Pollutions diffuses : du bassin versant au littoral
Figure 4
Schéma conceptuel
de la double porosité
du schiste.
Milieu à forte perméabilité
Porosité : faible
Dénitrifîcation modéree
tl/2 =7,9 jours
Milieu à faible perméabllité
Porosité : élevée
Dénitrification importante
t1/2 = 2,1 jours
Figure 5
Vitesse de décroissance
des teneurs en nitrate
d'un échantillon contenant
initialement 70 mg.l -1 .
Les teneurs en carbone organique dissous (COD) dans l’eau présentent
une variation temporelle et spatiale importante. À Stimoës, dans le compartiment aquifère supérieur, les teneurs varient de moins de 1 mg.L
1 à
plus de 30 mg.l - 1 , avec une moyenne de 3,9 mg.l'
1 . Ces valeurs montrent que les teneurs en carbone organique ne sont pas toujours suffisantes
pour que le processus de dénitrification hétérotrophe soit significatif,
puisque 1 mg.l'
1 de COD ne peut réduire que 4 mg.l'
1 de nitrate. Si
tout le COD contenu dans 1 eau du compartiment aquifère supérieur
pouvait être mobilisé dans la dénitrification, ce mécanisme compterait
pour 16 mg.l - 1 de nitrate réduits contre les 160 mg.l
-1
constatés en
moyenne dans les échantillons. En fait, une variabilité temporelle
importante des teneurs en nitrate a également été observée dans le
compartiment aquifère supérieur, elle est marquée par une forte décroissance en été. Or, cette décroissance est accompagnée de l’apport d’eaux
chargées en COD et d’une apparition de nitrite, prouvant que le processus de réduction de nitrate est enclenché. Il apparaît alors que le
processus de dénitrification hétérotrophe est effectif dans le compartiment aquifère supèrieur mais qu’il est limité aux mois les plus chauds
de l année. Par ailleurs, lorsque l’on examine les teneurs en carbone
minéral (CIT), le produit carboné de la dénitrification hétérotrophe, dans
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