sols. Par rapport à la
solution de base, on voit :
- une réduction des apports d’azote sur les terres non irriguées car l’unité d’azote marginale est plus productive dans les terres irriguées ;
- des changements à l’intérieur des terres irriguées en faveur du maïs
et du sorgho arrosés par « sprinkler » reflétant l’importance des besoins
d’eau des cultures selon le mode d’irrigation ;
- une réduction des pertes d’azote de 41 % par ruissellement et de
67 % par percolation ;
- une baisse de revenu net de 19 %,, celle-ci variant selon les cultures,
le blé et le sorgho étant les plus affectés (30 % et 11 % respectivement) tanclis que pour le maïs et la luzerne il n’y a aucun impact.
• Restriction d’un tiers des applications d’azote par hectare
Dans ce cas, il y a perte de flexibilité des producteurs qui ne peuvent
plus jouer sur la substitution entre terres irriguées et non irriguées.
Au total, on a une réduction des pertes d’azote de 30 % par ruissellement et de 69 % par percolation. La production de maïs et cle sorgho
diminue de 27 % et celle de blé de 21 %. Pour le revenu net, la baisse
est de 25 %.
• Restriction d’un tiers de l'azote épandu ciblée sur les sols fragiles
Dans chaque région, cleux types de sol sont identifiés selon leur sensibilité à la pollution. On réduit d’un tiers les applications d’azote sur
toutes les productions de ces sols. Il en résulte une baisse des pertes
d’azote de 8 % pour le ruissellement et de 27 % pour la percolation.
La baisse du revenu net est de 13 %.
Les effets limités de ce type de politique justifient un ciblage sur les
systèmes de production, notamment ceux pratiquant l’irrigation par gravité à l’origine de fortes percolations.
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