Bassins versants
Résultats obtenus
Nous présentons ici les résultats obtenus sur les 45 bassins versants
jaugés du Finistère. Ils soulignent clairement la diversité qui existe
entre eux et l’importance des écoulements souterrains.
Transfert hydrique
L’analyse du rapport QCN30/Qmoy montre que la proportion ainsi
évaluée d’eau d’origine souterraine dans les volumes écoulés annuellement varie de 2 à 70 % en fonction des années et des bassins versants.
Ceux-ci ont des fonctionnements très différents (fig. 3, p. 3 46). Les
valeurs les plus faibles sont observées sur les bassins versants de l’Aulne et de l’Hyères. Pour les sous-bassins versants de l’Horn correspondant aux stations de jaugeage de Pont-Milin et de Kerhouant, la contribution des eaux souterraines est particulièrement importante, comprise entre 40 et 70 %.
Les simulations (planche couleurs, page 347) avec Gardenia, réalisées
sur quelques bassins présentant cles caractéristiques différentes (ils
appartiennent aux différentes classes définies ci-dessous), montrent que
le rapport QCN30/Qmoy reste un indicateur grossier qui systématiquement sous-estime le pourcentage d’eaux souterraines. Il ne permet
pas la détermination absolue du comportement des bassins. Les temps
de demi-montée des réservoirs souterrains sont de l’ordre du mois (le
Jarlot, avec six mois, constitue une exception) tandis que les temps de
demi-vidange sont plus longs et compris entre deux et six mois.
L’analyse statistique permet de comprendre les différences de comportement entre les bassins et de regrouper les bassins étudiés en classes
statistiques selon des critères physiques et géologiques.
La nature lithologique apparaît jouer un rôle fondamental. Nos résultats démontrent que l’opposition classique entre terrains schisteux et
terrains granitic]ues (Mazenc et al., 1984) est beaucoup trop sommaire.
Pour le Nord-Finistère, les micaschistes favorisent les contributions
souterraines tandis que les granites régularisent les résurgences qui
varient peu dans le temps (exemple du bassin versant de l’Aber-Wrac'h).
Pour le Sud-Finistère, ce sont les granites, gneiss et migmatites qui semblent former les meilleurs réservoirs.
L’ACP et la CAH ont mis en évidence cinq classes statistiques (André,
1997). Elles correspondent souvent à une nature géologique prépondérante : gneiss (groupe 1 ), micaschistes (groupe 2), granite (groupe 4).
Quand la lithologie est mélangée, c’est la part de micaschiste qui est
un facteur déterminant d’appartenance à un groupe. Deux groupes
contenant essentiellement du schiste se distinguent par leur densité
de drainage (forte densité de drainage avec le groupe 3 et faible densité de drainage avec le groupe 5). Le groupe 3 apparaît en fait comme
le groupe le plus hétérogène avec un critère de sélection peu marqué.
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