Bassins versants
Il en résulte que l’apport bactérien des eaux douces au littoral est effectif et qu’il est surtout sensible en période pluvieuse en raison :
• de la diminution :
- des temps de transit des eaux,
- des processus cle sédimentation,
- de la prédation par les organismes benthiques,
- des effets germicides des UV solaires ;
• de l'augmentation :
- des flux bactériens,
- des concentrations particulaires et/ou organiques.
Recommandations pour l’évaluation de la qualité d’un cours d’eau
Cette étude met l’accent sur la variabilité de la charge bactérienne véhiculée par les eaux d’une rivière. D’une contamination de base de
10
2 E. colil 100 ml hors période de crue, les densités peuvent atteindre
10
6 E. colil 100 ml après une averse orageuse en passant par des valeurs
généralement comprises entre 10
4 et 10
5 E. coli en période de crue. Les
conditions météorologiques et les caractéristiques du cours d’eau prévalant au moraent d’un échantillonnage doivent donc impérativement
être intégrées dans la définition de la qualité d’un cours d’eau.
Des prélèvements en période de temps sec établi et en début de période
pluvieuse sont au minimum indispensables pour appréhender correctement la contamination potentiellement véhiculée par le cours d’eau.
Barbier (1984) précise, de plus, que la représentativité d’un seul prélèvement apparaît meilleure à faible débit qu’à débit élevé et est également
meilleure pour les coliformes fécaux (dont fait partie E. coli) que pour
les streptocoques fécaux (dont font partie les entérocoques). Il serait donc
souhaitable, afin d’optimiser la précision des résultats obtenus, d’augmenter les nombres de prélèvements en période de crue.
Cette remarque vaut d’ailleurs sur un plan plus général lorsque l’évaluation cle la qualité bactériologique d’un écosystème est requise. En
effet, aux nombreux paramètres susceptibles d’agir sur les concentrations bactériennes (climatiques, édaphiques, biotiques...) s’ajoute une
part cle variabilité liée au mode de répartition agrégatif de ces microorganismes. Un jugement émis sur la qualité bactériologique d’un cours
d’eau devra donc reposer, pour être fiable, sur un certain nombre de résultats. Ce nombre ne pourra être défini que par analyse statistique cles
données obtenues sur plusieurs bassins versants ; il devra, en outre, se
situer en bonne adéquation avec les critères de fiabilité des résultats et
les coûts analytiques.
A titre d’illustration des dérives d’interprétation qui peuvent être commises, les valeurs minimales (40 E. coli ou entérocoques pour 100 ml)
et maximales (2.1 0
6 E. coli ou entérocoques pour I 00 ml) de clensités
bactériennes relevées au cours de cette étude sont placées en regard de
la grille de qualité générale des cours d’eau donnée par l’agence de
l’Eau Loire-Bretagne ( 1990) (tab. 4).
165
Il en résulte que l’apport bactérien des eaux douces au littoral est effectif et qu’il est surtout sensible en période pluvieuse en raison :
• de la diminution :
- des temps de transit des eaux,
- des processus cle sédimentation,
- de la prédation par les organismes benthiques,
- des effets germicides des UV solaires ;
• de l'augmentation :
- des flux bactériens,
- des concentrations particulaires et/ou organiques.
Recommandations pour l’évaluation de la qualité d’un cours d’eau
Cette étude met l’accent sur la variabilité de la charge bactérienne véhiculée par les eaux d’une rivière. D’une contamination de base de
10
2 E. colil 100 ml hors période de crue, les densités peuvent atteindre
10
6 E. colil 100 ml après une averse orageuse en passant par des valeurs
généralement comprises entre 10
4 et 10
5 E. coli en période de crue. Les
conditions météorologiques et les caractéristiques du cours d’eau prévalant au moraent d’un échantillonnage doivent donc impérativement
être intégrées dans la définition de la qualité d’un cours d’eau.
Des prélèvements en période de temps sec établi et en début de période
pluvieuse sont au minimum indispensables pour appréhender correctement la contamination potentiellement véhiculée par le cours d’eau.
Barbier (1984) précise, de plus, que la représentativité d’un seul prélèvement apparaît meilleure à faible débit qu’à débit élevé et est également
meilleure pour les coliformes fécaux (dont fait partie E. coli) que pour
les streptocoques fécaux (dont font partie les entérocoques). Il serait donc
souhaitable, afin d’optimiser la précision des résultats obtenus, d’augmenter les nombres de prélèvements en période de crue.
Cette remarque vaut d’ailleurs sur un plan plus général lorsque l’évaluation cle la qualité bactériologique d’un écosystème est requise. En
effet, aux nombreux paramètres susceptibles d’agir sur les concentrations bactériennes (climatiques, édaphiques, biotiques...) s’ajoute une
part cle variabilité liée au mode de répartition agrégatif de ces microorganismes. Un jugement émis sur la qualité bactériologique d’un cours
d’eau devra donc reposer, pour être fiable, sur un certain nombre de résultats. Ce nombre ne pourra être défini que par analyse statistique cles
données obtenues sur plusieurs bassins versants ; il devra, en outre, se
situer en bonne adéquation avec les critères de fiabilité des résultats et
les coûts analytiques.
A titre d’illustration des dérives d’interprétation qui peuvent être commises, les valeurs minimales (40 E. coli ou entérocoques pour 100 ml)
et maximales (2.1 0
6 E. coli ou entérocoques pour I 00 ml) de clensités
bactériennes relevées au cours de cette étude sont placées en regard de
la grille de qualité générale des cours d’eau donnée par l’agence de
l’Eau Loire-Bretagne ( 1990) (tab. 4).
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