Figure 5
Résultat de l’ACP
pour les variations
interannuelles
de la concentration
en nitrate et la géologie.
Pollutions diffuses : du bassin versant au littoral
Val. propres = 2.5
1.2
Inertie
= 50.9
24.6
Minimum
= -3.2
-2.1
Maximum
= 1.7
2.1
D'autres facteurs que les seules vitesses d'écoulement (ruissellement,
écoulement souterrain), qui peuvent expliquer la variabilité des concentrations en nitrate, n’ont pas été pris en compte ici. Les apports souterrains participant à l'alimentation d'un cours d'eau sont constitués pour
partie d'eau chargée en nitrate ayant circulé dans les niveaux supérieurs
de l'aquifère, pour partie d'eau dénitrifiée (processus autotrophe et/ou hétérotrophe) et, pour partie enfin, d’eau « ancienne » n'ayant probablement
jamais été contaminée (l'absence de tritium 3H mise en évidence récemment dans certaines eaux profondes indique qu'elles ont dû s’infiltrer antérieurement à 1952). En allant des hautes eaux vers l’étiage, les écoulements souterrains peu profonds (chargés de nitrate) s'amenuisent et les
écoulements plus profonds (dénitrifiés ou non contaminés) voient leur
importance relative augmenter dans le débit de la rivière.
Les variations de concentration qui peuvent être observées au cours
d’une année dépendent de la contribution globale des eaux souterraines
au régime du cours d’eau mais aussi du volume d’eau stocké dans le réservoir aquifère, de son état de contamination plus ou moins complet, de
l’importance des phénomènes de dénitrification qui peuvent y exister,
de l’époque où se sont infiltrées les eaux les plus anciennes qu’il contient
et de la participation cle ces dernières à l’écoulement total.
Conclusion
Cet article souligne l’importance, considérée jusqu’ici comme négligeable,
des écoulements souterrains. Ils peuvent constituer une part très significative du débit des rivières avec une contribution qui peut dépasser
40 %. Ils jouent également un rôle de régulateur des concentrations
de nitrate.
Les résultats obtenus démontrent que la géologie est un paramètre fondamental mais que l’opposition, classique, schiste-granite est trop schématique : les proportions de gneiss et de micaschistes doivent être
218
Résultat de l’ACP
pour les variations
interannuelles
de la concentration
en nitrate et la géologie.
Pollutions diffuses : du bassin versant au littoral
Val. propres = 2.5
1.2
Inertie
= 50.9
24.6
Minimum
= -3.2
-2.1
Maximum
= 1.7
2.1
D'autres facteurs que les seules vitesses d'écoulement (ruissellement,
écoulement souterrain), qui peuvent expliquer la variabilité des concentrations en nitrate, n’ont pas été pris en compte ici. Les apports souterrains participant à l'alimentation d'un cours d'eau sont constitués pour
partie d'eau chargée en nitrate ayant circulé dans les niveaux supérieurs
de l'aquifère, pour partie d'eau dénitrifiée (processus autotrophe et/ou hétérotrophe) et, pour partie enfin, d’eau « ancienne » n'ayant probablement
jamais été contaminée (l'absence de tritium 3H mise en évidence récemment dans certaines eaux profondes indique qu'elles ont dû s’infiltrer antérieurement à 1952). En allant des hautes eaux vers l’étiage, les écoulements souterrains peu profonds (chargés de nitrate) s'amenuisent et les
écoulements plus profonds (dénitrifiés ou non contaminés) voient leur
importance relative augmenter dans le débit de la rivière.
Les variations de concentration qui peuvent être observées au cours
d’une année dépendent de la contribution globale des eaux souterraines
au régime du cours d’eau mais aussi du volume d’eau stocké dans le réservoir aquifère, de son état de contamination plus ou moins complet, de
l’importance des phénomènes de dénitrification qui peuvent y exister,
de l’époque où se sont infiltrées les eaux les plus anciennes qu’il contient
et de la participation cle ces dernières à l’écoulement total.
Conclusion
Cet article souligne l’importance, considérée jusqu’ici comme négligeable,
des écoulements souterrains. Ils peuvent constituer une part très significative du débit des rivières avec une contribution qui peut dépasser
40 %. Ils jouent également un rôle de régulateur des concentrations
de nitrate.
Les résultats obtenus démontrent que la géologie est un paramètre fondamental mais que l’opposition, classique, schiste-granite est trop schématique : les proportions de gneiss et de micaschistes doivent être
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