Bassins versants
Les chlorures sont un constituant des lisiers et présentent des teneurs
variables, dépassant les 50 mg.L 1 dans les premiers mètres de l'aquifère et passant sous les 20 mg.l -1 en profondeur (fig. 2). Ces importantes
variations verticales sont interprétées comme le résultat de la pollution
dans l’aquifère.
D'autres éléments (K, Mg, Cu, Pb, Zn) présentent également des gradients de concentrations importants avec la profondeur : les teneurs
diminuent. La pollution des premiers mètres de l’aquifère semble assez
généralisée sur l’ensemble du bassin et elle est responsable de l' apport
de différents éléments dans les eaux. Certains éléments présentent néanmoins des teneurs plus importantes dans le compartiment aquifère profond que dans les premiers mètres : il s'agit par exemple des sulfates
ou du molybdène.
Mélanges
Les échantillons prélevés dans le compartiment supérieur de l’aquifère
présentent cies teneurs élevées en tritium ( 3 H), isotope radioactif introduit en grande quantité dans l’atmosphère par les tests nucléaires réalisés entre 1951 et 1980. Ces teneurs peuvent décroître jusqua être
nulles en profondeur. Cette variabilité des teneurs en tritium comparée
à celle des concentrations en chlorures (fig. 3) peut être interprétée
comme le résultat d’un mélange d’une eau ancienne dépourvue de
nitrate et relativement pauvre en chlorures avec une eau récente polluée
par l’activité agricole. La chute des teneurs en nitrate avec la profondeur
est donc partiellement provoquée par la contribution croissante d’une eau
ancienne qui n’a probablement jamais été contaminée par le nitrate.
Figure 3
Relation entre les teneurs
en tritium et en chlorures
au site de Stimoes.
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